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You’ll keep me safe (Elio & Amalia)

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MessageSujet: You’ll keep me safe (Elio & Amalia) Dim 18 Fév - 15:45

You'll keep me safe

Le regard fixé sur son reflet dans le miroir, Amalia n’aime pas ce qu’elle y voit, elle est bien loin de se sentir confiante à cet instant. Elle avait espéré un message toute la journée, de la part de n’importe qui, de Romeo ou d’Elio, pour l’empêcher de recommencer et de sombrer. Rien n’est venu. Elle se sentait encore plus ridicule à avoir ce besoin des autres pour aller de l’avant. Ça a toujours été ainsi, incapable de gérer ses propres démons elle-même. Elle avait même composé le numéro d’Elio avant de l’annuler au dernier moment. Leur dernière rencontre ne l’aidait pas à y voir plus clair. C’était même tout le contraire. La scène tournait en boucle dans sa tête, ses lèvres contre les siennes. C’était compliqué depuis le début Elio et elle, à vrai dire rien n’avait jamais été simple avec sa famille. Tôt ou tard ils allaient devoir en parler, ils ne pouvaient continuer à se repousser pour finir par se retrouver. Au moins, pour Romeo. Avant que ça ne devienne trop étrange. Tableau incohérent et énigmatique qu’ils formaient à eux trois.

La Casarini a donc juste décroché quand cet homme qui l’entraîne irrémédiablement vers le fond l’a appelé pour la cinquantième fois de la journée. Il lui a proposé un client à accompagner ce soir. Ce n’était pas une réponse réfléchit quand elle lui dit oui. Elle ne pouvait pas refuser. Elle avait besoin de cet argent de toute façon. Et cette façon d’agir la rapproche tellement de Luca. Il était de loin le plus compliqué de la fratrie, celui avec qui elle pouvait se disputer pendant des heures et des heures, mais il restait son frère. Et il lui manque à chaque jour qui passe. Mais elle n’arrive pas à faire son deuil parce qu’elle ne comprend pas pourquoi le destin ou qui que ce soit s’acharne sur eux. Ça lui fait mal de penser à ce frère qu’elle ne verra pas, tellement mal qu’elle ne sait même plus comment le dire. Persuadée que personne ne l’entendrait de toute façon. Dans ses rêves seulement, elle se laisse emporter par son courage. Dans la réalité, il n’y a qu’elle Amalia tente de chasser son frère de ses pensées préférant ne pas imaginer combien son comportement le décevra. Elle se donne du courage en se disant qu’au moins ça lui permettra de penser à autre chose.

Elle sursaute violemment quand plusieurs coups résonnent sur la porte la sortant de ses pensées. Elle n’attendait personne ce soir, et puis Romeo avait pris un tour de garde supplémentaire pour arrondir les fins de mois du reste de la famille. Elle ne fait rien pour aller ouvrir la porte…jusqu’à ce que son nom résonne de derrière la porte. Cette voix reconnaissable entre mille pour elle. Elio. Sa gorge se noue, elle sait très bien qu’il va rapidement faire le rapprochement entre sa tenue, son maquillage et sa nouvelle façon de se mettre en danger. La Amalia qu’il connait ne serait jamais sortie habillée comme cela. Elle sait ce qu’il va penser d’elle et ça lui prend les tripes. Elle finit par s’avancer jusqu’à la porte, l’ouvrant sans un mot. Elle a envie de lui dire de foutre le camp, qu’il n’a pas à être ici, qu’il doit aller s’occuper de sa vie. Mais au lieu de ça, elle pose son regard dans le sien, azur, et ses yeux crient : s’il te plait, ne me déteste pas. Elle a trop besoin de lui aussi. Elle se noierait complétement dans ses travers sans lui. Elle s’écarte pour le laisser entrer dans son appartement, maintenant qu’il est là il ne peut pas faire demi-tour. Elle a les yeux brillants. De larmes. De honte. De colère. De tristesse. D’un peu tout ça à la fois. Elle n’est plus qu’une grenade qui menace d’exploser à tout moment. Il n’y a rien qu’elle puisse dire qui ne le mettra pas en colère alors elle reste silencieuse. L’italienne attend qu’il brise ce silence. Silence qui ne la dérangeait pas d’habitude, c’était la façon de faire d’Elio et parfois les mots étaient inutiles, mais elle voulait l’entendre là. Rompre ce silence qui l’avait entouré toute la journée. Là maintenant, elle préfère sa colère à la solitude. Ses mots durs au silence.
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MessageSujet: Re: You’ll keep me safe (Elio & Amalia) Dim 18 Fév - 22:03


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Il attendait, même s'il ne savait plus vraiment quoi à ce stade. Elio avait pensé la majeure partie de sa vie à cela, attendre. Que quelqu'un le sauve de lui même. Que Wyatt puisse s'en sortir. Que Romeo puisse être heureux un jour. Finalement, tout cela ne menait pas à grand chose: Wyatt avait disparu, le bonheur n'avait toujours pas frappé. Heureusement, l'espoir existait, du moins sur le papier. Même cela, Elio n'y croyait qu'à moitié mais peut être que c'était normal quand on vivait comme il pouvait le faire. Se lever tous les jours à la même heure, survivre à des journées de travail extrêmement longues avec aucune garantie d'en voir le bout en un seul morceau. Il avait choisi cette vie néanmoins, alors à quoi bon se plaindre? Elio était simplement attiré par le chaos, s'il n'avait pas fini par devenir ce chaos au bout du compte. Il n'avait pas la réponse à se ce genre d'interrogations. A la place, il attendait. Assis là, dans son véhicule de fonction comme s'il pouvait encore réfléchir au sens de ses actions. Il n'aurait pas dû être là, à regarder, surveiller, faire comme s'il avait son mot à dire dans les choix de la petite soeur de son partenaire. Pour autant, Hamilton avait fait une promesse quelques années auparavant et il avait bien du mal à s'en détacher désormais. Elle allait le haïr si elle apprenait qu'il avait passé les deux derniers soirs à attendre dans sa voiture devant chez elle. Attendre quoi déjà? Ah oui, qu'elle craque et qu'elle reparte dans ses vieux travers, c'était peut être la seule raison valable qu'avait Elio d'être là. Romeo travaillait, des heures supplémentaires bénies quand on connaissait le montant des dettes du reste de la famille depuis les funérailles de Luca. Elio ne pouvait même plus aider en la matière: de toute manière, il en avait trop fait. Il était temps qu'il se concentre sur la médiocrité de propre sa vie mais pour en arriver là, le policier avait besoin de savoir qu'Amalia ne prenait pas le mauvais chemin. Pas le même que son défunt frère, en tout cas. Une quête bien vaine puisque, quelque part, Elio savait déjà qu'elle franchirait ce cap impardonnable. Il savait pertinemment qu'elle quitterait cet appartement pour rejoindre une soirée huppée au bras d'un milliardaire désabusé. Il attendait simplement le moment terrible où elle passerait la porte d'entrée pour s'enfuir. Encore et toujours s'enfuir.

Elio s'extirpa de son véhicule pour affronter la nuit noire. Le moment était venu et l'orage grondait en même temps que sa colère naissait au creux de son âme. Il aurait aimé pouvoir se détacher de la moindre émotion mais il n'en avait jamais été capable. Elio gardait toujours tout au fond de lui, jusqu'à ce que le tumulte de sentiments ne devienne trop grand pour qu'il puisse le gérer. Ce soir là, il n'était même plus question de tenir le coup face à tout ce qui se tramait au fond de lui. Lorsqu'il arriva devant la porte d'Amalia pour frapper quelques coups appuyés sur le bois solide, le policier avait déjà conscience que plus rien ne pourrait être comme avant, certainement pas alors qu'il avait osé prononcer son nom avant d'apercevoir son doux visage. Elle lui ouvrit forcément et ses yeux se bloquèrent dans les siens. Instinctivement, sa mâchoire se serra alors qu'il entrait dans le silence le plus perçant. Il n'avait pas les mots pour exprimer ce qu'il pensait alors il continuait de marcher, ses pas résonnant malgré le peu de force qu'il mettait dans ses foulées. Elio se retourna finalement vers la jeune femme, une voix froide s'élevant de sa cage thoracique sans qu'il ne puisse réellement la contrôler. "Alors ça y est, tu veux mourir toi aussi... Ca t'a pas suffi la dernière fois, Amy? Est-ce qu'un jour ça te suffira de te faire autant de mal? Et d'en faire au reste de ta famille par la même occasion..." Il sentit sa mâchoire se crisper à nouveau alors qu'il baissait le regard pour contenir cette rage sourde qui l'occupait. Non, qui le tétanisait en vérité parce qu'Amalia sombrait et quelque part, lui aussi.
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MessageSujet: Re: You’ll keep me safe (Elio & Amalia) Dim 18 Fév - 23:04

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Elle n’aurait pas dû ouvrir cette porte. Elle le sait en plongeant son regard dans le sien. Elle le sent quand il passe devant elle. Elle le sait que ça va lui faire mal. Que ça va leur faire du mal à tous les deux. Ils en arrivent là à cause d’elle. Culpabilité qui la bouffe un peu plus. C’est de sa faute tout ça. Tout est de sa faute. Parce qu’ils n’en seraient pas là si elle ne lui avait pas fait promettre de protéger son frère il y a de ça quelques années. Et qui sait, Luca aurait peut-être été encore en vie. Mais ce qu’elle sait aussi, c’est qu’il est toujours là. C’est à se demander comment il fait. Elle n’arrive plus à penser correctement. Bousculade de pensées qui n’ont plus de sens dans son esprit. Quand Elio se met enfin à parler elle n’était pas préparée à ce que ça fasse aussi mal. Elle recule sous le choc. Le ton de sa voix. Ses paroles. Il n’a pas le droit de mettre Luca au milieu de tout ça. Il ne comprend donc pas qu’elle ne fait pas ça par envie. Que pour elle, c’est la seule et unique option qui s’ouvre. « Tu ne comprends pas » Sa voix tremble. Elle se retient de ne pas s’écrouler et sombrer totalement. Elle veut lui montrer une force qu’elle n’a plus depuis longtemps. « Et quoi ? Je fais quoi alors ? Explique-moi ? Montre-moi ? » Parce que pour l’instant le seul moyen qu’elle ait trouvé pour vivre, c’est de fuir. Faire semblant d’être une femme qu’elle ne sera jamais dans des endroits bien trop luxueux pour elle. Rire nerveux qui la traverse. Non, il ne peut pas lui jeter ses défauts à la figure en lui sortant que ça blesse sa famille. C’est trop facile. L’italienne est persuadée que de toute façon se faire du mal c’est un truc de famille chez les Casarini, ça se transmet de générations en générations comme on transmettrai une œuvre d’art. Qu’est-ce que ça peut bien lui faire de toute façon, qu’elle soit là ou bien au bras d’un homme riche et puissant. La réponse pourtant elle la connait et ça la tue. Paradoxe de leur relation et de la promesse faite ; si elle a mal, Romeo aura mal.

Elle ne lui laisse pas le temps de parler. Elle a besoin de vider son sac. « Mais non, tu ne peux pas faire tout ça parce que t’es aussi perdu que moi » Elle crie maintenant, les larmes coulent librement sur son visage. Il doit aimer souffrir lui aussi puisqu’il est encore là, à se tenir dans son appartement, dans leurs vies. D’autres auraient quitté le navire depuis longtemps, les auraient laissé en les traitant de fous. Mais non, pas lui. Il faut qu’il se tienne devant elle. A s’en faire pour elle. Pour eux tous en réalité.  Qu’il tente de les sauver tous à la fois. Personne ne lui a donc dit que les histoires ne se terminent bien que dans les films. « Et tu sais, le pire, c’est que c’est de ma faute. Moi et cette foutue promesse » Ils en reviennent toujours là. Parce que tout part de cette rencontre. Jamais elle ne lui aurait demandé de lui promettre de protéger son frère. Jamais il n’y aurait eu de lien entre eux. Et c’est comme ça que ça aurait dû se passer, elle aurait simplement dû être la petite sœur de son partenaire, et lui le policier qui patrouille avec son frère. Ni plus ni moins. Les italiens n'ont jamais su faire dans la simplicité. Il y a trop de choses entre eux maintenant. Trop de sentiments mélangés. Elle reste encore cette adolescente effrayée à l’idée que son frère ne revienne pas de patrouille, ils ont besoin de lui. Elle surtout a besoin de lui. Mais le dire à haute voix ça n’aurait pas de sens après ce qu’elle vient de lui balancer en pleine tête. Elle est au courant qu’elle fait tout pour le faire fuir, il arrêtera peut-être de souffrir aussi loin d’elle. Elle ne serait qu’un monstre si elle l’obligeait à rester, ça ne l’empêche pas de se sentir pétrifiée à l’imaginer partir pour toujours.


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MessageSujet: Re: You’ll keep me safe (Elio & Amalia) Lun 19 Fév - 23:26


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Sourire pour ne pas pleurer. Rester silencieux pour tout dire. C'était le mode opératoire qu'avait adopté Elio depuis sa plus tendre enfance. Il avait tant souffert et il n'avait jamais eu les armes pour se défendre réellement. On lui avait appris que la violence était le maître mot pour toutes les situations mais il n'avait jamais pu s'y résoudre: pourquoi vivre dans la haine? Pourquoi haïr le monde entier quand quelques êtres seulement étaient à blâmer? Elio aurait aimé le savoir. Il aurait aimé comprendre ce qui poussait certaines personnes à faire le mal autour d'eux. Il savait que c'était impossible, que le monde était juste allée trop loin et qu'on ne pouvait plus rien faire pour sauver leurs âmes perfides. Et lui, oui lui, il était encore là à arpenter les rues pour appréhender ces criminels. Etait-ce une perte de temps quand on ne pouvait pas sauver le monde? Il avait encore un peu d'espoir, même si cela semblait bien peu à côté des exactions de certains bandits de ce siècle. Hamilton ne pouvait plus regarder cette souffrance en face, tout comme il n'avait pu regarder le décès de Wyatt en face. Il n'avait pas pu plus gérer celui de Luca et désormais, il devait être celui qui sauvait Amalia d'elle même. En avait-il les capacités? Il en doutait plus que quiconque. Lui, Elio, n'avait pas grand chose à offrir pour remettre les âmes perdues dans le droit chemin. A vrai dire, il se sentait lui même perdu au milieu de ce chemin tortueux. Comment la sauver? Comment la rendre heureuse? Il pensait à Romeo, à ce qu'il pourrait dire s'il apprenait les dernières folies de sa petite soeur. Elio ne pouvait tout bonnement pas la laisser faire. Il n'était même plus question d'une quelconque promesse passée à une autre époque, dans un autre monde où tout était encore viable, semble t-il. Luca n'était plus là. Wyatt non plus. La terre continuait de tourner malgré tout.

Désormais, Elio devait combler le silence. Il devait arrêter de faire fonctionner cette spirale du mensonge, celle du sourire au lieu des pleurs, celle du silence au lieu des mots... Il devait juste ouvrir les yeux, regarder Amalia en face et accepter qu'elle puisse faire ses propres choix. Des erreurs, oui, c'en était forcément puisqu'elle s'apprêtait à retourner dans le monde de la décadence mais qui était-il pour la juger, lui, l'écossais qui avait vécu en foyer, l'homme sans avenir apparent? Il n'était que le flic de quartier. Le partenaire de Romeo. L'ange gardien des Casarini. Le reste de sa vie n'était que fioritures, rien d'autre. "Au contraire, je comprends parfaitement. Tu cherches une raison de te sentir vivante, l'adrénaline, la peur... Tu cherches Luca quelque part." Comme lui avait cherché Wyatt, comme il le cherchait encore parfois quand il se réveillait en sursaut en pleine nuit avec l'image de son corps inerte à ses pieds, la colère martelant ses artères. Il comprenait tout cela, cette haine qu'il se vouait bien souvent parce qu'il avait échoué. Et avec elle, il échouait encore. "Non, Amy. Ma place est là, j'ai jamais été perdu. J'ai toujours voulu être cet homme là, le flic de terrain, le partenaire de Romeo et si j'ai tenu cette promesse envers toi, c'parce que j'en avais envie..." Il le ferait jusqu'à sa mort, très certainement. C'était sa seule raison de vivre. "Ca n'a rien à voir avec ta promesse... Si j'suis là, c'pour t'arrêter avant qu'il soit trop tard. T'as pas envie d'être cette fille là. Tu vaux bien mieux que ça alors fais pas ça. J't'en supplie, arrête ça." Il n'avait même pas élevé la voix, même si l'envie ne manquait pas à ce moment là parce que la voir pleurer et hurler de peur, de honte, de tout ce qui la blessait le rendait tout aussi vacillant qu'elle. Elio ne pouvait que serrer la mâchoire en posant ses mains sur ses propres hanches. "Si tu te vends encore, je pourrais pas te sauver. Ce sera fini et Romeo me le pardonnera jamais..." On en revenait toujours à cette spirale infernale, ce malheur qui lui collait au corps en la regardant aussi dévastée, en la sentant si proche et si éloignée à la fois.
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MessageSujet: Re: You’ll keep me safe (Elio & Amalia) Mar 20 Fév - 16:51

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Ils se parlent enfin, après les silences et les non-dits. Même si ça ne sort que pas des cris et des larmes, elle comprendra plus tard que c’est ce qu’il fallait. Demain, dans deux jours, le mois prochain peu importe, ce qui compte c’est qu’il parle. Après les promesses et les baisers. Elle n’ira pas mieux du jour au lendemain de toute manière. Elle s’en veut maintenant de lui avoir lancé cette phrase en pleine figure, culpabilité qui s’accroit un peu plus encore. Elle se souvient de Wyatt et de l’état dans lequel était Elio durant l’enquête, à sa mort. Et à tout ce qu’il a subi avant. Qu’il a trop souffert alors qu’il n’était encore qu’un enfant. Il ne lui a jamais réellement raconté ce qui lui était arrivé et Romeo lui a toujours dit que c’était à son partenaire de lui en parler. Elle se doute de ce qui a pu se passer tout en sachant que la vérité doit être plus terrible, si c’est possible. Pendant ces mois-là, elle a cru qu’elle allait le perdre définitivement.  C’est peut-être lui finalement qui la connait le mieux. Elle voulait ressentir quelque chose de différent qui ne soit pas la tristesse ou la colère. Se sentir vivre pour autre chose que la douleur. Mais l’adrénaline n’est qu’une addiction comme une autre. Elle sait qu’il a raison, elle cherche Luca. Elle s’en veut de l’avoir trop souvent engueulé sur sa façon de se comporter, ses mauvaises fréquentations, sur son addiction à la drogue. De n’avoir pas pris assez de temps pour se créer des bons souvenirs. Elle donnerait pour beaucoup pour un instant de plus avec lui, Romeo et Elio. Sans disputes. Sans soucis. Mais ce n’est pas possible alors elle le retrouve autrement, en commençant à mener la vie dangereuse qu’il avait. C’est bien loin d’être la vie qu’elle avait rêvé de mener.

Ses dernières barrières qui s’écroulent face aux paroles du policier. Amalia n’avait jamais envisagé cette possibilité, celle qu’il puisse rester auprès d’elle plus seulement à cause de cette promesse, mais bien parce qu’il tenait à elle. Elle a toujours cru qu’il était encore présent pour elle à cause de cette promesse. Qu’il n’avait aidé Luca qu’à cause de ça. Bien sûr qu’il y a de ça. Elle peut entrevoir maintenant qu’il y a aussi autre chose.

Elle n’est pas sûre de valoir mieux que ça. Pas alors qu’elle est à deux doigts de s’écrouler devant lui. Comme elle n’est pas sûre de pouvoir être sauvé. Ni même le vouloir. En est-elle seulement digne ? Et si elle ne fait pas ça, quoi d’autre ? Car, si elle contemple de sa vie, elle n’y voit pas grand-chose ; pas d’argent, pas d’étude, une famille en morceau. Son problème depuis qu’elle est petite c’est de voir partout. Elle a Romeo, elle a des amis, elle a Elio. Même si la place de l’homme qu’il occupe dans sa vie n’est pas claire, il est là. « Ça fait trop mal » Il n’y a rien de plus à dire. Tout lui fait mal. Penser à Luca qui ne sera plus jamais là. A Romeo qui a toujours tout fait pour eux. A lui…Elle recule jusqu’à se laisser tomber contre la porte. Les sept étapes du deuil qui se chevauchent dans sa tête. Le corps secoué par de violents sanglots. Les larmes coulant librement sur son visage. Elle craque. Tout ce qu’elle retenait depuis la mort de Luca qui surgit et sort. Ouragan de sentiments, de peur et d’angoisse mélangés donc elle n’est pas encore sûr de réussir à en sortir. Elle n’a jamais su lutter contre ses démons. Ou plutôt, on ne lui a jamais montré comment faire. Le cercle vicieux s’est renfermé depuis longtemps qu’elle a oublié de chercher une porte de sortie. Sortie qui se trouve devant elle. Elle ne l’a simplement pas encore compris que ça a toujours été Elio.

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MessageSujet: Re: You’ll keep me safe (Elio & Amalia) Dim 25 Fév - 19:45


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Se battre, ce n'était pas franchement dans les compétences d'Elio. Il avait toujours préféré répondre à la violence par son silence, ce qui l'avait probablement sauvé de pas mal de déconvenues jusque là. Si seulement il avait toujours usé de ce stratagème, si seulement il n'avait pas été si idiot lorsqu'il était encore en Ecosse. Il aurait pu périr, peut être même qu'il l'avait souhaité plus d'une fois mais le karma avait décidé qu'il devait encore subsister. L'avenir ne disait pas ce qu'il adviendrait de lui: d'ailleurs, Elio ne voulait pas réellement le savoir. Il préférait se complaire dans cette vie étrange qu'il avait bâti, même si le bonheur manquait désespérément à l'appel. Être seul, c'était mieux qu'être un boulet à la cheville de gens qu'il aurait pu aimer. Il pouvait le dire maintenant que Wyatt n'était plus là parce que c'était lui qui l'avait forcé à vivre, une mission bien vaine quand on constatait la manière dont il était parti. Elio aurait dû arrêter le combat, il aurait simplement dû accepter que son ami n'était plus apte à arpenter cette planète, il se serait ainsi évité des heures tortueuses à lui courir après pour l'empêcher de faire une overdose. Hamilton était le dernier reliquat de ce temps douloureux, de tous ces instants où ils n'avaient été que des enfants du foyer, de ceux qu'on pouvait oublier aisément puisqu'ils n'avaient plus de famille... Plus d'existence en somme. Est-ce qu'il avait obtenu le droit de vivre aujourd'hui? Le jeune policier était loin d'en être certain. Il errait plus qu'autre chose, entre ces missions avec Romeo, ces moments où il errait chez les Casarini pour les empêcher de se déliter chacun de leur côté. Est-ce qu'il aidait quelque peu cette famille à continuer la lutte? Elio était certainement un des problèmes majeurs des italiens puisqu'il participait aux secrets des uns et des autres, après avoir laissé Luca se détruire peu à peu, jusqu'à en mourir aussi violemment qu'il eut été possible. Voilà qu'il devait encore agir, juste une dernière fois pour qu'Amy puisse revoir la lumière du bonheur un jour. Après cela, il s'éclipserait, il en était persuadé désormais.

La mission n'était pas si simple que cela. Amalia avait laissé le désespoir lui coller à la peau depuis tellement de temps qu'Elio n'était même plus assuré de pouvoir la remettre sur pied. La preuve, elle craquait. Juste comme cela, là, maintenant, les larmes jaillissant de ses yeux bleutés sans qu'elle ne puisse en retenir une seule goutte. Et Elio, lui, restait là à la regarder sombrer parce qu'il n'était pas capable de mieux. Il n'avait jamais été capable de mieux d'ailleurs, il était un envoyé du chaos, un de ces hommes qui faisaient plus de mal que de bien dès qu'ils étaient présents quelque part. Elle s'effondrait contre la porte, la douleur semblant la transpercer de part en part. Rien n'était doux, mais est-ce que la douceur avait fait partie d'eux un jour? Non. Ils étaient le malheur incarné, depuis tellement longtemps qu'ils en avaient même oublié que le désespoir n'était pas obligatoire. Il ne l'avait jamais été et Elio ne pouvait même pas l'accepter, il n'était pas prêt pour cela. Pourtant, il s'approcha d'Amalia, lentement, s'agenouillant devant elle avant de libérer un mouchoir de la poche de son blouson, geste qui voulait dire tant dans un langage qu'il était seul à pratiquer. "Un jour, ça s'arrêtera. Mais il faut que tu le veuilles, Amy... C'est pas Romeo, moi ou qui sais je encore qui va te sortir de là... Il y a que toi pour te rendre heureuse." Lui n'avait jamais su le faire, il n'arrivait pas même à se sauver de sa propre torpeur alors que pouvait-il faire espérer à quelqu'un comme elle? "N'y va pas ce soir. Commence par là." Il tenta un maigre sourire envers elle, fait suffisamment rare pour être remarqué avec Elio. "Si tu veux que j'appelle Romeo pour qu'il s'occupe de toi..." Sa réponse à tout, Romeo parce qu'Elio était incapable d'être un roc pour qui que ce soit, il pouvait juste donner l'illusion d'être quelqu'un.
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MessageSujet: Re: You’ll keep me safe (Elio & Amalia) Mer 7 Mar - 15:41

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Elle s’écroule l'italienne, le corps entier qui tremble. Elle s’écroule parce qu’elle ne sait plus quoi faire d’autres. Et que tout semble si compliqué qu’elle n’a plus d’autres armes que ses larmes. Elle prend le mouchoir, sa main se posant sur la sienne un bref instant, ses doigts qui enserrent les siens, quelques secondes seulement. Contact physique. Pas le premier. Contacts qui rythment leur relation depuis le début, de cette main serrée dans ce bar à leur première rencontre, de ses baisers échangés ; chez elle, devant la voiture de police. Contacts quand ils ne savent plus quoi dire, ou plutôt quand les mots deviennent de trop. Rare, maladroit peut-être, mais toujours si rassurant pour elle. L’action plutôt que les paroles. Léger sourire sur les lèvres quand il lui dit qu’un jour ça s’arrêtera. Elle a envie de le croire. Réellement. Mais le chemin semble tellement compliqué de là où elle est. Mais le voulait-elle vraiment ? Certainement, tous les êtres humains aspirent non au bonheur. Il faut dire qu’elle avait toujours choisi la facilité, le malheur plutôt que le bonheur, mais que ça ne l’a conduit nulle part non plus. Alors oui, elle devrait essayer le bonheur. Juste pour voir si ça marche. Avec son frère. Avec Dana, Vitaly et les autres. Avec Elio, à la seule condition qu’il veuille encore rester après tout ça. Sans lui, ils se seraient déjà tous noyés depuis longtemps. Elle le sait, du moins n’en doute pas une seconde, que s’il a eu sa place dans leur malheur, il l’aura également dans leur bonheur. Pourtant, elle a ce sentiment, étrange sensation au plus profond, qui lui dit qu’Elio sera là pour leurs jours heureux, sans en faire partie. Le pacte n’a jamais été équitable, lui seul face à eux et leurs rêves brisés. Elle hoche la tête. Mais, lui ne semble pas avoir compris que leur bonheur sans lui n’est rien. Que leur bonheur sans lui n’existe pas. Non, elle n’ira pas ce soir. Et maintenant elle se sent si honteuse de son geste. Honteuse face à lui. Amère impression de décevoir Elio une fois de plus. Amalia s’est égarée en route, perdu dans le tourbillon de ses sentiments. Comme si elle était en chute libre depuis longtemps, prête à tout pour ne serait-ce qu’avoir l’impression éphémère d’avoir atterri quelque part. Peu importe que ce quelque part soit la voie la plus dangereuse. La pire qu’elle pouvait prendre.

Non, elle n’ira pas. Ce soir, elle restera là, seule probablement dans son appartement, à contempler sa vie comme on regarde un mur trop fissuré. Un peu moins perdue certainement, grâce à Elio. Parce qu'elle avait du mal à l'admettre que depuis la mort de Luca, elle n'avait plus aucun contrôle sur sa vie. Qu'elle n'y arrivait tout simplement plu. Trop de douleur, trop de culpabilité pour ce frère qu'elle n'avait pas pu sauver. Pour ce frère qui lui restait.

« Non » Réaction immédiate à la mention du nom de son frère. « N’appelle pas Romeo » Lui qui a déjà trop souffert à cause de sa famille, lui qui n’a plus droit de souffrir. Pas à cause d’elle. Pas après la mort de Luca. Elle n’a jamais été digne de son frère. Elle n’a jamais été aussi forte que lui, elle aurait tant voulu l’être.

Il pourrait se lever et partir, elle finirait par ne plus lui en vouloir. Il a déjà tellement fait. Trop peut-être, ce soir n’en est qu’une preuve de plus. Ce sentiment qui la parcourt l’espace d’un bref instant, la colère, contre elle-même, de n’être qu’un poids de plus sur les épaules du policier. Elle tente de se reprendre. De sécher ses larmes. « Tu peux rester encore un peu ? » Pour une heure, ou plus. Pour cinq minutes de plus même. Pour toute la vie. « S’il te plait ? » Demande. Supplication de ne pas la laisser seule trop vite. De s'installer à ses côtés. Sans parler comme ils en ont l'habitude.

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MessageSujet: Re: You’ll keep me safe (Elio & Amalia) Mer 7 Mar - 16:43


You'll keep me safe.
Take me back to the night we met.
On ne pariait pas sur Elio et de toute évidence, il préférait qu'il en soit ainsi. Il n'avait jamais attendu quoique ce soit de la part des gens qu'il avait pu côtoyer au cours de sa vie et pour cause, on lui avait fait plus de mal que de bien. Elio se méfiait de tout et de tout le monde depuis tant d'années qu'il avait abandonné l'idée même de comprendre la définition de confiance. Pourtant, il ne devait pas être un cas si désespéré qu'il pouvait le penser. Hamilton avait juste eu le malheur de naître dans le mauvais corps pour vivre le destin le plus morbide quand d'autres avant lui avaient pu respirer la joie de vivre. Elio, lui, était né loin d'ici et l'Ecosse ne lui avait pas spécialement souri. Il avait assisté aux pires sévices que l'Homme était capable de faire vivre et au nom de quoi? Le policier aurait aimé connaître cette réponse mais rien n'était gravé dans le marbre, peut être que ce genre de questions devaient simplement rester sans réponse, justement. C'était pour le bien de l'humanité, cette humanité qui comportait une part non négligeable de mauvais en elle. Elio avait décidé de faire régner l'ordre justement pour cette raison là parce q'il avait vu le mal détruire les personnes les plus innocentes et il ne tenait pas à ce que ce genre de cercles vicieux puissent continuer. Il n'était qu'un homme cela dit et à son échelle, peu de miracles pouvaient être établis. Pourtant, il continuait de vadrouiller dans les rues chaque jours, avec Romeo à ses côtés, comme si ce duo comique pouvait sauver la planète d'elle même. Ils arrêtaient des criminels certes, mais ce n'était pas pour autant que les gens les plus faibles s'en sortaient indemnes. La souffrance était partout et pire encore, elle était au fond de lui. Elio la ressentait en son for intérieur: elle lui faisait mal dès qu'il rentrait chez lui le soir, seul avec ses pensées, en proie à un dégoût immense envers lui-même. C'était là la raison de son côté solitaire: le mal-être constant d'un enfant qu'on avait battu, blessé, rompu. Il essayait de se remettre debout depuis une bonne vingtaine d'années mais que pouvait-on faire pour réparer l'irréparable, pour récupérer cette innocence qui s'était volatilisée bien trop tôt? On ne pouvait rien faire pour effacer le passé alors, Elio se donnait corps et âme au présent, prêt à sauver le monde tel un héros moderne, rien qu'avec ses deux jambes et son cerveau qui avait l'air d'être encore suffisamment en état de marche pour résoudre quelques affaires sordides.

Ce jour là, pourtant, résoudre quoique ce soit n'était pas dans les priorités d'Elio. En fait, depuis le corps calciné de Wyatt, Elio avait bien du mal à se concentrer sur une affaire. Aucune ne semblait en valoir la peine parce qu'il avait échoué à la plus importante, celle de toute une vie. Il avait perdu cet ami fidèle, celui qui avait tout vécu avec lui, celui qui le comprenait mieux que quiconque. Maintenant, la vie de Hamilton était radicalement différente mais il tentait encore de jouer aux héros avec les Casarini, dernier témoin de la détresse d'une famille en pleine déroute. Elio regardait Amalia avec cet air éploré, la laissant donner libre cours à son chagrin, restant là, silencieux, lui tendant le plus simplement un mouchoir. Son contact le rassura un peu parce qu'en répondant à ce simple appel, Amalia lui prouvait encore qu'elle avait besoin de lui, qu'elle était encore cette personne pour qui il avait de l'importance. Et quelque part, Elio en était fier, même si cela ne voulait plus dire grand chose la fierté pour quelqu'un comme lui. Il n'était juste pas celui dont Amalia avait besoin à cet instant... Il lui fallait un frère, il en était persuadé. Néanmoins, elle rejeta cette idée, Elio se contentant de hocher la tête, se doutant qu'elle refuserait qu'il appelle Romeo. Par contre, il fut surpris de l'entendre lui demander de rester avec elle. Sans en dire plus, il s'assit à côté d'elle, reposant son dos contre le mur froid, les yeux droits devant lui, comme si sa présence pouvait changer quelque chose pour Amalia. Comme si le monde allait de nouveau tourner dans le bon sens pour eux. "Tu vas faire quoi maintenant, Amy?" Et c'était une question qui le tourmentait atrocement, comme toutes les autres qui concernaient les Casarini. "J'veux dire... Tu pourrais devenir ce que tu veux, même partir d'ici pour trouver ta voie, le bonheur ou que sais-je encore... J'pense même que tu devrais le faire, j'sais pas si Romeo et moi, entre autres, on est bons pour toi. On a l'air d'amener des malédictions plus qu'autre chose, au fond." Et ce simple fait le fit rire légèrement, avant qu'il ne puisse tourner son regard bleuté vers Amalia. Elio avait conscience d'être maudit, il était même très certainement perdu pour l'humanité mais il voulait croire encore, pour elle, que tout était possible. Que le bonheur pouvait encore exister quelque part.
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You’ll keep me safe (Elio & Amalia)

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