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(tessa + event 1), this is where it starts tonight.

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MessageSujet: Re: (tessa + event 1), this is where it starts tonight. Ven 28 Juil - 13:55


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Il n’avait pas de grand projet de vie en tête Aodren. Depuis son divorce, il pouvait bien dire qu’il avait tourné la page, qu’il s’était relevé et dans le fond, c’était vrai, il était allé de l’avant et il s’efforçait de continuer comme ça jour après jour, malgré les hauts et les bas que la vie semblait bien déterminée à lui imposer. Malgré tout ce qu’il avait pu reprendre en main, il devait bien admettre qu’il n’avait pas d’idée claire et précise de ce qu’il attendait de la vie. Il avait appris de façon bien douloureuse que parfois, même les plans les plus simples pouvaient tomber à l’eau. Il n’avait jamais été ambitieux dans sa vie. Une épouse, un enfant, une jolie maison et un boulot qui lui plaisait, c’était tout ce qu’il avait eu et tout ce qu’il voulait. Il n’avait pas eu l’impression d’avoir de rêves particulièrement disproportionnés. Peut-être que ça avait déjà été une conséquence de son histoire, parce qu’à une époque, il avait un ses deux parents, sa sœur et une maison qui ressemblait presque à un taudis, dans un coin pourris de Toluca au Mexique et que tout ça, toutes ces choses pourtant évidentes, il avait fini par les perdre. Il avait perdu son père et cette petite baraque pourrie qu’il avait fini par regretter, parce qu’au moins, ça avait été sa maison. Après, il avait perdu sa mère et l’image de son corps sans vie resterait gravé à jamais dans sa mémoire. Comme si ça ne suffisait pas, il avait perdu sa sœur aussi, parce que les services sociaux ne s’étaient pas franchement inquiétés de savoir ce que deux gamins pourraient ressentir à être séparés, après avoir perdu leur mère – ils n’étaient même pas américains de toute façon, ils pouvaient s’estimer heureux qu’on ne se soient pas contenté de les renvoyer dans les rues d’un bidonville du Mexique. Alors, Aodren, il avait toujours su que les grands rêves, c’était pas pour lui ; ni les petits, de toute évidence, parce qu’il avait perdu son fils, son épouse, leur belle maison.

La vie, elle avait été trop cruelle avec lui pour qu’il soit encore en mesure de faire des plans, de construire des projets sans avoir peur de se prendre une nouvelle claque dans la gueule. Il était tellement habitué aux déceptions que pendant des semaines, il n’avait rien osé dire à Tessa sur ce qu’il ressentait pour elle, persuadé que ce serait le meilleur moyen pour qu’il la perde, elle aussi. Mais maintenant, il avait dit ce qu’il avait à dire et Tessa elle était encore là. Tessa, elle partageait même ses sentiments. Peut-être qu’il pouvait espérer au moins que la roue ait décidé de tourner et qu’il ait une chance d’être de nouveau heureux et que celle-là, rien ni personne ne viendrait la lui arracher. Il ne pouvait toujours pas prétendre savoir de quoi sa vie serait faite à l’avenir, mais au moins maintenant, il s’octroyait le droit de s’imaginer que, quoi qu’il puisse lui arriver, il aurait Tessa à ses côtés. C’était la seule chose qu’il voulait, dans cet avenir complètement incertain. Alors, ouais, tant pis pour les autres, tant mieux pour lui. Il était soulagé que les rencards auxquels Tessa était allée jusqu’à présent aient été des échecs, parce qu’au moins maintenant, il était celui qui avait remporté son cœur et elle s’était emparée depuis un moment maintenant, si bien que maintenant qu’il était là à l’embrasser, ça en devenait difficile de s’arrêter, c’était ses rêves qui devenaient réalité et ils étaient là, dehors, en plein milieu d’un parc blindé de personnes. Pourtant, les autres, il avait vraiment facilement tendance à les oublier. « Non, vraiment rien d’intéressant. » Il n’allait pas commencer à dire qu’il aimait mater les seins des autres filles, ce serait nul pour commencer cette histoire. De toute façon, il était incapable de dire si elles avaient été en maillot de bain ou en soutien-gorge, ça voulait au moins dire qu’il n’avait pas passé bien longtemps à observer leurs seins. Il n’avait pas pensé qu’elle allait vraiment retirer son t-shirt Tessa, si bien que la surprise pu facilement se lire sur ses traits et que là, pour le coup, il n’avait pas pu s’empêcher de les regarder, les seins de Tessa. « Maintenant, je vois quelque chose que j’aime. » Il n’allait pas mentir, les formes de Tessa, il les appréciait vraiment, trop, qu’il se serait dit, quelques temps plus tôt alors qu’il avait l’impression d’être un enfoiré à chaque fois qu’il attardé un peu trop longtemps son regard sur son décolleté. Maintenant, il avait bien le droit nan ? C’était pas comme s’il n’y avait que ses seins qu’il aimait chez Tessa, mais ouais, ce serait mentir que de prétendre qu’il ne remarquait que ses magnifiques yeux bleus. Maintenant au moins, il pouvait passer ses mains dans le dos de la jeune femme pour sentir sa peau sous ses doigts, indéniablement un contact qu’il préférait à celui du tissu de son haut. Il reparti vite en baisers, le long de son épaule pour remonter jusqu’à son oreille. « T’es un peu folle quand même, tu le sais hein ? J’sais pas comment je vais pouvoir m’arrêter moi maintenant. » Et ils étaient toujours en plein cœur de Central Park. C’était lui qui lui avait dit de retirer son haut techniquement, mais c’était une blague, après tout s’il lui demandait aussi de retirer son short, elle ne le ferait pas non ? Mieux valait éviter qu’il essaie de vérifier ça, de toute évidence. Au pire hein, les gens étaient trop occupés à faire leurs vies pour s’intéresser à eux et y avait plein de gens qui se bécotaient, ici et là. Alors tant pis, il ne s’arrêterait pas et puis techniquement, il ne faisait que l’embrasser, y avait pas de mal à ça. Sa main dans son dos, il poussa la jeune femme à venir s’allonger contre la couverture, sa main glissant pour rejoindre sa hanche alors qu’il se laissait tomber à ses côtés, appuyé sur son bras pour pouvoir continuer de l’embrasser, dans le cou, pour descendre lentement mais surement vers sa poitrine. Y avait plus rien pour l’arrêter après tout, hormis le soutien-gorge qu’il ne lui demanderait pas non plus de retirer, puisqu’elle en serait peut-être capable, apparemment.   

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MessageSujet: Re: (tessa + event 1), this is where it starts tonight. Ven 28 Juil - 20:37

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Oser était tout un paradoxe, chez Tessa; elle s’pensait brave, au moins de certaines façons, audacieuse et pleine d’idées qui pouvaient bouleverser son mode de vie, et mettre au défi le rythme d’existence pépère qu’elle avait pu avoir. Quitter Trenton pour venir vivre à New York avait été un pari risqué, un saut dans le vide, comme elle l’avait vu, elle; certes, la blonde n’avait pas grandi dans la ville la plus paumée du pays, et elle aurait clairement perdu la tête si ç’avait été le cas, et qu’elle avait dû passer juste après, à une mégalopole comme la Grosse Pomme. Mais elle avait osé, elle avait sauté l’pas, et elle n’avait même pas laissé ses peurs et ses inquiétudes premières écrire sa vie d’adulte, alors qu’elle avait été ici, dans son propre appartement, à des centaines de kilomètres de ses parents. Lentement mais sûrement, la blonde avait fait son chemin de vie; elle s’était fait à manger, elle avait mangé presque tous les soirs, toute seule à sa table de salle à manger, avant d’enfin faire la connaissance de nouvelles personnes. Elle avait fait ses lessives elle-même, et dans les pires moments, Tessa avait même géré les fuites d’eau, les coupures d’électricité, les petits problèmes par elle-même. Pourtant, un tant soit peu d’auto-critique la ferait sans doute redescendre de son petit nuage; elle n’savait pas, c’que c’était, elle, d’être vraiment seul. Ses parents, quand bien même dans le New Jersey, prenaient régulièrement de ses nouvelles, et l’encadraient, d’une omniprésence rassurante, malgré les multiples fois où elle avait déjà râlé sur ça, Tessa. Beaucoup diraient d’ailleurs qu’au fond, la Dyer n’était vraiment pas aussi brave qu’elle ne l’imaginait, s’construisant une fausse image d’elle-même dans son crâne; elle continuait de s’faire marcher dessus dans son travail, ingurgitant et digérant les paroles dégradantes qu’on pouvait lui balancer, ou les choses déplaisantes qu’on pouvait lui faire faire, parce qu’elle était une ‘stagiaire’. Alors elle n’était pas non plus le symbole même de l’indépendance; la blonde avait un gros pourcentage de son compte-en-banque qui était la somme de la générosité de ses parents, et surtout, tous leurs efforts à au moins faire quelque-chose de bien avec le dernier de leurs enfants. Brave, alors, peut-être que c’n’était pas le compliment premier qu’on lui donnerait, à Tessa; surtout quand on lisait dans sa tête, et que depuis de longues minutes, elle avait été littéralement torturée par l’omniprésence de songes et de sentiments qui tournaient et tournaient en elle depuis des semaines, désormais. Et si Aodren n’avait rien dit? Ouais, la blonde non plus n’aurait rien dit, parce qu’elle n’osait finalement pas beaucoup de choses- c’était comme si New York avait été le seul pari fou qu’elle avait pu avoir en réserve. Qu’est-c’qu’elle avait à craindre? Beaucoup de choses disaient son coeur; même si elle n’avait jamais particulièrement souffert en amour ou à cause des autres, elle n’voulait pas perdre l’Adkins, elle n’voulait pas risquer de le blesser ou de le pousser dans une situation qu’il trouverait particulièrement déplaisante, à s’retrouver avec une coloc amourachée de lui. A n’en pas douter, il aurait fini par devoir analyser tous les regards qu’elle lui lançait, chaque moment de suspens entre eux, chaque petit malaise qui aurait pu planer dans l’air. Tout et n’importe quoi, aurait été totalement changé entre eux deux. Peut-être alors que Tessa, elle était plus loyale que courageuse; et peut-être même que c’n’était pas tant un défaut que ça.

Mais là, elle se savait être sauve, dans les bras d’Aodren; elle s’était toujours sue être sauve avec lui, au point de favoriser ces sentiments évidents, aux ‘peut-être’ qui avaient fini par s’faire toute une place dans son crâne. Rien n’valait la réalité pure et dure qu’ils avaient toujours eue entre eux, le brun et elle; ç’avait été si facile, si organique - jamais elle n’avait eu besoin de s’interroger sur ce qu’était le jeune homme pour elle. Et puis, avec le temps, elle n’avait jamais craint qu’un jour, il lui annonce qu’il avait trouvé un appartement, et qu’il quittait leur colocation. Aodren avait toujours été une sécurité bienvenue, sur laquelle la blonde avait, peut-être, trop souvent reposé, à sa façon: elle avait compté sur lui pour qu’il la console, pour qu’il l’aide, pour qu’il la motive, pour qu’il la flatte - et combien d’fois est-c’qu’il avait fait ça, tout en ayant mal au coeur, parce qu’elle pleurait pour quelqu’un d’autre, parce qu’elle s’énervait à cause d’un rencard qu’elle avait eu. Le pire, c’était que ces derniers temps, ces rencards avaient surtout été des tentatives de se l’sortir lui de la tête; peut-être aurait-elle mieux réussi, si son premier réflexe à chaque fois, n’avait pas été de larguer l’autre moitié de ce fameux rendez-vous, pour rentrer à la maison, et chercher la compagnie du jeune homme. Ici et maintenant, à Central Park, alors qu’il était juste avec elle, Tessa aurait pu se demander, quelle était l’utilité première de s’presser à rentrer à la maison - ils avaient été si bien sous le soleil doucereux de l’été, jusque-là. Mais maintenant, c’était une vive bataille d’arguments qui s’jouait en la blonde; et son coeur, qui battait de plus en plus vite, dans une course effrénée et inconsidérée, n’lui laissait pas le moindre répit pour trier ses songes. Est-c’qu’il était obligé, Aodren, d’embrasser sa gorge de la sorte, sans lui laisser le temps de reprendre une vraie bouffée d’air, histoire de s’amener assez d’oxygène au cerveau pour penser à nouveau? Oui, au fond, parce qu’elle n’voulait pas qu’il s’arrête, en témoignaient sa façon d’arquer son cou juste pour lui, de lui offrir chaque parcelle de peau qu’elle avait, alors que ses doigts, eux, s’enfonçaient si résolument dans ses cheveux noirs. Elle serait physiquement incapable d’être jalouse, Tessa; et même encore quelques minutes plus tôt, ils n’avaient pas été ‘en couple’, alors peut-être même que la justice du monde, les conséquences de son si long silence, diraient qu’elle n’avait rien à dire. « Hm, oui, je t’ai déjà vu, regarder. Je sais que t’aimes la vue... » en une petite taquinerie, vaguement respirée, alors que les frissons gagnaient de plus en plus sous la surface de sa peau, le long de son échine, du creux de son cou jusqu’entre ses reins. Avec le temps, les filles développaient un vrai talent pour savoir quand est-c’qu’on matait leur décolleté, plutôt qu’autre chose; et pourtant, autant que ça l’avait toujours rendue furieuse avec les autres, avec Aodren, ç’avait été flatteur. Flatteur jusqu’à ce point d’arrivée là- elle se sentait belle, au moins avec lui, et ils avaient dix ans d’histoire, pour qu’elle puisse au moins croire qu’avant ses seins, il avait vu d’autres qualités chez elle. C’était fou, pourtant, ouais, d’se sentir aussi à l’aise, en soutien-gorge, comme ça, en plein milieu d’un parc public, aussi grand était-il, juste parce que tout ce que ses prunelles claires voyaient, elles, c’était le jeune homme tout contre elle. Ils n’étaient pas tout seuls, et sous sa peau nue, Tessa était persuadée qu’on pouvait presque le voir battre comme un fou, son coeur. Rien ne s’améliora quand elle se laissa entrainer, dos contre la couverture, chaque grain de son épiderme répondant de mille façons à la fois, aux contacts d’Aodren - ceux de sa bouche, ceux de sa langue, ceux de ses doigts. Elle en gémit sans doute, entre toutes les fois où son souffle lui manqua, où ses doigts s’accrochèrent plus encore à lui, alors qu’elle tentait de garder ses lèvres scellées, histoire de n’pas trop attirer l’attention sur eux. « Je sais pas comment j’vais te laisser t’arrêter, là. » elle dut bien admettre, Tessa, dans un sourire quasi-euphorique, comme si les baisers du brun étaient déjà une drogue. Elle voulait déjà qu’il l’embrasse partout, peu importait c’que ça leur coûterait - c’n’était pas de la bravoure, mais de la folie pure et dure sans doute, alors que ses ongles caressaient la peau de la nuque d’Aodren, remontant jusque dans es cheveux; empoignant tout et rien, à croire que ça pourrait la sauver de la noyade.

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MessageSujet: Re: (tessa + event 1), this is where it starts tonight. Ven 28 Juil - 22:36


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Pendant un moment, Aodren s'était cherché un tas d'excuses pour ne pas venir ici avec Tessa. Il aurait pu dire qu'il avait un truc qu'il devait absolument terminer pour le boulot lundi ou qu'il avait promis d'aller voir l'une de ses sœurs. Tout ce qu'il avait eu en tête au final ça avait été la crainte de voir Tessa rencontrer quelqu'un avec qui elle préférerait passer la soirée parce que lui, il n'était que son meilleur ami et que c'était normal alors qu'elle puisse avoir envie de s'amuser avec d'autres types ou d'autres nanas. Alors ouais, juste pour ne pas assister à ça, y avait eu une partie de lui qui n'avait pas voulu venir avec Tessa célébrer cette Gay Pride. C'était cette même partie de lui qui s'était efforcée de lui sourire, de la féliciter et de lui souhaiter bonne chance, à chaque fois qu'elle lui avait annoncé qu'elle sortait pour un rencard. Il avait bien été obligé de la faire taire cette partie de lui, qui lui criait que Tessa il l'aimait trop pour vouloir la voir avec quelqu'un d'autre, parce que ça aurait forcément compliqué les choses entre eux deux. Cette conviction qu'il avait en lui, elle l'avait poussé à tout garder pour lui-même pendant un moment. C'était aussi ce qui l'avait poussé à essayer de glisser des indices dans la conversation avec l'espoir qu'elle finisse par comprendre. Il avait été con et il s'était tellement emmêlé les pinceaux qu'au final quelques instants plus tôt, il lui avait fait comprendre l'inverse de ce qu'il avait voulu dire. Il s'était senti complètement ridicule un peu plus tôt quand il était soi-disant parti chercher à manger, persuadé d'avoir été friendzonné. Il avait quand même réessayé, avec ses baisers, ses sous-entendus et ça n'avait toujours pas été suffisant. Comme quoi dire les choses clairement c'était quand même la meilleure des solutions pour tout résoudre. S'il l'avait compris plus tôt, il aurait parlé plus tôt, c'était certain. Mais, il avait tout ignoré des sentiments de Tessa alors ça l'avait poussé à juste se taire en se disant qu'à force de les refouler, les sentiments partiraient d'eux-mêmes.

Ce n’était probablement pas aussi facile. Les sentiments, une fois qu’ils étaient là, y avait pas de raison pour qu’ils partent par enchantement. Il savait bien que ce qui avait fait disparaitre ceux qu’il avait eus pour Gina, ce n’était pas un coup de baguette magique, mais plutôt un enchainement d’épreuves difficiles auxquelles leur couple n’avait pas survécu. Qu’est-ce qu’il aurait fallu alors pour que ses sentiments pour Tessa disparaissent ? Qu’elle le déçoive ? A en juger la relation qu’ils avaient depuis dix ans, y avait quand même eu peu de chance pour que ça arrive d’ici peu. Non, les sentiments pour la blonde, ils étaient là et il avait l’impression qu’ils n’étaient pas prêts de s’envoler. Tant mieux, parce que maintenant, il avait parlé et il savait qu’elle ressentait la même chose. Maintenant, il ne pouvait clairement plus regretter d’avoir accepté de l’accompagné jusqu’à Central Park. Prétendre bosser ou aller chez une de ses sœurs pour éviter ça aurait clairement été une belle erreur. Commencer à l’embrasser comme ça, lui dire qu’elle devrait retirer son haut, c’était aussi des erreurs dans le fond, d’un autre type, sans aucun doute, mais ça avait été une mauvaise idée, maintenant qu’il était lancé, il ne savait pas comment il allait faire pour s’arrêter avant que ça ne dégénère. « Moi qui pensait être discret. » Il lâcha un léger rire qui vint s’écraser contre la peau de la jeune femme. Il avait bien cru qu’il n’avait jamais maté ses seins ouvertement, qu’il avait été discret à chaque fois que son regard avait été attiré par le décolleté de la blonde. Y avait bien que les mecs pour croire ça dans le fond. Au moins, c’était loin d’être la seule chose qui pouvait l’attirer chez elle, c’était déjà ça sans doute, pourtant, il y attarda de nombreux baisers, contre sa poitrine, là où sa peau n’était pas recouverte par le tissu de son soutien-gorge. Il savait bien qu’il jouait avec le feu, il le ressentait, le désir qui gonflait en lui, gronder dans ses veines et devenait de plus en plus incontrôlable. « On devrait rentrer à la maison. » Il leur faudrait quelque chose comme une demi-heure pour rentrer à l’appartement à pieds. Un peu moins s’ils se dépêchaient. Ils ne pouvaient décemment pas continuer comme ça ici au beau milieu d’un lieu public, sans quoi ils allaient vite s’attirer des problèmes. « J’ai vraiment envie de t’embrasser partout et j’peux pas faire ça ici. » Il s’était plus ou moins redresser, assez pour pouvoir regarder Tessa dans les yeux tandis que sa main était descendue le long de son ventre, flirtant dangereusement avec le haut de son short. Fallait qu’ils rentrent ça devenait urgent, tant pis pour les churros dont ils ne profiteraient pas s’ils choisissaient de quitter ce parc.   

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MessageSujet: Re: (tessa + event 1), this is where it starts tonight. Sam 29 Juil - 2:38

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Dans toutes les relations qu’elle avait entretenues, Tessa avait toujours été l’âme démonstrative, la personne aimante et douce qui ne faisait jamais les choses à moitié, et ne lésinait pas sur les efforts, pour prouver à quelqu’un au combien il ou elle était important pour elle. La blonde aurait pu se targuer, alors, d’avoir grandi pour devenir une femme bien différente de ce qu’elle avait connu, avec sa mère; mais à vrai dire, la jeune Dyer n’avait pas assez de rancoeur en elle, à l’égard de ses parents, pour être si critiques à leur égard. Ils étaient comme ils étaient; ils la jugeaient pour beaucoup de choses, ils n’mâchaient pas leurs mots et ne cachaient jamais leurs déceptions, au contraire de tous leurs gestes d’affection. Mais paradoxalement, elle avait toujours su qu’elle était aimée, Tessa; ils lui avaient toujours apporté un sens de sécurité, ses parents, un réconfort quand ils avaient été aussi omniprésents dans chaque décision de sa vie. Alors, sans doute qu’à vingt-sept ans même, elle n’avait pas du tout l’allure de la fille prête à couper le cordon, pour toutes les bonnes choses que la vie avait à offrir; de toute manière, elle ne pourrait pas vivre dans son appartement, sans les paiements de ses parents. Elle serait dans le fin fond du Bronx, Tessa, si elle devait compter sur sa misérable paye; ou pire encore, à la rue, parce qu’elle n’se serait jamais résolue à se payer un appartement dans le district le plus malfamé de tout New York. Ses parents, ils avaient leurs torts, mais ils avaient aussi leurs qualités; peut-être pas aussi humaines qu’on n’pourrait le vouloir, et quand les uns ou les autres avaient imaginé quels individus avaient pu éduquer la jeune femme qu’était devenue Tessa Dyer, ils s’étaient toujours plantés. Non, elle n’avait pas grandi couverte de bisous, quand bien même, elle, elle le faisait, sous tous les prétextes possibles et imaginables; là où beaucoup se prenaient la tête sur un petit baiser sur la joue, pour Tessa, c’était une marque d’affection tout à fait normale. Sans doute en avait-elle fait même à Aodren, quand il avait été marié; et ça n’avait jamais éveillé ses désirs ou son amour au point qu’il en vienne à tromper son épouse avec elle, non? Comme quoi, les baisers sur la joue, ça n’valait pas toujours la peine qu’on en fasse toute une histoire. Pourtant, elle avait été la première à sécuriser ses lèvres, quand il avait été question d’eux deux, là maintenant, et de leur ‘deal sexuel’ pour se vider la tête; et au fond, elle n’savait pas pourquoi. Ç’avait été stupide de croire qu’il suffirait d’un baiser, comme un baiser d’amour véritable des dessins animés Disney avec lesquels elle avait grandi, pour que tout son monde soit mis sans-dessus-dessous. Non, Tessa l’idiote, elle n’avait même pas besoin d’embrasser le brun, finalement, pour se sentir complètement perdre pieds. Ils avaient pourtant été habitués à tant, l’un de l’autre et l’un avec l’autre; après des années à se côtoyer dans l’amitié la plus totale, c’était difficile, d’les voir venir, les sentiments plus complexes et plus traitres. Ç’avait été comme s’ils l’avaient prise de court, elle en tout cas; et pourtant, n’importe quelle personne capable de lire dans l’esprit de la blonde aurait été capable de prédire la destination vers laquelle son coeur courait à toute vitesse. A force de s’inquiéter quand il n’rentrait pas, à force de n’pas pouvoir s’empêcher de le regarder lui quand il rentrait dans une pièce, peu importaient les gens autour; à force de tant aimer le moindre instant de proximité avec lui, et de se fondre dans ses bras comme si c’était la zone la plus sauve et confortable qu’elle n’ait jamais connu. Tessa, elle s’était complètement grillée, et peut-être que le jour où ils l’annonceraient officiellement, qu’ils étaient ‘en couple’, ou encore quelque-chose qui s’cherchait une dénomination particulière, tout le monde autour d’eux s’foutrait de leur gueule, parce que tous les autres auraient vu ça venir, à des milliers de kilomètres.

Les autres, elle n’voulait pas y penser maintenant; ni la famille d’Aodren, ni sa famille à elle, ni leurs amis, pas même leurs voisins. Quand elle s’était mise à faire le compte des jours de la semaine, comme il avait dit, l’Adkins, ç’avait probablement été surtout le décompte de tous les jours, dont elle voudrait apprécier l’arôme et l’aise, rien qu’avec lui, sans avoir à mêler qui que ce soit d’autre à leur histoire. De toute manière, d’ici lundi, elle devrait retourner travailler, elle, et peut-être même mener un genre de bataille pour obtenir ces vacances dont ils avaient parlé, tous les deux, déjà. Maintenant qu’ils étaient en couple, ou quelque-chose de c’genre, ça semblait être encore plus important, encore plus précieux - à Tessa, en tout cas, ça lui donnait encore plus envie. Pourtant, elle pourrait affirmer sans l’ombre d’un doute, que le décor importait peu, quand elle était avec Aodren - sous ses baisers, alors que son rythme cardiaque s’était élevé si vite et si fort contre ses côtes, la jeune femme avait complètement oublié le parc, tous les gens qui se trouvaient là, et qui les avaient ignoré jusqu’à présent, ainsi que la Gay Pride, pour laquelle elle s’était spécialement déplacée. Même avec Aodren, elle faisait toujours partie de cette communauté, Tessa, d’toute manière; ils pourraient toujours revenir l’année prochaine, sous des circonstances bien différentes. Si seulement, si seulement-... c’était bien difficile de n’pas idéaliser l’année prochaine déjà, et de n’pas la craindre tout autant. Tessa, c’était comme si elle aimait trop le déni de toutes ces choses, pour pouvoir s’reconnecter à la réalité d’une quelconque façon; c’était tout d’la faute du brun, de toute façon, qui la rendait si folle. Il aurait pu abandonner ses baisers, et juste presser son corps contre le sien, lui faire sentir la fermeté de sa présence, et la fièvre ayant grimpé en lui aussi, que ç’aurait été totalement suffisant pour lui faire perdre la boule, à Tessa. Il s’était économisé un sarcasme, une vraie moquerie qu’elle aurait pu lui balancer, pour bien lui faire comprendre que jamais, jamais il n’avait été discret, quand il avait été question d’attarder son regard vers ses seins. Quoique, peut-être; parce qu’après tout, elle elle dirait, que c’était une petite habitude qu’il avait développée depuis la toute première fois où il l’avait vue sans tee-shirt, sans soutien-gorge, sans rien pour bloquer sa vue sur les courbes bien dessinées de son corps. Mais après tout, qui disait que ça n’durait pas depuis plus longtemps? Là, rien que par excès de zèle, parce qu’elle était consumée de l’intérieur par des désirs sans cesse grandissants; la Dyer aurait aimé l’entendre dire qu’il avait toujours regardé son décolleté - ç’aurait été totalement injuste et dégueulasse compte-tenu des autres, de son ex-épouse, de son mariage. Mais l’égoïsme lui donnerait presque des ailes, à Tessa. A la maison-... oui, oui, elle voulait rentrer aussi. Se débarrasser de tous ses vêtements, de sa culotte humide plus que de n’importe quoi d’autre; elle voulait ça aussi, Tessa. Pourtant, elle semblait incapable de bouger de contre la couverture, là où Aodren l’avait presque faite fusionner avec le sol, tant elle avait frissonné, tremblé, perdu toute conscience, rien qu’avec quelques baisers magiques. Et pourtant, pourtant, elle n’était pas vierge, elle n’était pas à son coup d’essai, et évidemment qu’elle avait connu des partenaires attentifs qui avaient toujours pris soin d’elle. Mais là, c’était Aodren- un fait qu’elle dégusta en hissant une main jusque sur la joue du jeune homme, pour venir de son pouce caresser ses lèvres; elle voulait plus que tout que celles-ci continuent ce qu’elles avaient commencé, jusque sous ce short si dérangeant et plus loin, plus profondément encore. « Peut-être que t’as besoin d’une minute, toi... » et son sourire goguenard et le mouvement suave, faussement involontaire de son bassin contre le sien ne laissa aucune place au doute, quant à savoir à quoi elle pensait, là. « A la maison, j’te laisserai m’embrasser partout. Et ta patience sera récompensée. » doucement, elle ricana, ses pupilles si dilatées prouvant qu’elle ne blaguait pas, au fond. Ce fut à la fois un acte très facile, et surhumain, que de tâtonner pour retrouver son tee-shirt, et se redresser pour l’enfiler à nouveau. Tessa trouva son téléphone, quelque-part ici aussi, ne pouvant résister à inspecter l’heure; une demi-heure, maximum. Maximum, ouais. Ils l’avaient fait mille fois ce trajet, et pourtant jamais il n’lui semblerait aussi long qu’aujourd’hui.

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MessageSujet: Re: (tessa + event 1), this is where it starts tonight. Sam 29 Juil - 12:12


We light it up in the darkest hour.
tessa dyer & aodren adkins

Venir à Central Park aujourd’hui avait été une bonne idée, sans doute. Il ne savait pas si c’était l’ambiance de fête ou la bière ou la chaleur ou il ne savait trop quoi à l’extérieur mais ils avaient enfin réussi à se parler et il se disait que s’ils n’étaient pas sortis, s’ils étaient restés tranquillement dans leurs habitudes et leur petite zone de confort à l’intérieur de l’appartement, ils n’en seraient pas là maintenant. Prendre des risques, ça semblait encore plus compliqué tant que c’était entre les quatre murs de cet appartement. Il l’avait ressenti de nombreuses fois alors qu’il avait été en conflit entre le fait de dire ce qu’il avait sur le cœur et celui de garder ça pour lui pour éviter de causer des dégâts entre lui et la blonde, depuis un moment déjà. C’était comme si à l’intérieur de l’appartement, il s’était toujours senti plus à l’aise avec l’idée de jouer la sûreté et ça n’avait pas été parce qu’il avait flippé à l’idée qu’elle décide de le foutre dehors, après tout, s’ils avaient dû s’engueuler ici dans ce par cet qu’elle lui avait dit de plier bagage pour se casser de chez elle il aurait été tout autant dans la merde que si elle le lui avait crié dessus à l’intérieur de l’appartement. Ça aurait peut-être été plus compliqué même, parce qu’il aurait fallu qu’il rentre, exprès pour faire ses cartons alors que s’ils avaient déjà été à l’appartement, il aurait été sur place. Mais l’appartement, ça avait tout l’air d’un endroit sacré, rien qu’à eux dans lequel il n’avait pas eu envie de provoquer le moindre trouble, alors par lâcheté, il avait tout gardé pour lui, jusqu’à maintenant, à Central Park, alors qu’ils étaient venus à la Gay Pride, cette communauté dont la blonde faisait plus partie que lui, en témoignait le drapeau qu’elle avait encore de dessiné contre la joue, tout de même abîmé par les larmes qui avaient malheureusement coulé sur ses joues.

Il ne regrettait pas d’être venu à Central Park, si c’était ce qui avait permis à sa langue d’enfin se délier pour qu’il parvienne à déclarer ses sentiments à Tessa. Mais il détestait aussi Central Park maintenant. Parce qu’y avait plein de monde et que c’était un endroit public et que même si le parc avait été réquisitionné pour accueillir un événement censé célébré l’amour, quel qu’il soit, ils ne pouvaient pas faire tout ce dont ils pourraient avoir envie. Il en avait eu tellement des envies concernant Tessa et peut-être que ça l’avait poussé à regarder son décolleté, parfois avec plus d’instance qu’il ne voulait bien l’admettre mais ça l’avait surtout frustré, parce qu’il devait se les garder pour lui ses envies et toutes les fois où malgré tout, ils s’étaient retrouvés à se ‘réconforter’ l’un l’autre, ça avait été aussi agréable que frustrant, parce que ça s’était toujours arrêté beaucoup trop tôt. Maintenant, ils n’avaient plus de règles, ils n’étaient plus obligés de retenir leurs désirs, leurs envies, mais ils étaient au beau milieu d’un lieu public, avec beaucoup trop de monde, ici et là et certainement pas l’envie de finir la journée au commissariat parce qu’ils se seraient faits arrêtés pour outrage public à la pudeur à trop se lâcher sur la pelouse de ce parc. Mieux valait rentrer à la maison alors, là-bas, ils pouvaient faire tout ce qu’ils voulaient, sans risquer de choquer personne. C’était dur pourtant de se décoller de Tessa. Dur de lui résister, alors qu’elle était là sans t-shirt, si proche de lui. Il lâcha un léger rire à sa remarque, probablement plus nerveux qu’il ne l’aurait voulu. « Nan ça va, pour l’instant j’ai encore le plein contrôle sur toutes les parties de mon corps. » Pour l’instant, ouais. C’était pas pour rien qu’il avait quand même trouvé le courage d’arrêter de l’arrêter, comme si ça n’avait été qu’une question de secondes avant qu’il ne contrôle plus rien. Au moins, il pouvait toujours se dire que comme faire l’amour en public ne faisait pas partie de ses fantasmes, l’idée qu’ils soient au beau milieu d’un endroit bonder de monde, l’aidait à contrôler un minimum ses envies. Il s’écarta quand même de la blonde, comme si ça devenait nécessaire par mesure de sécurité et le temps de récupérer ce qu’il avait pu laisser trainer sur la couverture, son fameux boitier à lunettes et son téléphone. « Parfait. La tienne aussi. » Qu’il lui répondit, le sourire accroché aux lèvres, il ne pouvait pas être le seul des deux à être complètement impatient de rentrer à dans leur appartement. L’appartement, qui lui semblait vraiment loin et pourtant, une demi-heure à pied, c’était pas grand-chose. « Si on arrive à attraper un taxi, on peut gagner dix minutes. Ou perdre une heure remarque. » Suffisait d’un embouteillage pour qu’ils passent trois plombes dans leur taxi et les embouteillages à New-York, c’était monnaie courante. « J’pense pas être prêt à prendre le risque en fait. » C’était un risque trop gros pour seulement dix minutes de gagnées, poussés par le désir, peut-être qu’ils mettraient moins de temps après tout. Il glissa son boitier à lunettes dans le sac de la blonde, elle lui avait pris ses affaires à l’allé, elle n’allait pas le laisser se démerdé avec au retour quand même. Il rangea quand même son portable dans sa poche avant de se relever et de tendre la main à Tessa pour l’aider à en faire de même, pas forcément qu’elle ait besoin de lui, mais c’était quand même plus galant, ou au moins sympa, parce qu’il l’aurait fait, même s’il ne s’était rien passé entre eux sur cette couverture. Maintenant, autant la ramasser rapidement cette couverture et partir rapidement en direction de leur appartement.  

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MessageSujet: Re: (tessa + event 1), this is where it starts tonight. Sam 29 Juil - 16:45

so many words we're not saying
Voilà plusieurs années maintenant, que Tessa venait à la Gay Pride; chaque année, son petit rendez-vous annuel, initié à l’époque où il avait été avec Sofia, et que ç’avait semblé être totalement naturel, d’oser des choses auxquelles elle n’avait jamais songé, plus jeune. Non, dans sa petite vie bien carrée à Trenton, influencée par les autres filles, par les phénomènes de groupe, les paroles de ses parents et les habituels clichés qu’on voyait à la télévision, la blonde n’s’était jamais trop interrogée sur sa sexualité. New York avait été comme un océan de possibilités, quand Trenton était resté à sa mémoire comme une minuscule mare dans laquelle elle avait tourné en rond. Elle dirait volontiers, que c’n’était pas tous les jours, qu’on s’mettait à zieuter tous les gens qui passaient, en se demandant ce qu’on préférait entre les hommes et les femmes; et bien au-delà de cet aspect-là, la sexualité en elle-même, avait quelque-chose de terrifiant. Quand son tout premier baiser avec Sofia lui avait semblé mille fois meilleur, mille fois plus mémorable que ceux qu’elle avait partagés avec des garçons au lycée, ou des aventures d’un soir ici, à New York, la jeune femme s’était évidemment demandée c’que ça voulait dire. Était-elle gay, était-ce plus compliqué que ça? Bisexuelle, peut-être que c’était le meilleur moyen de n’pas se poser trop de question à ce niveau-là; ç’avait été Sofia, qu’elle avait aimé et voulu quand elle avait eu vingt-deux ans. Et puis elle s’était remise de cette histoire dans les bras d’un homme; il lui avait fallu des lustres avant de s’persuader que c’n’était pas ‘juste Sofia’, qu’elle n’avait pas été une exception à la règle, une ‘différence’ au milieu d’habitudes si profondément ancrées en elle, ou un trait de rébellion, maintenant qu’elle était si loin de sa ville natale et de l’influence de ses parents. A vingt-sept ans, c’était d’Aodren dont elle était éprise; et comme une folle, comme une idiote, comme une fille trop romantique, elle n’voulait pas penser à qui ou quoi pourrait venir après. Il n’y aurait personne après; elle voulait y croire, au moins, surtout quand les baisers du jeune homme créaient à eux tous seuls, une alchimie qui dansait dans toutes les fibres de son corps, dans ses veines et battait avec le rythme frénétique de son coeur. Après cinq ans de doute, de questionnements sur elle-même, d’exploration intérieure, elle était au moins assez sure d’elle pour savoir qu’être avec lui n’réécrivait rien du passé qu’elle avait vécu, ou des attachements qu’elle avait eus, avec chacun de ses partenaires, pour plus ou moins longtemps. Hommes et femmes lui avaient brisé le coeur, et peut-être que de leur point de vue à eux, elle avait brisé le leur aussi. Elle n’voulait pas briser le coeur d’Aodren, c’était tout c’qu’elle savait, tout ce dont elle pouvait être persuadée, quand tous les gestes qu’elle avait à son égard, étaient chargés d’affection, de douceur, d’envie. Elle avait envie de lui, ouais, depuis belle lurette, tant et si bien qu’elle s’était elle-même souvent vue comme une véritable héroïne pour s’retenir de ne pas le laisser s’écarter, après qu’ils aient fini leurs quelques batifolages. A force, pauvre Aodren, la blonde s’était construit tout un tas de pensées, tout un tas de désirs et d’images qui, peut-être, auraient de quoi être trop écrasants pour l’univers bien réel dans lequel ils existaient, tous les deux. C’était ce qui rendait l’fait de s’arrêter si difficile, là maintenant; Tessa, elle était si proche de sentir, palpable partout sur son corps, le fruit de ce qu’elle avait créé dans sa propre tête, qu’elle n’savait pas s’il était humainement possible qu’elle s’arrête.

Sans doute était-ce pour ça qu’elle, elle n’avait rien dit, son souffle si court, son coeur battant si fort contre sa cage thoracique. Heureusement qu’elle était là, celle-là, sinon il n’y avait pas à douter du fait que son palpitant serait déjà sorti de sa poitrine comme un furieux, en éparpillant ses ondes de folie un peu partout. Encore allongée sur la couverture, la Dyer l’sentait bien, dans les ‘boum boum’ qui résonnaient à ses oreilles, les ‘boum boum’ qui grondaient juste au creux de son cou. Il y avait au moins ça pour la persuader qu’elle n’s’était pas liquéfiée à même le sol. Et dire qu’Aodren, lui, il disait qu’il avait encore le ‘plein contrôle’ sur son corps - le chanceux; tout ce qu’elle put faire pourtant Tessa, c’est vaguement grogner d’un air mécontent: peut-être que ça devait bien avoir quelque-chose de relativement peu flatteur, l’fait qu’il s’en sorte si bien, alors qu’il avait passé tant de temps à éparpiller des baisers sur sa peau, jusque vers sa poitrine à moitié dénudée. Elle aurait bien aimé, tiens, qu’ils soient un tant soit peu à égalité. « Tu devrais t’douter que c’est pas la meilleure chose à dire à la fille qui vient d’enlever son tee-shirt en public, juste pour toi. » parvint-elle à plaisanter, au moins, avec un petit ton mordant; certes, elle aurait pu se montrer beaucoup plus allumeuse - elle s’était sans aucun doute, montrée dragueuse à l’excès déjà avec lui, quand il avait été question de leurs préliminaires: Tessa, elle n’avait jamais lésiné sur ses efforts pour faire perdre la tête à Aodren aussi, et lui faire complètement oublier tout ce qui avait pu si bien le tracasser. La blonde s’octroya au moins le droit de reprendre un peu contenance en se redressant sur la couverture; assise sur celle-ci, elle arrangea un peu sa coiffure, persuadée que déjà en quelques secondes, ses cheveux étaient partis dans tous les sens. Après avoir rassemblé ses affaires, au moins, elle n’fut pas vexée au point de refuser la main que le brun lui tendit - au contraire, elle sourit d’un air amusé, pour mieux se laisser entrainer, jusque sur ses pieds: c’n’était pas du luxe, après tout, de l’avoir là pour les premières secondes passées debout. Certes, elle n’allait pas tourner de l’oeil, elle aussi, avait un certain contrôle de ses hormones et du plaisir qui grandissait en elle, si disproportionné et si fou était-il. Mais à quelques minutes près, à quelques baisers de plus en plus bas, y’avait eu de fortes chances pour que les jambes blanches de la blonde, finissent par devenir du coton sur lequel elle aurait été incapable de garder l’équilibre. Une fois stable sur ses jambes, elle récupéra la fameuse couverture, secouant vaguement celle-ci pour mieux la fourrer dans son sac; d’habitude, elle la pliait, mais là, elle n’avait absolument pas envie de faire l’effort. « Hm, j’ai pas spécialement envie de prendre des paris aussi risqués, non plus. » Tessa, au contraire, elle dirait qu’elle, souvent, elle avait la poisse quand il était question de c’genre de ‘tentative hasardeuse’; et puis au moins, s’ils marchaient, ils n’auraient pas le temps de s’regarder, d’être posés dans un endroit où ils étaient supposés être ‘sages’; dans un taxi, la blonde savait déjà qu’elle n’tiendrait pas bien longtemps, avant de chercher à nouveau le contact des lèvres d’Aodren, quitte à totalement s’laisser consumer par celles-ci - tant pis, un taxi, c’était toujours mieux qu’en plein milieu d’un parc. Pour l’instant, tout ce qu’elle se contenta de faire, c’est s’approcher du jeune homme, pour l’observer, toujours avec son sourire, et comme si elle puisait son courage dans ses prunelles à lui, l’assurance que quoiqu’il advienne, d’ici une demi-heure, ils seraient sans vêtement, sans honte, sans retenue, sans plus rien pour repousser les envies qui bouillonnaient avec ardeur au creux de leurs tripes. Doucement, elle vint au moins déposer un baiser sur les lèvres d’Aodren, incapable de vraiment résister; juste un petit bisou, qui élargit son sourire, livra des promesses qu’ils n’avaient pas besoin de se faire plus avant. En attrapant la main du jeune homme dans la sienne, Tessa s’engagea, direction la sortie - elle n’poussait au moins pas le ridicule à courir et à pousser le brun à la suivre à la même allure, mais d’habitude, sans doute, elle marchait plus lentement dans c’genre de circonstance, profitant gaiement du trajet du retour pour déguster la caresse du soleil, ou les gens autour d’eux. Là maintenant, il était clair qu’elle s’fichait de tout ça, Tessa; ils le connaissaient bien ce quartier, après tout.

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