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(tessa + event 1/-18), this is where it starts tonight (2).

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MessageSujet: Re: (tessa + event 1/-18), this is where it starts tonight (2). Mar 29 Aoû - 18:26


We light it up in the darkest hour.
tessa dyer & aodren adkins

Aodren, il n'y connaissait pas grand-chose en amour. Il devait bien admettre qu'après avoir passé neuf ans avec la même fille, tout avait été tellement évident que Gina et lui, ils n'avaient plus eu beaucoup de questions à se poser. Les questions des débuts de relations, ils les avaient résolues depuis longtemps. Il ne pouvait pas dire qu'il avait eu l'occasion de connaître de nouveau ce genre de moments dans ses relations récentes, au contraire de celle qu'il avait connu avec Gina, elles avaient toutes été beaucoup trop courtes pour qu'il se pose beaucoup de questions. C'était déjà différent avec Tessa. Il semblait que l'enjeu de leur histoire n'était pas le même. Cette histoire là, plus que toutes les autres qu'il avait connues depuis Gina, il voulait que ça marche. Il ne pouvait pas perdre Tessa et c'était cette conviction là, qui l'avait convaincu de ne rien dire à Tessa quand il avait arrêté de nier les sentiments qu'il avait eus pour elle. Il ne voulait pas tout foirer avec Tessa, alors évidemment qu'il allait s'en poser des questions et qu'il aurait du mal à les mettre en mots comme si ça pouvait le faire passer pour un imbécile ou pire, pousser Tessa à avoir des doutes quant à ce qu'elle faisait avec lui. Est-ce qu'ils pourraient redevenir amis, si jamais un beau matin ils se réveillaient convaincus d'être en train de faire une connerie ? Lui, il avait tendance à se dire que son amitié avec Tessa elle était trop importante, trop profondément ancrée en eux pour être mise à mal un jour. Il ne savait même pas pourquoi y avait encore une partie de son cerveau où le doute subsistait, pourquoi est-ce qu'il devait réfléchir à ce qui pourrait bien leur arriver en cas d'un potentiel échec ? Est-ce qu'il s'était posé la question aussi avec Gina, quand ils avaient commencé à être un couple, est-ce qu’il avait juste besoin d'un peu de temps avant que ses assurances se mettent en place et que les doutes s'envolent ? Il n'en savait rien Aodren, ce qu'il savait c'était qu'il ne laisserait jamais les doutes prendre le pas sur le reste et que dans le fond c'était de lui-même qu'il doutait, pas de Tessa, pas d'eux deux, mais de ce que lui, il pourrait faire de travers dans cette histoire.

Au moins, c'était facile de tout oublier quand il était comme ça avec Tessa, dévoré par le désir qui pulsait dans ses veines. Il ne pensait plus à tout ce qui pourrait mam se passer entre eux, maintenant. Il ne pensait plus à grand-chose de toute façon,emporté par la saveur au creux des cuisses de la blonde et le son de ses émois qui lui faisait perdre la tête. Là, y avait pas de doutes, pas de questions, y avait que le plaisir qui gonflait dans ses veines et les envies qui se mélangeaient dans sa tête. Il avait envie de tout avec Tessa. Lâcher le creux des cuisses de la blonde était presque regrettable et pourtant retrouver ses lèvres était un véritable soulagement. Le goût de sa langue lui avait manqué pour ces quelques minutes, c'était à se demander comment il allait faire quand le week-end serait fini, pour se passer de ses baisers pendant toute une journée. Pour l'heure il n'avait pas  besoin d'y penser. Elle était encore là avec lui. Il pouvait encore l'embrasser et sentir sa peau juste sous ses mains, alors qu'il les remontait le long de ses hanches, pour aller glisser une main dans ses cheveux d’or, alors que l'autre était venue se poser contre  sa joue. Il ne su pas trop par quel miracle, mais il réussi à lâcher assez longtemps la blonde pour retirer plus ou moins facilement le caleçon qu'il avait encore sur le corps et danslequel il était beaucoup trop serré maintenant. Il revient bien vite l'embrasser, trop accroc à la saveur de ses baisers, à la caresse de son corps contre le sien, alors qu'il se pressait contre elle. Combien de fois est-ce qu'ils s'étaient arrêtés juste là, contraints de tout stopper parce qu'ils l'avaient décidé comme ça pour ne pas compliquer les choses entre eux. Au moins aujourd'hui ils n'avaient pas besoin de tout arrêter maintenant. Il arrêta quand même de l'embrasser, un sourire au coin des lèvres alors qu'il caressait sa joue. « Est-ce que je dois aller chercher un préservatif spécial troisième rencard correct ? » Il lâcha un léger rire, étouffé par sa respiration haletante. Cette histoire de trois rendez-vous corrects, c’était un truc qui ne valait pas pour eux, parce qu'ils se connaissaient déjà assez pour se faire confiance et ils en avaient déjà parlé un peu plus tôt. Il n'était pas sûr d'avoir le courage de se relever pour aller jusque dans la salle de bain pour aller chercher ça. Il le ferait pourtant si c'était nécessaire. Il n'avait pas envie de se retrouver avec un bébé maintenant, elle non plus sans doute. Au-delà de ça, ils avaient quand même dépassé le stade où ils s'inquiétaient pour les maladies, ils se faisaient assez confiance là-dessus pour pas avoir à s'en inquiéter, mais y avait qu'elle qui pouvait savoir si elle prenait la pilule. Il vivait avec elle mais bon, jusqu'à présent cette partie là de la vie de Tessa ne l'avait pas beaucoup concerné, quand bien même il l'avait toujours écoutée et fait de son mieux pour la soutenir quand elle avait eu ses problèmes de fille, un truc qui ne changerait pas, même maintenant qu'il était son petit ami, évidemment.

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MessageSujet: Re: (tessa + event 1/-18), this is where it starts tonight (2). Mer 30 Aoû - 22:01

so many words we're not saying
Depuis son arrivée à New York, il semblait bien que les désirs de Tessa avaient été bien loin de la perspective de ‘rentrer dans un moule’ quel qu’il soit. Elle avait pris chaque jour comme le précédent, en prenant son temps, sans exiger plus que c’qu’elle n’avait ou ce qu’elle pouvait obtenir : peut-être était-ce pour ça qu’elle était encore célibataire à son âge, prise dans une relation complexe avec son meilleur ami et colocataire, peu désireuse de la compliquer encore d’avantage avec des mots d’amour qu’elle n’savait pas très bien démontrer. Peut-être était-ce aussi pour ça, qu’elle avait toujours le même job, en rien demandeuse, en rien exigeante, elle se taisait plus souvent qu’elle n’prenait la parole pour défendre ses droits au travail, quels qu’ils soient. Evidemment, si son patron devait s’mettre à la tripoter, elle n’se laisserait pas faire bien longtemps avant de lui en retourner une dans la gueule ; mais la paralysie qui avait pris le pas sur sa vie professionnelle, était bien plus insidieuse qu’une histoire d’harcèlement limpide à souhait. De toute façon, la blonde avait fini par se convaincre qu’elle avait tout son temps, au pire, là où ses collègues parlaient de choses de la vie si concrètes et réelles, comme d’un mariage à venir, d’un bébé en route, et de ces grands pas d’adultes que la Dyer, elle, était à mille lieues d’accomplir. C’était un étrange sentiment, alors, qu’elle n’avait que maladroitement retranscrit à Aodren quelques minutes plus tôt, quand ils avaient encore été à Central Park : Tessa elle-même, sans doute, serait incapable de clairement dire si elle les enviait, toutes ces femmes au destin bien net et précis dans leur tête, leurs plans sur la comète, leurs mômes et leurs soirées Tupperware, ou si elle éprouvait plutôt un genre de pitié pour elle. C’n’était pas dans ses envies immédiates, d’avoir un enfant ; c’n’était certainement pas dans ses désirs de vie, que d’passer une grosse robe blanche et de se marier devant témoins, comme si c’était l’accomplissement par excellence. Mais être célibataire, sans avenir du côté sentimental ou dans ses espoirs d’avoir un jour une famille à soi, ça, c’était encore autre chose. S’étaient ajoutés à cela, l’impression ces derniers temps, que l’homme avec qui elle pourrait vouloir tout ça, n’était finalement, qu’une surinterprétation de son cœur esseulé depuis trop longtemps ; quelqu’un qui n’voudrait pas d’elle comme elle voulait de lui. Est-c’qu’il y avait d’autres sentiments, hein, qui pouvaient crier à la gueule d’une fille comme elle, qu’elle était stupide, vaine, et qu’elle luttait contre un courant qui s’avérerait plus fort que tout ce qu’elle réussirait à déployer, comme bonne volonté ? Son devoir, en tout et pour tout, avait été jusque-là, d’au moins n’jamais laisser reposer c’genre de responsabilités sur les épaules de l’Adkins ; sa vie était aussi définie qu’une ligne floue, sans cesse mise en déséquilibre par une brusque bourrasque de vent, analogie pour les indécisions incessantes de la blonde. Alors quoi ? Pourquoi s’mettre à regretter ce qu’ils n’auraient jamais, Aodren et elle, quand elle-même n’savait pas les limites de c’qu’elle pouvait attendre, d’l’amour avec un grand A, des choses romantiques qu’elle n’avait, peut-être, jamais trop pris le temps d’apprécier, plus jeune ? Lui, il devait bien s’y connaitre, en sérieux, en concret ; elle, à côté, elle était un électron libre. Et forcément, la liberté, ça n’allait pas forcément dans le bon sens, selon les jours. Parfois, liberté avait été synonyme de solitude, d’autres fois, ç’avait presque été synonyme d’abandon, de déni, et elle s’était tant paumée, Tessa, qu’elle était au final, juste une feuille volante, portée par les jours qui se succédaient. Tristement, elle n’avait pas d’but précis, pas d’attente particulière, pas de désir merveilleux qu’on pourrait lui envier ; heureusement, à son âge, on l’attendait plutôt responsable, bien posée dans le présent, plutôt qu’à imaginer son avenir.

Il était bon, là, le présent, d’toute manière. Meilleur que c’qu’elle avait pu imaginer pour le reste de la journée ; si habituée à s’laisser porter par les choses, à vrai dire, Tessa n’avait rien imaginé – elle n’avait même pas essayé de sur-interpréter, le pourquoi du comment des choix d’Aodren. Qu’est-ce qu’il aurait pu avoir à gagner, vraiment, à l’accompagner au milieu de la Gay Pride, hormis pour être juste avec elle, et risquer de croiser ses mères avec lesquelles il semblait avoir un petit problème, ces derniers temps ? Parfois, alors, sa façon étriquée de vivre les jours comme ils se suivaient, avait aidé Tessa au moins, à n’pas chercher plus loin que ce qu’ils avaient, jour après jour, tous les deux. Peut-être était-ce lâche, elle estimait que c’était plus facile – et un peu plus tôt, il aurait suffi d’un rien, un tout p’tit rien, pour que l’histoire lui prouve raison. Elle se serait détestée d’avoir été si proche du jeune homme comme ça, d’avoir les mots lui brûlant si intensément les lèvres, et de poser de telles questions, pour qu’il n’ait à répondre à tout ça, que ‘ouais, ça m’convient comme ça’. Malgré tout ce qui lui était arrivé, alors, il semblait bien qu’Aodren était plus brave qu’elle ; et déjà Tessa n’pouvait plus que se concentrer sur ça. Là où elle aurait jeté l’éponge juste après cette question maladroite, là où elle aurait laissé le brun partir à la recherche de churros qu’elle n’aurait pas eu le cœur à manger, il était revenu, et maintenant, tout était différent. « Tu sais où ils sont, mes préservatifs spéciaux, peut-être ? Est-c’que tu les gardais à l’œil ? » elle demanda, avec un sourire si franc, dans un rire si honnête, qu’il était clair qu’elle avait oublié toutes les voies qu’ils avaient frôlé, et qui auraient pu transformer cette fin de journée en quelque-chose de fort déplaisant, qu’elle aurait fui à toute jambe, rien que par honte. Ce serait difficile maintenant, d’envisager la possibilité de le fuir, ou même de le laisser partir, même pour l’acte le plus responsable qui soit ; elle l’avait entendue, hein, la leçon de morale venue de ses parents, sur le besoin de se protéger pendant ses relations sexuelles. Et puis, bien au-delà de ça, elle n’avait certainement pas l’intention de tomber enceinte comme ça. Même si elle avait encore le souffle court, ses lèvres à la recherche constante de celles du brun tout contre elle, Tessa sauvegarda quelques brins de conscience, pour penser à ça. Ses doigts alors, caressant tendrement le flanc du jeune homme, de sa hanche à ses côtes, furent au moins un petit réconfort qu’elle lui offrit, souriant d’un air mielleux, tandis qu’ils allaient devoir se restreindre pour encore quelques secondes. « T’en as pas des pas spéciaux, toi, dans cette pièce ? » le ton fut presque suppliant et râleur, comme si le perdre du regard serait la pire épreuve qui soit – elle n’avait pas peur que le doute la rattrape, Tessa ; et avec tout ce qui tournait, et tournait dans sa tête, elle savait que quelques secondes n’suffiraient pas à faire redescendre la pression du désir battant dans ses veines. Mais elle était si bien, tout contre lui, son corps chaud faisant brûler le sien, leurs regards si confiants, fondus l’un en l’autre. Si seulement tout, tout de concret et réel, pouvait être aussi aisé et reposant que les sentiments qui faisaient battre son cœur.

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MessageSujet: Re: (tessa + event 1/-18), this is where it starts tonight (2). Mer 30 Aoû - 22:52


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Le week-end s’annonçait bien différent de tout ce qu’il avait pu prévoir et pourtant, il n’avait pas prévu grand-chose. Il n’avait qu’envisagé de le passer en compagnie de Tessa et c’était quand même ce qui allait arriver. Maintenant qu’il était vraiment avec elle, comme dans tous ses rêves les plus fous, il était clair que le brun n’aurait pas envie de mettre ne serait-ce qu’un doigt de pieds en dehors de cet appartement. Ils étaient très bien, juste tous les deux, entre les quatre murs de cet appartement. A partir du moment où la porte d’entrée s’était refermée derrière eux, le reste du monde lui avait semblé très loin, comme si maintenant, ils étaient dans une petite bulle de bonheur qui n’appartenait qu’à eux et qui malheureusement éclaterait dès le lundi quand ils devraient partir chacun de leur côté. Certains diraient que ce serait se quitter pour mieux se retrouver, parce qu’évidemment, ils n’allaient pas rester loin l’un de l’autre, mais son cœur capricieux semblait penser que ce serait déjà trop. C’était le sort de tous les jeunes couples ça, cette impression que le temps passé loin l’un de l’autre était vraiment trop long. Pourtant, une journée, ce n’était pas grand-chose, mais maintenant, il pourrait jurer qu’il n’avait plus envie de quitter Tessa ne serait-ce que de quelques millimètres tant il aimait sentir son corps pressé contre le sien. Il en avait eu des rêves comme ça Aodren, des moments où il avait maudit son cerveau pour lui mettre de telles idées en tête, alors même qu’il avait semblé que Tessa n’était que son amie et qu’elle ne serait jamais rien de plus. Aujourd’hui pourtant, leur histoire avait pris un nouveau tournant, ils étaient encore amis, ils seraient toujours amis, mais ils étaient aussi bien plus que ça, un couple qui venait de se former en plein cœur de Central Park. Une histoire qu’il avait envie de voir marcher, parce qu’elle faisait battre son cœur d’une force oubliée depuis longtemps maintenant.

Il ne voulait pas penser à lundi alors, même si le premier jour de la semaine arriverait bien assez vite. Pour l’instant, ils avaient du temps devant eux, du temps rien qu’à eux deux, dont ils pouvaient profiter comme bon leur semblait et depuis qu’ils étaient revenu de Central Park, des envies plein la tête, il se disait que leur temps, ils l’utilisaient d’une excellente façon. Leurs vêtements étaient répartis aux quatre coins du salon, certains étaient quelque part sur le sol de sa chambre et ils risquaient d’en mettre aussi, du temps à tout retrouver, mais tant pis, c’était pas comme s’il s’en préoccupait pour le moment, alors qu’ils étaient tous les deux complètement nus et que la chaleur entre eux était presque insoutenable. Il avait presque cru qu’y aurait rien dont il pourrait se préoccuper, à part du corps de Tessa et des envies hurlaient dans son crane au point de le rendre fou. Pourtant, il fallait croire qu’il n’avait pas oublié la prudence élémentaire liée au sexe, quand on voulait éviter les maladies diverses et variées et/ou les potentiels bébés. Là, c’était surtout les bébés, qu’il fallait oublier, parce que le seul endroit où il aurait pu chopper un herpès lui, ça aurait été dans les chiottes publiques ces derniers temps, vu que sa vie sexuelle était au point mort et même les chiottes publiques, il préférait les éviter. « Evidemment, je stalke tes capotes. » Il ricana, en vrai, il n’avait aucune idée d’où elles étaient, mais au pire, si elle lui disait où les trouver, il aurait pu aller les chercher. Peut-être. Il n’était pas sûr d’avoir le courage de se relever, alors qu’ils étaient si proche l’un de l’autre et que le désir faisait battre son cœur à vive allure. C’était difficile de se concentrer sur quelque chose d’aussi sérieux que ça. Pourtant, c’était important de faire, au moins, ils en avaient tous les deux assez conscience pour que cette question qu’il avait posée ne vienne pas couper l’ambiance dans laquelle ils étaient. Il avait l’impression qu’il y avait vraiment peu de choses qui pourraient le couper dans ses envies de toute façon. Il lâcha encore un rire à la question de la blonde avant de se pencher vers le meuble de chevet et étirant le bras le plus possible, histoire de ne pas avoir besoin de trop s’éloigner de Tessa. Il devait bien avoir une boite de préservatifs tout à fait ordinaire dans le coin et probablement même pas beaucoup entamée. Après quelques efforts, il reprit sa place contre Tessa, son préservatif entre les doigts. « Comme ça t’as pas besoin de partager avec moi ta planque. » Il plaisantait encore, une blague bien courte, alors qu’il replongeait déjà vers les lèvres de Tessa, en oubliant presque pourquoi il venait de faire tous ses efforts. De toute façon, on disait bien souvent que tout effort méritait une récompense et la sienne à lui, c’était le gout des lèvres de Tessa.

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MessageSujet: Re: (tessa + event 1/-18), this is where it starts tonight (2). Jeu 31 Aoû - 4:29

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Malgré tout ce qui avait pu se passer dans sa vie, malgré la jeunesse qu’elle avait menée, plutôt sage et guidée par ses parents, Tessa était bien contente de n’pas avoir été éduquée comme tous les jeunes complexés par leurs désirs et par le sexe. Quoiqu’ils aient pu avoir comme défauts, la famille Dyer n’avait jamais été un genre de groupe religieux à l’extrême, qui croyait en toutes les paroles bibliques, en le sexe après le mariage, et l’abstinence des adolescents. Peut-être était-ce à cause de la popularité d’Adam auprès de la gente féminine, mais Tessa, elle n’avait jamais eu affaire à des parents qui s’étaient voilés la face, quant aux relations qu’elle avait, et les envies qui pouvaient surgir à certains âges. Ils pouvaient accepter tout ça, avec des garçons – si elle devait leur parler des filles en plus du reste, ce serait sans doute plus difficile à gérer pour eux ; alors elle préférait se taire, et c’était déjà très bien comme ça. Avec l’expérience qu’ils lui avaient transmise, et la confiance qu’ils avaient placée en elle, Tessa avait toujours su mener sa propre barque de la bonne façon. Preuve en était le fait qu’elle ne se soit jamais tapée de maladie bizarre à cause d’un partenaire sexuel particulièrement peu regardant sur son hygiène, et qu’elle n’était jamais tombée enceinte prématurément. Dans ça, la blonde avait toujours su que chez les siens, on avait au moins fait les choses bien. Et aujourd’hui, la jeune femme qu’elle était, s’avérait plutôt décontractée, relaxée, à l’aise avec tout ce qui avait trait au sexe ; le mec qui trouverait que chercher un préservatif ruinait l’humeur se verrait bien assez tôt jeté d’entre les cuisses de Tessa. La fille qui essayerait de lui faire tester des trucs dont elle n’avait pas envie, n’ferait pas long feu non plus. Depuis son indépendance à New York, pourtant, Tessa n’était pas particulièrement récalcitrante à essayer, s’amuser, se détendre tout simplement ; preuve en étaient les rapports qu’elle avait commencés à avoir avec Aodren, quelques mois plus tôt. Elle avait été prête à jurer que s’il le fallait, si tout pouvait être simple, jamais les sentiments n’seraient venus se mêler à tout ça ; ç’avait juste été pour le fun. Et en toute franchise, ça n’avait pas été parce qu’elle lui avait fait une pipe, que soudainement, Tessa s’était découverte amoureuse du colocataire qui vivait, juste à côté d’elle, sous ce toit terriblement familier. Mais même pour lui, elle n’allait pas se mettre à craindre que parler préservatif puisse le démotiver ou lui faire passer l’envie ; elle n’allait pas non plus s’remettre en question, sur les choses qu’elle savait, les expériences qu’elle avait acquises, et les assurances qu’on lui avait inculquées. Certes, elle prenait la pilule, évidemment qu’elle prenait la pilule ; pourtant, tout ça, sans préservatif, comme ça, c’était sauter un pas qu’elle n’avait pas envie de sauter, là tout de suite. Peut-être était-ce stupide aux yeux d’autres – c’n’était pas une question de confiance, c’n’était certainement pas pour faire chier. C’était juste-… progressif, patient, une précaution, peut-être bien à son cœur s’ils devaient échouer prématurément, tout autant qu’une précaution à son corps. Fallait bien admettre que la pilule toute seule, c’n’était pas forcément la meilleure protection qui soit. A cela s’ajoutaient les jours où, tête en l’air qu’elle était, Tessa s’mettait à l’oublier ; depuis des lustres déjà, elle avait pensé à l’implant, elle avait hésité, s’était posé des questions – mais toutes ses interrogations avaient vite été résolues par son emploi du temps plus chargé que celui d’un ministre.

Ils n’en étaient pas là, Aodren et elle ; pas dans le mauvais sens du terme, pas comme si elle le découvrait comme elle découvrait un mec qu’elle aurait rencontré dans un bar, dans un café, une soirée de temps en temps avant de concrétiser avec lui. Peut-être était-elle folle, peut-être était-elle stupide, mais avec lui, elle voulait prendre son temps, dans tous les sens du terme possibles et imaginables. Elle avait perdu conscience du temps déjà, depuis qu’ils étaient rentrés à l’appartement, abandonné Central Park et sa fête derrière eux. Tout ce dont elle pouvait être sure, c’était que le brun avait pris son temps, lui aussi ; dans ses baisers, dans ses attentions, dans les caresses de ses mains – un temps précieux qui avait fait brûler des envies dévorantes et humides au creux de ses cuisses, là où son cœur maintenant, semblait pulser et pulser comme un furieux. « Hm, ouais, j’ai tout un stock de capotes que je garde très précieusement. » leva-t-elle les yeux au ciel, un petit sourire narquois sur les lèvres. Si elle n’était pas particulièrement bordélique, Tessa, c’n’était pas pour autant qu’elle avait particulièrement envie de se concentrer sur où étaient les préservatifs qu’elle avait ramenés quelques jours plus tôt, et dont elle avait eu quelque peu honte, quand Aodren les avait trouvés dans le sac des courses. C’était juste des capotes, y’avait pas de secret entre les gens qui avaient des relations sexuelles, matures et majeures ; mais là, ç’avait été lui, et elle n’avait pas eu envie qu’il se fasse des idées sur c’qu’elle pouvait avoir comme plan. Elle n’avait pas eu de plan, juste une impulsion stupide, peut-être un désir de rencontrer quelqu’un, n’importe qui pour lui faire oublier l’homme qu’elle n’pouvait pas avoir et qu’elle voyait tous les jours. Mais elle n’avait pas cherché, elle n’en avait jamais eu le cœur, et finalement, cette boîte était toujours pleine, intouchée, écartée. Il avait les siens, lui aussi, pourtant, et à le voir farfouiller dans ses affaires, Tessa eut un sourire ; elle laissa même ses doigts glisser sur le torse du jeune homme, comme pour l’encourager, ou le taquiner, se mordillant la lèvre. Il trouva enfin le saint Graal, et elle en fut bien contente ; au moins, il n’aurait pas besoin de s’écarter encore plus d’elle – au contraire, quand il revint l’embrasser, la blonde en lâcha même un gémissement d’aise, un souffle précipité, incontrôlé, qui écorcha de chaleur leurs lèvres emmêlées. De sa main droite tâtonnant, Tessa vint reprendre à Aodren le préservatif qu’il avait trouvé – elle aussi, elle lui avait fait des promesses, et maintenant qu’elle le sentait, nu, tendu par le désir, impatient comme elle, contre chaque parcelle de son être, elle n’pouvait pas résister. Elle pouvait s’en occuper –il l’avait cherché, qu’elle se charge du reste. Un message assuré par le haussement de sourcil qu’elle eut, quand leurs regards se croisèrent, et que les lueurs narquoises aux iris claires de la blonde électrifièrent celles noires du brun. Elle ne rencontra au moins aucune résistance, en enroulant une jambe autour de la cuisse d’Aodren, ses mains sur ses épaules pour l’entrainer, lui, sur le dos, contre le matelas. C’était à son tour de sentir, sentir toute la chaleur qui pouvait écraser leurs corps dans de tels moments. Elle, elle le récompensa d’un doux baiser sur ses lèvres, pour mieux emprunter le chemin de sa mâchoire jusqu’à son oreille, où son souffle s’écrasa, brûla le creux de ses tympans, pour mieux repartir. Le long de sa gorge, pour trouver son torse, sa langue serpentine se mêlant au suave de sa bouche, à la caresse chatouilleuse de ses cheveux blonds. Le sillon de ses désirs suivit un chemin patient vers le sud, toujours plus au sud, arpentant le désert de sa peau mate, chaque tracé de son être qu’elle flatta de ses baisers ; Tessa n’savait plus déjà, à quels moments elle perdait surtout la tête, ivre et désireuse, folle et amoureuse à la fois.

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Avec Tessa, ils n’étaient jamais allés plus loin dans leurs ébats que ce que leur permettait ce genre de contrat qu’ils avaient mis en place entre eux. Y avait tout un tas de questions, qui ne s’étaient jamais posées alors entre eux. Aodren, il avait appris à être prudent, quand il s’agissait de sexe, ça faisait partie de ces trucs pour lesquels il avait eu le droit à une longue discussion bien gênante avec ses mères, au cours de laquelle il avait appris tout ce qu’il avait besoin de savoir pour ne pas faire n’importe quoi. Dans le lot des trucs essentiels, on lui avait aussi bien stipulé l’importance du préservatif que le fait de ne jamais négliger le plaisir de la femme, parce qu’apparemment, y avait trop de mecs comme ça qui se fichaient bien de ce que leur partenaire pouvait ressentir. Enfin bref si, à priori, il n’avait jamais eu l’impression de mettre de côté tout ce que ses conjointes pouvaient ressentir, il devait bien admettre que les lois primordiales de la contraception, y avait eu un moment dans son histoire avec Gina, ou ça avait été complètement oublié. Ils n’avaient pas prévu d’avoir d’enfant dans elle était tombée enceinte et pourtant, ils avaient eu James. Au moins, il savait d’autant plus que les accidents étaient vite arrivés. Il n’avait jamais regretté la présence de son fils dans sa vie, mais, depuis qu’il était célibataire, dans toutes les relations qu’il avait pu avoir jusque là, il ne s’était jamais dit ‘tant pis pour la capote, c’est juste une fois comme ça, y a pas de risque’. Un oubli, ça pouvait avoir des conséquences plus ou moins graves alors, la prudence semblait être essentielle dans une relation. Même plus tard, quand ils avaient été mariés avec Gina, s’ils n’avaient eu qu’un enfant, c’était parce qu’ils s’étaient débrouillés pour ne pas que ça arrive une seconde fois, sans qu’ils aient, cette fois pris la décision d’essayer de faire un deuxième enfant.

Alors, quand bien même, ça pouvait un peu couper le feu de l’action de poser la question, il n’avait pas pu s’en empêcher, et qu’est-ce que ça avait coupé de toute façon ? C’était pas comme s’il fallait tout qu’ils arrêtent pour aller faire un devis pour savoir combien ça leur coûterait d’utiliser un préservatif. Dans le pire des cas, s’il avait vraiment dû quitter le lit pour partir en exploration à travers l’appartement pour trouver la précieuse planque de Tessa, ça ne lui aurait pris que quelques petites minutes, définitivement rien qui puisse le défaire de ses envies ou même faire redescendre la chaleur qui n’avait fait que grimper depuis qu’ils étaient rentrés à l’appartement. L’idée que Tessa puisse avoir une planque de ce genre là, ça le fit légèrement rire, alors qu’il se démené pour en trouver un dans sa table de chevet. Maintenant, il se disait qu’il avait eu la meilleure idée du siècle quand il avait décidé de mettre cette boite ici, même s’il était bien incapable de dire depuis quand elle y était. Pas depuis assez longtemps pour que les préservatifs soient périmés, ils en avaient déjà parlé l’autre jour, la date de péremption était assez longue pour qu’ils ne soient pas usés dès la boite ouverte, pourtant, c’était pas comme s’il avait eu beaucoup l’occasion d’en utiliser ces derniers temps, alors qu’aucune de ses histoires n’était allées jusque là, même pas pour le temps d’une nuit, parce qu’il n’avait eu que Tessa en tête et même quand il était sorti avec la volonté de rencontrer quelqu’un pour la nuit, c’était vers Tessa qu’il était rentré, quand bien même il avait juste fini assis sur le canapé à regarder la télévision avec elle. Depuis Central Park, au moins, il n’était plus question de rentrer à l’appartement juste pour ça. Ils avaient eu d’autres plans en tête et ils étaient, de toute évidence, bien déterminés à aller jusqu’au bout de ceux-là. Maintenant qu’il avait trouvé ce fameux préservatif, y avait plus grand-chose pour les arrêter, alors, il était retourné embrasser la blonde. Ils étaient encore en plein feu de l’action, malgré cette histoire, comme quoi, ça ne coutait pas bien cher d’en parler avant de se lancer. Il se laissa faire quand elle le poussa pour qu’il se retrouve sur le dos, il n’avait, ni l’envie, ni la force de résister de toute façon. Les baisers de Tessa faisaient pulser le sang dans ses veines avec encore plus de force, son cœur battant à un rythme incontrôlable. Il glissa ses doigts dans les cheveux de Tessa, alors que son autre main était venue glisser dans son dos, remontant lentement en suivant le tracé de sa colonne vertébrale. Il avait bien du mal à respirer et il ne pouvait pas réprimer les soupires de plaisir qui passaient si aisément le seuil de ses lèvres. Il avait toujours apprécié ses baises à Tessa, chaque fois qu’elle en avait déposés, ici et là contre son corps, mais, comme quand ça avait été lui qui avait été occupé à l’embrasser, il avait l’impression que maintenant, tout était infiniment mieux qu’auparavant.
 

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MessageSujet: Re: (tessa + event 1/-18), this is where it starts tonight (2). Ven 1 Sep - 4:27

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Le fait était simple comme ça, à vingt-sept ans, Tessa n’savait pas quels étaient ses torts, au fond, pour n’pas être comme d’autres femmes, en couple, posée, ambitieuse dans sa vie privée, et désireuse de construire toutes ces choses bien précises dans sa tête. Elle n’savait pas si elle avait quoique ce soit de ‘précis’ dans le crâne, à vrai dire. Peut-être était-ce la faute de la société actuelle, où les femmes étaient soit des mères en devenir, chargées de l’envie, l’envie évidente et indéniable d’avoir un bébé un jour, soit elles privilégiaient leur carrière à mille pour cent, travailleuses et déterminées à grimper les échelons, et à n’pas se laisser marcher dessus. Aujourd’hui, dans le cinéma, il semblait qu’y’avait ces deux exacts opposés qui étaient représentés, avec dans le ‘juste milieu’, la loseuse de trente-cinq ans qui se réveillait un jour, célibataire, trop grosse, et avec la conscience que ses chances à construire une famille lui étaient passées sous le nez. Pas étonnant, peut-être, qu’elle ait ces craintes quelque-part, trop près de la frontière de son esprit, à mesure que les semaines, les mois de célibat, loin d’une histoire d’amour concrète, s’étaient écoulés. Ajouté à cela, le fait tout con qu’elle se soit sue éprise de son meilleur ami, prête à faire un pas décisif, soit stupide, soit compliqué dans leur relation, ça n’avait pas facilité les circonstances. A écouter ses ex, pourtant, elle en avait, des torts, quant à ce qui pourrait arriver dans sa vie sentimentale; peut-être que certains avaient même jugé qu’elle n’aimait pas assez, pas comme une pot de colle qui envoyait des sms à longueur de journée ou stalkait son compagnon pour savoir ce qu’il faisait. Peut-être que certains l’avaient même jugée défaite de grands projets comme tout le monde en aimait tant - même à son âge, encore, Tessa avait plus souvent l’allure d’une adolescente en amour, que d’une jeune femme qui savait ce qu’elle faisait. Qui de mieux placé pour le savoir, qu’Aodren, hein? Elle en d’mandait sûrement trop, en s’imaginant que son meilleur ami serait prêt à s’adapter à toutes les circonstances entre eux, tous les bonds imprévisibles que la Dyer pouvait faire, dans le meilleur, ou dans le pire sens qui soit. Sa dernière histoire, ç’avait été du concret; du vrai concret, avec un enfant, un mariage, une maison, une vie à New York bien posée. Et même à l’époque, en voyant son ami si bien dans cette existence-là, Tessa s’était sue être encore, trop différente de cette façon de voir et de vivre les jours qui s’alignaient. Tomber enceinte, jusque-là, dans les circonstances qu’elle avait connues avec ses couples, ou avec son propre coeur, ç’aurait été un véritable cauchemar. Peut-être même que ça le serait encore aujourd’hui; à Aodren, pourtant, elle lui vouait une confiance aveugle, une foi sans borne - il était un homme décent, plus que ça, gentil, disponible, dévoué. Il l’avait déjà tellement aidée, et si elle devait s’retrouver avec un bébé dans le ventre, il l’aiderait - rien qu’à prendre une décision. Mais qu’est-ce que ça exigerait d’eux? Qu’est-ce que ça exigerait d’elle?! Certes, ils n’s’en sortaient pas trop mal avec leurs chatons tout petits et fragiles; peut-être était-ce un premier pas, tâtonné de façon hasardeuse, vers quelque-chose de plus concret à l’avenir. Certainement pas un enfant, ici et maintenant, ou d’ici neuf mois, parce qu’ils auraient jugé l’importance du préservatif, moindre. Deux précautions en valaient mieux qu’une; est-ce qu’Aodren lui en voudrait, s’il découvrait qu’elle prenait la pilule, mais qu’elle n’avait absolument pas envisagé pour une seconde, de n’pas lui demander d’enfiler une capote? C’était plus compliqué que lui, ça allait au-delà d’eux deux - c’était comme ça, et Tessa avait un scénario si désastreux et misogyne à l’imagination, qu’elle n’pouvait clairement pas imaginer son ami depuis si longtemps, fonctionner comme ça.

Ce serait une tournure d’événements à laquelle elle n’se serait pas attendue, tiens. Il pouvait toujours se satisfaire, le brun, des promesses salaces éparpillés déjà, avec les baisers papillons et suaves abandonnés par les lippes souriantes de la blonde. Si Tessa n’était pas une grande pro du concret, elle savait s’amuser - s’amuser, ouais, c’était un trait de préférence qu’on lui prêtait toujours. Peut-être était-ce le résultat d’un genre d’immaturité qui la faisait passer d’un extrême à l’autre, entre l’adulte et l’irresponsable fillette qui avait cherché son indépendance. Pauvre Aodren, qui s’était coltiné son monologue sur au combien sa vie toute entière pouvait tourner mal; à trente-cinq ans célibataire, sans enfant, à s’rendre compte qu’elle aurait bien eu envie d’en avoir, des enfants, mais qu’elle n’avait jamais eu de personne de confiance et de relation assez stable, pour même y songer. Et alors, alors, tomber enceinte d’un coup d’une nuit, très peu pour elle. Digne d’un scénario de film, que tout ça, définitivement. Ici et maintenant, d’un commun-accord silencieux, alors qu’ils avaient déjà parlé de faire les choses à leur rythme, en prenant leur temps surtout, Tessa voulait bien croire qu’ils s’entendaient sur ce que c’était, là. D’l’amour, d’l’attachement, d’l’affection; du sexe pour toutes les bonnes choses que les rapports entre deux personnes qui s’aimaient et se cherchaient, pouvaient amener. Elle voulait sentir la peau d’Aodren contre la sienne, son souffle s’emmêler au sien, elle voulait se sentir être avec lui, de bout en bout, chaque minuscule parcelle de leurs êtres connectés - qu’il la connaisse dans les moindres détails, à force de la regarder, d’savoir c’qu’elle aimait, de l’embrasser ou de toucher ses courbes. Ça faisait un moment, maintenant, qu’elle n’avait pas commencé à se déshabiller devant autrui avec tant d’aise, de confiance, d’aisance; peut-être ne l’avait-elle jamais fait, parce que jamais, elle n’avait pris le temps de cultiver une relation pendant dix ans avec quelqu’un, avant de s’retrouver dans un seul lit, nue, avec cette personne. Il n’y avait qu’Aodren, et il n’y aurait sans doute qu’Aodren; elle n’avait pas l’intention de remplacer son meilleur ami de sitôt. N’était-ce pas une bonne chose, en couple, meilleurs amis, colocataires? Elle n’savait pas, la blonde, où tout ça allait les amener. Il n’y avait que l’ici et maintenant qui était concret; et Tessa, elle n’craignait plus l’avenir comme une fleur fragile qui risquait de s’envoler en morceaux, d’un instant à l’autre. Et le présent, il faisait battre son coeur à mille à l’heure, il rendait sa bouche de plus en plus avide du contact chaud du jeune homme, juste sous elle. Sous le contact de la main aventureuse de son amant dans ses cheveux, Tessa en frissonna, relevant une oeillade coquine vers lui, sa langue toujours collée contre la sculpture de ses abdominaux. Elle était partie sud, sud, et elle n’avait pas l’intention d’s’arrêter. Elle n’voulait pas que ça s’arrête; pas par peur de c’qu’y’avait après, pas par appréhension, pas même juste pour le désir lubrique de s’envoyer en l’air. Mais parce que c’était si bon, comme ça, bon comme elle n’s’était plus sentie le plaisir de profiter, depuis des lustres. C’n’était pas une histoire de contrat qu’ils s’étaient faits, là, comme deux désespérés désemparés, chargés d’une envie d’baiser toute simple. Non, évidemment que c’n’était pas juste le sexe, qui avait tout bouleversé entre eux deux, en une avalanche d’évidences à laquelle ils n’avaient pas pu échapper. Elle était tentée, là, de descendre encore, comme elle l’avait déjà fait plusieurs fois, jusqu’entre les cuisses du brun pour de sa langue serpentine, de ses lèvres expertes, complètement lui faire perdre la tête, à lui aussi. Mais qu’auraient-ils, après ça? Elle n’se voyait pas attendre, brûlante d’envies, d’impatience, les empreintes de la langue d’Aodren, encore inscrites entre ses cuisses à elle. Avec préservatif, peu importait, elle voulait faire l’amour avec lui, patiemment, enfin, enfin, après lui avoir fait plus de pipes qu’elle n’l’avait véritablement embrassé déjà. Elle voulait jouir avec lui, comme ils n’s’étaient jamais autorisés à le faire, comme si ça pouvait compliquer les choses. Aussi patiemment qu’elle était descendue, alors, Tessa remonta, contrainte et forcée, maudissant la biologie, mais ne pouvant résister à y mettre sa main, de lentes caresses tentatrices, faisant vibrer le creux du ventre du jeune homme tout contre elle, l’envie, l’envie grandissante comme une créature prête à rugir juste entre leurs corps. Sa respiration à elle écorchant son cou à lui, la blonde se pressa contre lui, peau contre peau pour mieux sentir chaque émoi qui le traversait sous les attentions de ses doigts fins, patients, et taquins.

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MessageSujet: Re: (tessa + event 1/-18), this is where it starts tonight (2). Ven 1 Sep - 19:41


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Aodren, il avait eu une vie de couple bien tranquille, un mariage qui avait bien marché et à peu près tout ce dont il pouvait avoir besoin pour être heureux dans sa vie. Il ne savait pas vraiment si atteindre tout ça, ça avait été un genre d’objectif qu’il s’était fixé depuis des années et qu’il voulait vraiment atteindre avant un certain âge, comme un truc qu’il pourrait cocher dans sa ‘to-do list’. Il n’avait pas l’impression d’avoir un jour fonctionné comme ça Aodren, à construire des images bien précises de ce qu’il voulait dans la vie, quitte à cocher ensuite ce qu’il avait réussi à obtenir. Aujourd’hui encore, il ne pouvait pas prétendre savoir exactement ce qu’il attendait de l’avenir. C’était même probablement plus marqué aujourd’hui que quelques années plus tôt. Depuis qu’il reconstruisait sa vie suite à son divorce, Aodren avait surtout l’impression de tâtonner sans vraiment savoir où il allait et c’état peut-être pour ça qu’il n’avait pas réussi à s’engager bien loin dans ses histoires récentes. Est-ce que ce serait pareil avec Tessa ? Est-ce que le fait qu’il n’ait aucune idée précise de ce qu’il voulait dans la vie, ça pourrait pousser Tessa à lui claquer la porte au nez ? Elle, il lui avait semblé qu’elle avait déjà quelques idées de ce qu’elle voulait pour la suite, après tout, c’était elle qui avait parlé d’avoir un bébé avant ses trente-cinq ans, pas lui. Est-ce qu’il voulait un enfant lui ? Aujourd’hui, c’était une question à laquelle il ne pouvait pas répondre. C’était trop tôt, sans aucun doute après la disparition de son fils, pour pouvoir savoir si oui ou non, il était prêt à recommencer. C’était trop tôt pour savoir l’influence de tout ça sur le couple qu’il pouvait former avec Tessa, évidemment, c’était pas après quelques minutes en couple qu’on parlait de bébé, mais il se disait que ce serait des questions qui viendraient, un jour ou l’autre et qu’il ne savait pas s’il serait en mesure d’y répondre quand ils en seraient là.

Pour l’heure, pas de bébé, ça semblait être un truc sur lequel ils étaient totalement d’accord. Y en avait d’autres, qui en faisaient par erreur et sans même se connaitre, alors au moins, de ce côté-là, si Tessa devait tomber enceinte, elle savait qu’il serait là pour l’aider. Il avait même dit, un peu plus tôt, qu’il l’aiderait, même s’il n’était pas le père du bébé. Alors si un beau matin, au lieu de quelques chatons, elle avait dû lui ramener un bébé – ou au moins l’assurance qu’y en aurait un dans neuf mois – il ne l’aurait certainement pas laissée tomber. Heureusement pour eux, logiquement, la question ne se poserait pas, maintenant qu’il avait trouvé ce préservatif dans son placard. A moins qu’ils aient vraiment la poisse, mais il n’avait pas envie de penser comme ça. Ils avaient bien le droit de profiter de leur histoire, comme ça, en toute simplicité avant d’aller plus loin. Ils avaient déjà trois chatons, c’était un bon début dans l’engagement après tout. Lui, il était bien motivé à l’idée de faire les choses à leur rythme, lentement alors, il pouvait difficilement offrir mieux que ça de toute façon, pas après tout ce qu’il avait connu. Aller lentement, fallait croire que c’était le thème de leur histoire, parce que malgré les envies et les désirs qui les démangeaient depuis Central Park, ils prenaient bien leur temps. Il avait apprécié le prendre, à embrasser le corps de la blonde, à appréciait la saveur de sa peau et celle logée juste entre ses cuisses. Il appréciait aussi, la façon lente dont Tessa l’embrassait à son tour, un plaisir qu’il pouvait difficilement cacher aussi bien physiquement que par les soupires de plaisir qui faisaient trembler sa respiration. Il en grogna presque, en sentant les caresses de la jeune femme, sa main dans son dos la serrant davantage contre lui comme s’il avait besoin d’une ancre pour encore tenir bon. Pourtant, il semblait bien qu’il était déjà complètement perdu, depuis un moment déjà. Depuis Central Park sans doute. Heureusement, ils avaient tous les deux étaient assez bien éduqués pour ne pas prendre le pari risqué de faire ça en plein lieu public, blindé de monde, tout comme ils avaient été assez bien éduqués pour savoir que la contraception avait son importance et qu’il ne fallait pas la négliger, même si évoquer ça alors qu’ils étaient au lit, avait été compliqué. Mais maintenant, y avait plus rien pour les arrêter et ça, il pouvait dire que ça faisait partie des choses dont il rêvait depuis un moment maintenant, des rêves qu’il avait gardé pour lui et qui l’avaient laissé bien frustré, heureusement, maintenant, ce n’était plus un rêve, mais bien la réalité.

 

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MessageSujet: Re: (tessa + event 1/-18), this is where it starts tonight (2). Sam 2 Sep - 5:39

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Il avait toujours été facile pour Tessa, de s’concentrer sur le présent, l’instant juste là, quand elle avait été avec Aodren. Il avait été une ancre dans la vie quotidienne, faisant disparaître ses inquiétudes, dissolvant ses craintes de l’avenir, ses doutes, toutes les remises en question qui pouvaient germer, difficulté après difficulté, tous les jours. Il suffisait qu’elle rentre à la maison, pour qu’son esprit, son cœur, tout ce qui tournait mal s’mette en pause, et qu’elle n’ait qu’à profiter de sa présence. Souvent, trop souvent pour qu’ils ne soient qu’amis, ç’avait été tout ce dont elle avait eu envie et besoin ; pas seulement après un rencard pourri qui devait se solder avec un brin de réconfort, pas seulement parce qu’elle était une désespérée qui avait besoin de quelqu’un dans sa vie. Elle avait eu besoin de lui, envie de lui ; bonnes ou mauvaises nouvelles, le brun avait toujours été le réceptacle de ses premiers songes, quand il avait fallu parler de quelque-chose, quand elle en avait eu envie. Et même à des moments totalement anodins, comme ça, un caprice du cœur qui lui avait fait perdre la tête, au beau milieu de sa journée de travail. Les sms n’avaient été qu’une distraction au temps qui passait trop longtemps ; et à chaque fois, Aodren lui avait répondu. N’était-ce pas une idéale indication, hein, qu’ils s’entendaient à merveille sur leurs envies, qu’ils étaient sur la même longueur d’ondes quant à l’avenir sur lequel ils n’arrivaient pas à mettre de mots ? Elle avait souvent espéré n’pas être un boulet coltiné au présent que l’Adkins essayait de clamer à nouveau comme sien ; après tout ce qui lui était arrivé, souvent, elle n’avait pas eu envie de rajouter quoique ce soit de ses petits problèmes à elle, à ceux, incommensurables, qu’il avait eus lui à supporter. Il n’avait pas besoin des petits troubles de sa colocataire qui avait bien du mal à garder le contrôle sur ce qu’elle voulait, ou ce que les autres lui imposaient ; parler travail avait semblé dérisoire parfois, au tout début. Et puis, avec le temps, le monde avait continué de tourner, et le brun avait eu le désir d’avancer – elle l’avait aidé à ça, elle l’espérait ; oui, elle espérait bien qu’l’histoire dirait que Tessa Dyer avait aidé son meilleur ami à s’remettre de tout ça, au moins un peu, qu’elle n’avait pas uniquement profité de sa présence réconfortante dans son petit appartement, chaque heure de sa journée, dans les bons et les mauvais moments tout à la fois. Là non plus, non, non elle n’profitait de rien ; d’aucune faiblesse, d’aucun malheur particulier lové dans le cœur d’Aodren, au gré de ses plaisirs à elle. Tessa aurait été prête à disparaître comme un mirage si le jeune homme avait dû en émettre le désir ; à vrai dire, même s’il n’l’avait pas voulu, il aurait suffi d’un grain de sable dans la mécanique de son palpitant trop envieux, pour qu’elle ait envie de fuir, fuir le plus loin possible. A son âge, jamais elle n’était retournée jusque chez ses parents pour se remettre d’un chagrin d’amour ; à Central Park quelques poignées de minutes plus tôt, la blonde s’était sentie le besoin d’avoir un câlin de sa mère, et d’se cacher sous ses couvertures d’adolescente, quand il avait semblé que la conversation, la situation, tout ce qui était bon et évident entre eux, avaient mal tourné.

C’aurait été pitoyable, vraiment ; pas de quoi convaincre qui que ce soit que Tessa était prête à prendre sa vie en mains, comme la digne personne indépendante qu’elle enviait tant, chez les autres. Elle n’était pas prête d’avoir des enfants, pas prête de s’marier, et elle avait beau râler comme une idiote de tout ça, mise devant le fait accompli, elle savait qu’elle ne l’voulait pas. Pas maintenant. C’n’était que sa raison formatée par la société, stupide, stupide qui lui disait de plus en plus fort, de plus en plus distinctement que pourtant, la trentaine approchait. Mais ils étaient en 2017, alors merde, qu’est-c’que ça pouvait bien vouloir dire ? Elle savait, dans son cœur, dans ses tripes, qu’elle pouvait être vraiment bien, en amour ; qu’elle pouvait trouver tout ce dont elle avait besoin, et donner en retour, quand elle était avec Aodren. Pourquoi douter ? Pourquoi compliquer encore plus les choses ? Ses doigts encore accrochés au préservatif qu’il avait réussi à piocher dans ses affaires, lui, était synonyme d’un confort qu’elle avait, vis-à-vis de leur situation actuelle. Elle n’avait pas envie d’la changer ; certainement pas prématurément, dans une vulgaire connerie qui sèmerait la zizanie. Elle se détesterait, d’un jour forcer la présence d’un bébé dans la vie d’Aodren ; parce que ce serait stupide, ouais, et aussi parce qu’il avait trop souffert des hasards de la vie, trop souvent de l’imprévisible, trop souffert même, à l’idée d’être père. Et s’il n’voulait plus jamais, plus jamais tenter l’expérience, avec elle ou avec qui que ce soit d’autre ? Elle n’savait pas, Tessa, et elle n’voulait pas savoir maintenant. Elle perdait la tête aussi vite que le jeune homme juste en-dessous d’elle, de toute manière ; ses lippes vinrent se coller contre le menton du brun, un sourire narquois retroussant ses lèvres douces alors qu’elle dégustait, elle, de chaque brin de son attention, avec son propre souffle à elle, l’excitation qui grandissait dans les veines de son partenaire. Quelques secondes plus tôt, il avait été celui d’eux deux, ambitieux, à n’pas lui faire le moindre cadeau au creux de ses cuisses, jusqu’à ce qu’elle en perde complètement chaque parcelle de sa conscience. Le sang battait encore comme un furieux, contre ses tempes, à croire qu’une folie sans nom avait paralysé Tessa toute entière. Du bout de ses doigts à sa main libre, elle égara quelques caresses en forme de petits cercles, au sommet du torse d’Aodren, avant de mieux y éparpiller ses lèvres – et encore et encore, ses baisers octroyant à sa langue le délice des muscles doucement couverts de sueur, chaque roulement empressé juste sous sa peau. Presque sage en apparence, le souffle éperdu comme en témoignaient leurs corps étroitement collés, Tessa poursuivit ses caresses, suave, patiente, tentatrice. Elle s’attarda sur chaque zone sensible, à chaque soubresaut traitre qu’il eut, la guidant sans qu’il n’ait le moindre mot à dire. Curieuse, moqueuse, incapable d’y résister, elle redescendit même, jusqu’au bas de son ventre, la frontière des sculptures parfaites de ses abdominaux, plus bas et plus bas encore, sa langue égarant quelques attentions clémentes, entre ses cuisses à lui, embrasant ses désirs tendus ; elle en eut la chair de poule, un frisson courant dans sa nuque, semblant répondre à celui qu’il eut lui-même. Bienveillante, patiente, Tessa lorgna jusque sur ses cuisses, en des baisers papillons pour lui permettre de reprendre son souffle. Dans l’indifférence la plus totale, elle ouvrit le paquet plastique de la capote, l’envoyant balader – ils n’avaient plus besoin de ça, plus besoin de se poser plus de questions. L’envie, l’envie de toute manière, était la seule chose qui comptait ; celle qui la fit remonter tout le long du corps musclé du jeune homme, aussitôt sa tâche accomplie, échangeant un sourire goguenard avec lui, juste une seconde avant de l’embrasser comme si elle avait manqué d’air, loin de ses lèvres. Et pourtant, y’avait rien de c’qu’elle avait fait, qu’elle ne referait pas, à la première occasion donnée.

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MessageSujet: Re: (tessa + event 1/-18), this is where it starts tonight (2). Sam 2 Sep - 12:35


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tessa dyer & aodren adkins

Depuis des semaines maintenant, Aodren avait pris conscience que les sentiments qu’il avait pour Tessa avaient commencés à changer. Ça faisait pourtant dix ans qu’elle avait été sa meilleure amie et pendant longtemps, il ne l’avait pas vue autrement. Il avait déjà été en couple le jour où il l’avait rencontrée, alors, quand il était allé à sa rencontre et dans les premiers mots qu’il avait échangés avec Tessa, y avait jamais eu le moindre sous-entendu. Il lui avait parlé de façon naturelle, sans jamais se dire qu’il pourrait obtenir quelque chose de plus que son amitié et il lui avait semblé que la blonde, n’avait jamais interprété de travers ses paroles ou ses intentions. C’était pas parce qu’il était un mec et elle une fille que forcément, la première attraction entre eux avait du être en rapport avec l’amour ou le sexe. Lui, il était du genre à croire que l’amitié fille, garçon, ça pouvait très bien marcher. Ça avait très bien marché entre Tessa et lui pendant dix ans. Maintenant, ça avait changé et ses derniers temps, il avait eu tendance à imaginer les pires scénarios, à chaque fois qu’il s’était dit qu’il faudrait qu’il parle de tout ça avec la blonde. Peut-être que c’était le signe qu’il manquait cruellement de confiance en lui, il voulait bien le croire et quand bien même ça n’avait pas toujours été le cas, il avait connu des épreuves difficiles qui le rendait forcément plus prudent, plus défaitiste aussi. Dans tout ce qu’il avait déjà perdu ces dernières années, perdre aussi Tessa, ça aurait été le coup de grâce, l’épreuve de trop, sans doute celle dont il ne se serait jamais remis, alors évidemment, qu’il n’avait rien dit, dans un genre de prudence pour protéger tout ce qu’ils avaient pu construire ensemble tous les deux, depuis dix longues années. C’était évidemment pas la crainte de se retrouver à la porte qui avait motivé son silence, mais bien celle de perdre Tessa.

Ça avait été un risque à prendre, il en avait toujours eu conscience, il avait même été persuadé pendant un bout de temps que ça se passerait forcément mal. Ça avait bien failli, pendant un moment, alors qu’ils avaient été incapables de dire les choses assez clairement pour ne pas laisser place à une mauvaise interprétation. Il avait eu l’impression de frôler le drame, quand il était parti en prétextant qu’il allait chercher un truc à manger ou qu’elle avait voulu partir à la recherche de churros. Heureusement qu’ils avaient finalement réussi à se parler convenablement et se dire tout ce qu’ils avaient sur le cœur, ça aurait été complètement idiot qu’ils en viennent à être dans un genre de froid tous les deux, alors qu’ils ressentaient la même chose l’un pour l’autre et qu’ils n’avaient juste pas réussi à le dire avec des mots clairs et précis. Ça aurait probablement été pire que s’ils n’avaient pas été sur la même longueur d’onde, ça les aurait fait passer pour deux parfaits idiots qui ne savaient même pas comment parler. Pourtant, il en avait dites des choses à Tessa, pendant ces dix dernières années, il s’était confié à elle qu’importait ses problèmes et elle l’avait toujours écouté. Il en avait fait de même à chaque fois qu’elle avait eu besoin de parler, alors ça aurait été vraiment idiot qu’ils n’arrivent à rien, aujourd’hui. Mais tout s’était arrangé maintenant, au point qu’ils se retrouvaient ici dans ce lit, la chaleur grimpant entre eux et il ne le regrettait, évidemment, pas le moins du monde. Les baisers de Tessa, ses caresses, faisaient grimper le plaisir lui arrachant des émois incontrôlables. Ce fut pire encore, quand il sentit la langue de la blonde entre ses cuisses, son cœur en aurait presque loupé un battement au fond de sa poitrine alors qu’un frisson était venu parcourir son corps des pieds à la tête, tendant ses muscles plus qu’ils ne l’étaient déjà. Il sentit les doigts de la blonde, encore, entre ses cuisses alors qu’elle s’occupait de cette fameuse capote et il s’en sentit frissonner de nouveau, son corps étant devenu de plus en plus sensible à chaque touché de la blonde. L’embrasser à nouveau, c’était presque comme répondre à un manque qui était déjà venu s’installer en lui, ses doigts glissèrent entre les mèches blondes des cheveux de Tessa, pour que sa main rejoigne le haut de son dos, tandis descendait dans son dos, suivant le tracé de ses courbes, jusqu’au creux de son genoux, l’agrippant avant de rouler sur le côté pour se retrouver au dessus de Tessa. Elle avait bien décrété que comme elle était arrivée la première à l’immeuble, elle avait le droit d’être au dessus, mais c’était pas comme si c’était le moment idéal pour refaire surgir ce bout de discussion à la mémoire du brun. Il ne répondait plus de rien maintenant. Y avait plus rien pour les arrêter, plus de question à poser pour être sûr de ne pas faire de connerie, plus de règles à respecter, alors c’était pas la peine de s’arrêter juste là pour après prétendre qu’il ne s’était rien passé et qu’ils n’étaient pas du tout frustrés. Maintenant, leurs corps pouvaient se lier, de la façon la plus intime qui soit, alors il s’en priva pas Aodren, pas cette fois, pas après toutes les fois où ils s’étaient arrêtés trop tôt, pas alors que le désir brûlait son corps tout autant que celui de Tessa. Ils avaient été idiots de toute façon jusqu’à présent, de s’arrêter à des préliminaires comme si ça pouvait les protéger des sentiments. Ça ne les avait protégés de rien du tout. De toute façon, les sentiments, ils avaient sans aucun doute, été là, bien avant qu’il ne commence à batifoler. S’il ne pouvait pas dire à partir de quand ils s’étaient emparés de son cœur, il savait au moins que c’était pas le fait de se retrouver nu contre Tessa qui les avait fait naitre en lui, ils étaient là depuis plus longtemps que ça et tout ce qu’ils avaient connu ensemble, ça n’avait fait que les rendre de plus en plus vifs dans son cœur et de plus en plus clair dans son esprit. 

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MessageSujet: Re: (tessa + event 1/-18), this is where it starts tonight (2). Dim 3 Sep - 4:27

so many words we're not saying
Amis qu’ils avaient été jusque-là, avec toutes les complications qu’elle s’était construites elle-même dans la tête, Tessa n’aurait jamais osé dire à haute voix, à Aodren, les songes qui avaient commencé à naître en elle, loin de son regard à lui. Heureusement que ça n’avait pas été pendant leurs moments ensemble, si près l’un de l’autre, avachis sur le canapé ou à table dans les circonstances les plus anodines qui soient, que la blonde s’était mise à penser différemment de son meilleur ami, frappée par l’évidence de son cœur qui battait à mille à l’heure, et des désirs qui dansaient au creux de son ventre. Il y avait des images qu’elle avait eues, des envies inconscientes qui s’étaient manifestées à elle dans les pires moments qui soient, qui n’avaient eu de cesse de changer sa façon d’penser à tout ce qui la liait au jeune homme, ces derniers mois. Stupide, s’était-elle dit, quand il avait semblé que seules des passions insatiables dictaient ces attitudes, alors-même qu’entre l’Adkins et elle, ç’avait toujours été bien plus que ça. En dix ans d’amitié, ils n’avaient jamais eu besoin d’être ensemble de la sorte, d’s’envoyer en l’air comme des désespérés, comme des gens qui étaient incapables d’être juste amis de la façon la plus simple et la plus évidente qui soit. Il n’avait jamais trompé Gina avec elle, évidemment ; et pour toutes les fois où elle avait été en couple depuis qu’elle connaissait Aodren, Tessa n’avait jamais embrassé ses partenaires, ou fait l’amour avec eux, en se disant qu’elle préférait que ce soit lui, juste avec elle. Peut-être vivaient-ils trop l’un sur l’autre, et que ça les avait poussés à la confusion – la Dyer ne voulait certainement pas voir les choses de la sorte là tout de suite, elle ne pouvait même pas le faire, tant son cœur battait vite, juste sous son épiderme brûlant. C’n’était pas juste l’envie gourmande qui la faisait vibrer de la sorte, jusqu’au bout des pieds, jusqu’à la pointe de ses cheveux jurerait-elle, tout son corps, envieux de connaître, de goûter, d’apprécier encore et encore le contact du brun, tout contre elle. Elle avait connu les histoires temporaires, les communs-accords qui se limitaient au sexe – oui, Aodren n’avait pas été la première personne avec qui elle avait décidé de s’amuser. Si tel avait dû être le cas, elle n’aurait jamais eu le courage de lui proposer ça ; surtout d’une façon aussi explicite que ça l’avait été, cette première fois-là, quand elle avait été presque à genoux déjà, ses mains aventureuses, l’œillade provocatrice, juste pour mieux le persuader. Pour toutes les longues périodes où elle avait été seule, Tessa connaissait aussi le manque purement physique, l’impression de n’pas s’être faite sauter pendant trop longtemps ; encore, encore, non c’n’était pas ça. Ce serait insoutenable qu’ils s’arrêtent à ce à quoi ils s’étaient toujours arrêtés, là ; elle ne pouvait plus se passer des lèvres d’Aodren, déjà, comme s’il avait déposé le plus sournois des poisons sur ses lippes à elle, qu’elles brûlent sans la caresse de sa bouche à lui. Perdue sans demi-mesure, la blonde ne protesta pas en se retrouvant sur le dos, encore, son pouls fougueux pulsant contre ses tempes. Entourée de la cascade de sa chevelure, tout ce sur quoi elle put se concentrer un tant soit peu, c’est une maigre manifestation, un gémissement, vague appel alors qu’elle attrapait entre ses deux mains le visage de son amant, pour qu’il revienne l’embrasser.

Et s’ils se réveillaient, repris par la réalité, après tout ça, bien conscients que ç’avait été tout ce dont ils avaient pu avoir envie ou besoin, du sexe ? Entre ses cuisses, c’était comme si une étoile filante se préparait à exploser au moindre contact, vigoureuse et dévastatrice, prête à répondre chaleur suffocante et lumière aveuglante, partout dans ses chairs. Accueillir Aodren là, une jambe enroulée autour de son bassin, l’autre caressant vaguement du bout du pied, le mollet du brun, ce fut comme une libération et une toute nouvelle délicieuse torture à la fois. Après trop de temps, trop d’temps, Tessa se retrouva enfin à pouvoir lâcher ce souffle qu’elle avait semblé garder en elle depuis la toute première fois où ils s’étaient forcés à n’pas aller plus loin. Souffle, émoi, mot, elle fut incapable de percevoir ce qui lui échappa, glissa dans sa gorge, de son cœur jusqu’à la frontière de ses lèvres rosées ; la seule chose dont elle fut consciente, ce fut lorsqu’elle rabattit ses deux mains sur les épaules bien fermes du jeune homme au-dessus d’elle, s’accrochant à lui, le collant à elle, comme si rien que par ce contact, elle pourrait sentir qu’il respirait aussi vite qu’elle, et que son corps tout entier, comme le sien, était la victime d’une réaction en chaine chimique et alchimique si évidente. Ils en étaient enfin là ; une réalité qui passa jusque dans leurs regards qui se rencontrèrent, incandescents, désespérés tout autant qu’excités. Ils en étaient là, oui, si intimement liés, de leurs prunelles, de leurs corps, de leurs êtres ; à s’habituer à l’omniprésence de l’autre, à s’harmoniser tous les deux, en des mouvements qui se cherchaient. Elle ondula des reins, elle, doucereuse et bienveillante, chaude et parfaitement disposée à ce qu’il plonge, plonge plus profond encore jusque dans son être, qu’il la fasse sienne, qu’il soit sien, sans détour, sans crainte, sans doute. Si c’n’était qu’une question de confiance, préservatif ou pilule, vêtements ou n’importe quoi d’autre, elle aurait tout envoyé balader juste pour être avec lui, persuadée que c’était tout ce qui importait. Persuadée qu’être cent pour cent vulnérable face à Aodren n’était pas un signe de faiblesse, la porte ouverte de nouvelles menaces. Peut-être bien qu’ils ne marcheraient pas, en couple ; qui sait, s’il fallait être optimiste, c’n’était pas dans la nature de Tessa à la base, mais tout pouvait arriver. Mais même avec ça, même comme ça, ils étaient déjà plus importants que n’importe quoi d’autre, l’un pour l’autre ; sans doute fut-ce pour ça qu’ils trouvèrent si bien leur rythme, l’aisance de leur danse, leurs corps se rencontrant comme ça alors qu’ils n’s’étaient jamais connus. Et sous sa peau brûlante, sous ses joues rosies, tout ce qu’elle savait, la blonde, c’était que son cœur battait plus vite que la physique n’devrait l’y autoriser ; désespérée d’un air qui ne suffisait plus, Tessa en vint bien assez tôt à gémir, frissonner, se tendre de frisson en frisson, de plaisir en plaisir. Ses dents, ses lèvres, sa langue, trouvèrent salut contre l’épaule du brun, jusque dans son cou alors qu’elle accrochait ses cheveux noirs avec ses doigts. Son autre main, elle, créa sans doute quelques sillons marqués sur la peau mate du jeune homme, dégringolant de son omoplate jusque sous ses côtes, sur son flanc, là où la chaleur était si torride entre leurs deux corps, ivres l’un de l’autre.

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(tessa + event 1/-18), this is where it starts tonight (2).

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