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dancing in the dark, cody.

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pseudo : kidd, faustine.
arrivé(e) le : 21/01/2018
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MessageSujet: dancing in the dark, cody. Ven 23 Fév - 0:41

@Cody Lexington
Brooklyn's Streets

À dire vrai, Sahar ne sait pas vraiment pourquoi, en sortant de sa station de métro en revenant du boulot, il s'est arrêté là, les mains enfoncées dans les poches de sa veste, sa casquette vissée sur son crâne et son écharpe commençant à mordre sur son visage. Debout devant la vitrine du studio où il peut apercevoir certains mouvements des danseurs, il perd un peu la notion du temps, à ne pas trop savoir depuis combien de temps il se trouve là, constatant simplement la brûlure du froid sur le bout de ses oreilles. Pourtant, avec une certaine nostalgie, il les regarde se mouvoir et sent un petit sourire pointer au coin de ses lèvres face aux souvenirs qui reviennent s'emparer de lui comme ils ne l'avaient pas fait depuis bien longtemps. Ça a été une partie de sa vie, ça aussi. Aussi incroyable que ça puisse paraître quand on voit qu'aujourd'hui il rechigne à venir sur une piste de danse, à se pointer en boîte de nuit, ou même à esquisser un pas de danse dans son salon qui le protège des regards indiscrets sans aucune raison, Sahar a été autrefois un danseur plutôt bon, plutôt très bon, même. Préférant troquer ses tenues d'entraînements et la sensation du parquet sous ses pieds pour celle des cordes et des touches contre ses doigts, il a petit à petit arrêté de pratiquer pour ne garder du danseur qu'une partie des mensurations, les muscles un peu fondus depuis à force de ne pas les avoir entretenus. Alors qu'il sort machinalement son paquet de cigarettes du fond de sa poche pour venir en glisser une entre ses lèvres et tâcher de l'allumer malgré le vent qui souffle en sa défaveur, il observe, et sent quelques fourmis grimper dans ses pieds, avec une pointe d'envie qui se dessine au creux de son ventre à l'idée de tenter d'imiter leur pas, voir un peu s'il réussirait encore à suivre une cadence imposer ou si, définitivement, la danse est bel et bien derrière lui. Ses pieds, pourtant, restent comme plantés au sol, collés au bitume du trottoir, alors qu'il tire une longue taffe sur sa cigarette et attend un court instant avant d'expulser la fumée par ses narines. Orion ne le croirait sans doute pas s'il venait à lui parler de sa décennie passée dans des studios de danse, à apprendre des pas, à suivre un rythme, à vivre ce qu'on lui inculquait alors. Non, c'est vrai, on n'imaginerait pas Sahar Esfahani courir en sortant de l'école pour ne pas être en retard à son cours de danse, ses cheveux en bataille et ses joues mal dégrossies de ses années de bambin. Se balançant un peu d'une jambe à l'autre pour braver le froid plus que pour se laisser tenter par une imitation des personnes qu'il voit à l'intérieur, il n'a même pas conscience de l'aspect gênant que pourrait avoir pour les gens sa présence, là, à les regarder danser. Ça n'est pas à ça qu'il prête attention, mais plutôt à la grâce de leurs mouvements, la fluidité dont ils font preuve, parce que c'est ce qui est beau à voir, dans la danse. Alors, savourant ce spectacle gratuit qu'il s'offre quand il pourrait déjà être arrivé chez lui, à l'abri de ce froid qu'il déteste tant et qui le fait tellement pester le matin en sortant de chez lui, le soir en quittant le boulot, la nuit quand il doit se lever de son lit seulement vêtu d'un sweat et d'un boxer, il ne remarque pas non plus la silhouette qui se poste à côté de lui et qui semble le toiser, probablement curieuse de connaître la raison de sa présence là, comme un piquet devant la fenêtre. Ce n'est que lorsqu'il tourne la tête pour regarder sur son téléphone qui vient de vibrer qu'il réalise qu'elle est là, à côté de lui, et qu'il prend alors quelques courtes secondes pour remettre son visage et ses boucles. Sa voisine.

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