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(sven), when i think it's dead and gone

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MessageSujet: (sven), when i think it's dead and gone Dim 28 Jan - 2:57

pain is growing like a vine stranglin' my heart
Aller à une fête était indéniablement, le meilleur moyen d’oublier tous ses tracas. De ça, Lissa tentait de s’en persuader depuis un long moment, à chaque va et vient qu’elle avait fait devant son miroir, dans sa salle de bain, ou devant son placard à chaussures, à la recherche de la paire idéale. Pour cette fois-ci, choisir ce qu’elle allait porter ou l’allure qu’elle allait avoir, avait été l’acte le plus difficile qui soit : habituellement, pourtant, elle avait toujours pu se targuer d’être naturelle à ça. Et elle savait exactement sur qui et quoi blâmer toutes les hésitations qui envahissaient son esprit, et brouillaient complètement chaque parcelle de son cerveau. Alors ouais, au fond, c’était plus que de la ‘persuasion’ dont elle avait besoin, mais bel et bien d’une réelle motivation qui n’existait pas. Pourtant, elle avait promis à Malia. C’était une soirée étudiante, le genre de truc où la Forbes, elle, ne mettait pas vraiment les pieds, pour la simple et bonne raison qu’elle avait littéralement sauté l’étape des études supérieures. Et elle s’en tirait plutôt bien comme ça, hein ? Certes, à coup de millions balancés par sa famille sur son compte en banque – y’avait pas vraiment d’avenir duquel être terrifié, quand on naissait dans sa famille à elle. Mais qu’est-ce qu’elle aurait bien pu faire comme études à même de rendre sa vie plus facile, hein ? Elle apprenait sur le tas, qu’elle disait ; des détails pratiques qui allaient bien au-delà de la théorie avec laquelle on lavait le cerveau des étudiants sur les bancs de l’Université. Indéniablement, alors, quand la blonde finissait par se rendre à une soirée étudiante, avec des jeunes qui essayaient de décompresser entre les sessions d’examens ou des fraternités qui essayaient d’s’affirmer comme la plus sexy du campus, c’était uniquement à cause de Malia. Ou grâce à Malia. Elles s’amusaient bien, dans ces moments-là. Encore récemment, pourtant, tout ce à quoi la jeune femme avait pu penser, ç’avait été à au combien tous les gars autour d’elle lui avaient paru être cons et immatures, au point d’lui en faire lever les yeux au ciel ; maintenant, elle s’demandait si c’était elle qui avait un problème, si elle était aveugle ou trop hautaine, chargée de jugements, ou critique. Il semblait bien, à vrai dire, qu’il valait mieux ne pas se fier aux apparences, quelles qu’elles soient – même à ce que d’autres affichaient comme un genre de sagesse confortable et réconfortante, un solide sérieux qui n’avait rien à voir avec l’humeur des gens frivoles auxquels elle avait été confrontés, si souvent, dans son monde à elle. Elle avait été assez bête pour croire que Sven avait été différent. Mais Sven était comme tous les autres. Presque une réplique cinglante qui brûlait ses lèvres à chaque fois, désormais, que son amie parlait de son ‘père parfait’ duquel elle était si proche et duquel elle dépendait encore beaucoup trop. Soudainement, c’était comme si Lissa n’faisait que chercher tout ce qu’il y avait à critiquer, dans la façon d’être de Malia, surtout à son âge et surtout vis-à-vis de son patriarche. N’était-ce pas naturel, pourtant, que Sven choisisse sa fille à ce qu’ils avaient pu avoir, quoi que ce soit ? Ils n’avaient pas mis de nom dessus, ils n’s’en étaient pas donnés la peine, portés par le plaisir, l’euphorie, et peut-être l’assurance que de toute manière, un nom ne ferait pas durer tout ça plus longtemps.

Mais cette logique bienveillante lui avait échappé maintenant ; Lissa n’arrivait plus à penser aux prétextes que l’homme lui avait balancés au moment d’lui briser le cœur et d’l’enchainer brusquement à une réalité qu’elle n’avait pas vu venir. Ouais, elle s’était dit que le triangle de relations qui les liait, Malia, elle et lui, était compliqué. Ouais, elle s’était dit qu’ils allaient devoir en parler. De là à c’que tout se passe comme ça s’était passé ? Y’avait un large fossé, fait de possibilités qu’elle avait envisagées, l’idiote, avant de s’prendre des mots trop réels dans la tronche. Et finalement, force était d’admettre que pour Sven, le choix avait été vite fait. Pour Sven, tout lâcher, tout abandonner, ça n’avait pas été si compliqué que ça. Elle pourrait même dire qu’elle avait eu des plans cul qui avaient éprouvé plus de remords à l’envoyer chier, que lui n’en avait éprouvés. Alors elle n’savait pas vraiment, Lissa, si aller à une fête allait vraiment changer quelque-chose. Si ça allait la laver de ces sentiments de honte, de blessure, de tristesse et de vide tout à la fois. Elle n’savait pas si elle n’allait pas être gavée par le premier type blond qu’elle croiserait. Elle n’savait même pas si elle allait pouvoir retenir la rancœur incontrôlable qu’elle éprouvait à l’égard de Malia. Soi-disant que ce qu’il avait fait, c’était aussi un moyen de sauvegarder leur amitié. Quelle connerie. Cette fois-ci plus que toutes les autres fois encore, Malia avait dû particulièrement insister pour obtenir une réponse positive de son amie : parce qu’encore plus qu’un évident manque de motivation à voguer au milieu d’une fête et à prétendre être ouverte aux possibilités de rencontre, elle n’avait même pas envie de voir Malia. Elle n’avait pas envie de s’approcher de sa maison, d’entendre sa voix, ou même de reconnaître quoique ce soit de Sven en elle. C’est à reculons, alors, qu’elle arriva jusqu’à devant chez les Wheeler ; pourquoi est-c’que Lia habitait encore chez son père, à son âge ? A croire que ce soir, Lissa, elle allait surtout devoir se retenir d’faire tout un blabla à son amie en lui disant de ‘couper le cordon’ et d’faire sa vie. Jamais elle n’avait prétendu pouvoir donner de tels conseils, Lis, mais ç’allait finir par être plus fort qu’elle, surtout si à chaque fois qu’elles se verraient, elle allait devoir venir jusqu’ici. Murray Hill était plutôt un beau quartier – c’était toujours Manhattan au moins, quand bien même c’était déjà très différent de tout ce à quoi elle avait été habituée, depuis sa naissance. C’n’était pas pour rien, hein, que pendant des années, elle n’avait jamais foutu les pieds chez son amie : c’était mieux chez elle, dans son coin de Manhattan, et ç’avait même techniquement, toujours été plus près du lycée dans lequel elles s’étaient rencontrées. Et pour ce début de soirée, au moins, le timing serré qui leur restait avant de partir pour la fête, semblait justifié : finalement, elle avait bien choisi ses vêtements – facile à faire, puisque tout lui plaisait dans son armoire – ses longs cheveux blonds avaient été soigneusement coiffés, et elle avait mis de hauts talons pour allonger ses jambes déjà bien effilées. Pour compenser évidemment, histoire de n’pas afficher au monde à quel point elle pouvait être misérable – elle avait l’habitude, quand même – Lissa arborait des allures aguicheuses : parfois, elle s’demandait s’il ne serait pas mieux, de juste chercher du plaisir purement sexuel des gens qu’elle croisait, comme eux ils semblaient l’avoir fait si souvent avec elle. Leur existence à eux semblait plus facile à endurer. Alors qui sait, peut-être que ce soir, elle essayerait tout ça, juste pour donner à son quotidien de ces derniers temps, un genre de substance un tant soit peu plaisante. Pour le coup, elle avait espéré que Malia serait si impatiente de partir, qu’elle serait presque derrière la porte, prête à ouvrir et à bondir dehors. Grossière erreur, puisqu’en frappant à celle-ci, la blonde attendit même de longues secondes. Pour mieux se sentir plus seule que jamais, face à non pas son amie, mais à Sven. Le père de celle-ci, qu’elle dut se rappeler, la bouche entrouverte en une expression de surprise, juste une seconde, beaucoup trop – de quoi laisser transparaître le malaise qui la gagna. « J’suis venue chercher Malia. » qu’elle dit, peu désireuse de faire preuve de plus de politesse : ils n’en étaient pas à ce point, hein ? Ils n’allaient pas prétendre entre eux deux, qu’il était ‘Monsieur Wheeler’, le père de son amie, et qu’elle était ‘Lissa’ juste l’amie de sa chère et tendre fille, hein ? Lissa n’avait pas envie de prétendre, elle – elle n’en eut pas la capacité, alors que son premier réflexe fut de croiser les bras, pour surtout cacher le cœur dans sa poitrine qui battait si vite. Pour cette fois, s’il voulait faire ‘la meilleure chose possible’, il n’avait qu’à s’barrer, appeler Malia pour qu’elle vienne, et n’pas lui adresser la parole. Il lui devait au moins ça, non ?
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MessageSujet: Re: (sven), when i think it's dead and gone Dim 28 Jan - 15:59


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lissa forbes et sven wheeler

C’était mieux comme ça. C’était ce qu’il n’avait de cesse de se répéter Sven, à chaque fois que ses pensaient virevoltaient vers Lissa. Ça lui arrivait trop souvent depuis qu’il avait rompu avec elle, ça lui était déjà trop souvent arrivé quand ils avaient était ensemble. Il avait quarante-sept ans, elle en avait vingt-trois, on n’était pas si loin que ça de la relation complètement illégale. Elle méritait mieux que de s’accrocher à un type comme lui. Elle était jeune, elle avait toute la vie devant elle, elle devait bien avoir des rêves qu’elle ne pourrait pas réaliser avec lui. Est-ce qu’elle voulait des enfants ? C’était une question qu’il ne lui avait jamais posée. Il savait qu’il n’en voulait plus lui. Il avait voulu une famille nombreuse, avec son épouse, mais depuis la mort de cette dernière, il avait tracé un trait bien net sur ce projet. De toute façon, c’était trop tard pour lui. On avait tendance à penser qu’un homme pouvait procréer toute sa vie, contrairement aux femmes, mais c’était prouvé scientifiquement, ils perdaient aussi en fertilité au fil des années et vu comment ça avait été compliqué seize ans plus tôt pour concevoir un deuxième enfant, qu’est-ce que ce serait aujourd’hui ? Même sans ça, bien au delà de ce que la biologie pouvait lui réserver, il avait passé l’âge d’être père. Il était réaliste, il était fumeur en plus d’avoir été alcoolique,  alors il n’avait pas l’ambition de devenir centenaire, alors, si c’était pour mourir trop vite dans la vie de ses enfants, autant ne pas en avoir d’autre. Au moins, avec Malia, il se disait qu’il aurait certainement la chance de connaitre ses petits enfants. Est-ce qu’elle y pensait à ça Lissa ? Ne serait-ce que pour elle ? Avec un homme comme lui, elle n’avait pas d’avenir, elle n’aurait pas d’enfants et elle se retrouverait toute seule bien trop vite. Ils ne pourraient pas vieillir ensemble, il serait mort bien avant elle.

Elle méritait mieux Lissa. Elle méritait un homme avec qui elle aurait un avenir, plutôt qu’un type qui n’était pas loin d’avoir déjà un pied dans la tombe. Peut-être qu’elle lui en voulait, qu’elle ne comprenait pas sa décision, mais un jour, elle l’aurait oublié, parce qu’elle était jeune, qu’elle avait toute la vie devant elle. Elle rencontrerait un type de son âge avec qui elle pourrait construire une belle et longue histoire et elle oublierait complètement la leur. C’était mieux pour Malia aussi, il n’avait pas envie de lui annoncer qu’il fréquentait l’une de ses amis, elle lui en voudrait tout autant qu’elle en voudrait à Lissa, alors pour leur amitié à toutes les deux, c’était la meilleure chose à faire. Il soupira en observant, sur l’écran de son ordinateur, la page encore vierge qu’il était censé remplir d’un article pour lequel il était déjà bien à la traine. Il quitta son bureau avant de se diriger vers la cuisine, puisqu’il n’était pas question de faire passer sa frustration avec un bon verre de whisky, il pouvait au moins, le faire avec un café bien corsé. Il avait à peine avalé une gorgée de la tasse qu’il s’était préparée qu’on frappa à la porte. Il abandonna son breuvage sur un coin du bar de la cuisine avant d’aller ouvrir la porte pour se retrouver nez à nez avec Lissa et dire qu’il avait déjà attrapé le porte clé de Malia, qu’elle avait encore laissé trainé dans l’entrée, prêt à lui rappeler que prendre ses clés, ça pouvait être utile. Il relâcha le trousseau de clés avant de remonter ses lunettes, les mettant au sommet de sa tête, comme dans un réflexe qu’il avait adopté ces derniers mois, avec Lissa, c’était une façon comme une autre d’atténuer un peu les traces évidences de son âge, bien plus avancé que celui de la jeune femme. « Ah oui. Elle est pas encore là … » C’était une évidence, sinon, elle se serait précipitée vers la porte et avec un peu de chance, elle aurait pensé à prendre ses clés, histoire de ne pas le réveiller à l’heure tardive à laquelle elle rentrerait. « Elle m’a envoyé un message tout à l’heure, elle a pris le métro et il a du retard, je sais pas quand est-ce qu’elle va rentrer. » Ce n’était pas facile de le prévoir ça, avec les transports New-Yorkais. « Tu devrais rentrer, il fait froid dehors. » L’hiver était bien rude cette année, alors même si ça commençait à aller un peu mieux ces derniers jours, c’était mieux de ne pas rester plantée devant la porte, surtout habillée comme elle l’était, une réflexion qu’il garda pour lui-même. Il n’était plus son petit-ami ou son il ne savait quoi, comme ça avait été le cas encore récemment et même s’il avait plus l’âge d’être son père que son copain, il ne l’était pas non plus, alors il n’avait rien à dire, tout ce qu’il pouvait faire, c’était lui offrir un abris le temps que Malia rentre, histoire qu’elle n’attrape pas froid.
 
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MessageSujet: Re: (sven), when i think it's dead and gone Dim 28 Jan - 21:52

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Elle était jeune, Lissa ; le genre de p’tite fille privilégiée qui n’avait jamais véritablement eu à affronter les difficultés de la vie. Elle n’avait pas grandi dans une famille pauvre où chaque centime comptait, et même avec ça, elle n’avait pas non plus eu des parents à même de prétendre vouloir mieux de leurs enfants. Alors ouais, face à un type de quarante-sept ans comme Sven, Lis, elle avait presque des allures de gamine ; peut-être s’était-elle même déjà ridiculisée cinquante fois devant lui, avec c’qu’elle disait ou dans sa façon de penser. Peut-être était-ce pour ça qu’il l’avait larguée, tiens. La blonde connaissait tous les prétextes immatures et adolescents que des jeunes pouvaient servir, quand ils mettaient fin à une histoire – et dans ce passif-là, rien n’l’avait pourtant préparée à ce qu’elle s’était pris dans la gueule, quand il avait été question du Wheeler. A croire que n’importe qui aurait raison, en fin d’compte, de la traiter comme une petite fille qui avait encore beaucoup à apprendre sur l’existence, sur ses envies et sur ce que le futur pouvait lui réserver. Ça sonnait bien condescendant, quand même, d’la part de qui que ce soit, d’lui balancer dans la gueule à Lissa, qu’elle ‘ne savait pas ce qu’elle voulait’ ou qu’elle ‘ne pouvait pas comprendre’ – pire encore quand on semblait sous-entendre qu’elle comprendra quand elle sera plus grande. Des paroles que lui avait servies l’homme dont elle avait fait la connerie de s’éprendre : elle, elle avait fini par s’dire que c’était sans doute pour ça que les histoires entre deux personnes avec une trop différence d’âge n’marchaient pas. Y’en avait toujours un dans le lot qui prétendait mieux savoir – même mieux savoir que l’autre quand il était question de lui-même. Pourtant, même si elle n’avait ‘que’ vingt-trois ans, elle était encore assez consciente de c’qu’elle faisait et des décisions qu’elle prenait, pour savoir dans quoi elle s’était lancée avec Sven, dès le début. Ils avaient quand même réussi à avoir des conversations, hein ? A s’entendre sur d’nombreuses choses ? A s’trouver des points communs, au point d’passer du temps tous les deux – non ? C’était à croire que tout n’pouvait que se remettre en question, plus elle y pensait : est-c’que Sven avait un tant soit peu apprécié sa présence dans sa vie, ou n’avait-ce été que du cul ? Est-c’qu’il avait dû supporter tous ces instants qu’ils n’avaient pas passé à coucher ensemble et à faire les choses comme ça, juste pour réussir à foutre dans son lit une petite jeunette ? Elle devait bien être conne, Lissa, pour s’faire avoir ainsi : combien de fois s’était-elle répété cette phrase, un mantra de fille au cœur brisé, qui s’jurait qu’on ne l’y reprendrait plus. Encore. Et encore. Et encore. Son cœur si ouvert à l’attachement, apparemment, c’était ça qui la faisait surtout passer pour une pauvre fille qui n’comprenait rien à rien. Et qu’est-ce qu’on avait à lui apprendre, alors ? Que le ‘monde des adultes’ était fait de manipulations au pire, de culpabilité au mieux ? Que quand on prenait d’l’âge, on entassait tellement de ‘savoirs’ qu’on croyait si sacrés, qu’on s’permettait de croire être le maître de toutes les consciences ? Est-c’qu’il l’avait vue vraiment si minable que ça, Sven ? La gamine idiote à laquelle il devait apprendre des leçons de vie histoire de l’aider ? Au fond, c’était penser comme ça, s’persuader de ça, ou penser qu’il s’était juste foutu d’sa gueule.

Et Lissa, elle n’savait pas spécialement quelle option elle préférait. Si elle avait pu demander quelque-chose au gré du hasard, elle aurait espéré de n’pas le revoir, Sven. Pas de sitôt, en tout cas. Qu’est-ce qu’elle avait attendu, franchement, en allant jusqu’à la maison des Wheeler ? Maintenant qu’elle était devant le fait accompli, la blonde s’disait qu’elle aurait dû insister pour que Malia soit celle qui vienne la chercher elle, ça aurait été beaucoup plus simple. Et elle aurait même eu plus de temps pour se préparer. Beaucoup plus de temps, à en croire les premières répliques de l’homme face à elle. En détournant le regard, Lis ne put s’empêcher d’avoir une moue laissant clairement sous-entendre l’agacement qui montait déjà en elle, comme si elle était une petite boule de nerfs sous pression. S’il la croyait si gamine que ça, si immature que ça, Sven n’aurait qu’à s’persuader que c’était un relent de crise d’adolescence la prenant, si elle devait vraiment exploser juste sous son nez. Il lui semblait pourtant que c’était tout à fait légitime, de se sentir énervée vis-à-vis de son amie : Lia aurait pu la prévenir elle, en plus de son père, ça aurait facilité les choses. Et ça aurait donné un prétexte à Lissa pour essayer de convaincre la blonde de finalement, abandonner ces idées de fête. N’aurait-ce pas été mieux comme ça, hein ? Impossible de penser autrement, quand elle se retrouvait face à une personne qu’elle n’voulait pas voir, et qui ne voulait pas la voir non plus, à n’en pas douter. N’était-il pas trop bien pour lui adresser la parole ? Franchement, s’dire ‘plus adulte’, ‘plus mature’, ‘plus à même de savoir’, ç’avait l’apparence de s’croire mieux que la personne à qui on s’adressait. Avec toute l’immaturité désinvolte qu’elle pouvait avoir, alors, la Forbes fut tentée de le défier : à choisir comme ça, elle préférait se les geler dehors plutôt que de mettre un pied dans une maison où Malia n’était pas, et où Sven serait sa seule compagnie. Et ces mots semblèrent suspendus à ses lippes pendant un moment ; quand être avec lui, lui brûlait littéralement l’intérieur, le froid était le cadet de ses soucis. « Si tu l’dis. » ronchonna-t-elle pourtant, bon gré mal gré, optant pour un choix plus ‘mature’ que tout ce qu’on aurait pu imaginer d’elle. La sagesse n’rendit pas l’atmosphère plus légère, et elle n’aida pas la jeune femme non plus, quand elle sentit une force invisible lui compresser le poitrail, tandis qu’elle s’acharnait surtout à fuir tout contact visuel avec la seule personne qui était là. Ou qui sait, peut-être avait-il un rencard, lui, avec une femme de son âge, parfaitement recommandable et assez ‘adulte’ pour lui. Fallait bien profiter des fois où sa chère fille annonçait n’pas passer la soirée à la maison – tristement, une chose presque trop rare pour Malia. Sa ‘maturité’ n’alla pas plus loin que le pas de la porte, et très vite, Lissa se retrouva à tirer son téléphone de la poche de sa veste, pour commencer à frénétiquement envoyer un bon paquet de messages à son amie. Il était évident que dans sa tête, dans ses tripes, y’avait un chronomètre qui venait de s’mettre en route ; le temps limité que Lia avait pour arriver, avant qu’elle n’puisse plus tenir, Lissa, et qu’elle s’enfuie à toutes jambes.
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MessageSujet: Re: (sven), when i think it's dead and gone Dim 28 Jan - 23:09


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Lissa et lui, ça avait été une erreur, c’était une évidence non ? N’importe qui de censé le dirait non ? Y en aurait bien qui prétendraient qu’il avait eu de la chance de pouvoir se taper une jeunette, que ça devait redorer l’égo. Ce n’était pas le cas. Il ne considérait même pas qu’il s’était ‘tapé’ Lissa, sans quoi, il aurait rompu beaucoup plus tôt. Il avait été vraiment attaché à elle, si bien que son cœur avait semblé enfin décidé à appartenir à quelqu’un d’autre qu’à Katheryn. Mais ça ne pouvait pas marcher entre eux deux et il avait bien fallu qu’un d’eux s’en rendre compte assez rapidement pour qu’ils puissent éviter de s’enfoncer trop dans cette histoire. Tôt ou tard, ils l’auraient regretté. Peut-être que Lissa était même trop jeune pour penser à l’avenir, après tout, elle avait le même âge que Malia et il lui disait continuellement de faire attention que ses histoires de blogs et de youtube, ce n’était pas un plan d’avenir, que ça pouvait s’effondrer et qu’elle devait finir ses études. Il n’était pas allergique à la technologie mais elle était souvent venue le filmer avec l’espoir de pouvoir le mettre dans ses vidéos, truc qu’il avait refusé parce que ce n’était vraiment pas son truc. Il ne voulait pas l’empêcher de faire ce qu’elle aimait, mais il ne voulait pas croire que c’était avisé de se focaliser là-dessus. Alors, peut-être que de pas imaginer l’avenir sur le long terme, c’était un truc communs aux jeunes. Ce n’était même pas une histoire de maturité, c’était juste qu’on devait moins y penser quand on savait qu’on avait encore une longue vie devant soi et que ce n’était pas nécessaire de regarder trop loin. Lui, c’était l’inverse maintenant à son âge, fallait bien prévoir la suite et il lui semblait bien que Lissa, elle ne faisait que perdre son temps avec lui.

Il n’avait pas non plus envie de compliquer les choses avec sa fille pour une histoire d’amour. C’était toujours le même refrain, depuis seize ans maintenant. Il avait toujours mis un terme à toutes ses histoires dès que ça devenait trop sérieux, pour de nombreuses raisons, toujours en lien avec Malia. Peut-être que la vérité, c’était que lui, il n’y arrivait pas. Ce n’était peut-être pas pour rien qu’il avait encore son alliance au doigt et il pouvait bien prétendre qu’avec le temps, elle était incrustée dans sa peau, en vérité, il pouvait, bien évidemment la retirer. Il l’avait fait, quand il avait été avec Lissa, il l’avait retirée, pendant quelques minutes pour regarder ce que ça faisait, et trop vite, il avait eu l’impression que son doigt était trop léger, qu’il lui manquait quelque chose, alors il l’avait remise, mais c’était quelque chose qu’il semblait d’avoir qu’avec la jeune femme. Peut-être qu’il n’arriverait jamais à se défaire du souvenir de son épouse et que ça justifiait qu’il n’avançait pas des masses sentimentalement. Il ne savait pas trop, pour l’heure, il se contentait de se dire que de toute façon, y avait rien de logique dans son histoire avec Lissa, elle était trop jeune pour lui, il était trop vieux pour elle. Ce serait bizarre nan, si elle devait devenir la belle-mère de Malia ? Est-ce que Lissa, elle ne le pensait pas aussi, au moins un peu ? Surtout ce soir alors qu’elle venait chercher son ex-belle-fille pour une soirée étudiante bien arrosée. C’était vraiment bizarre, trop pour lui, de toute évidence. En face de la blonde, il resta un moment le sourcil arqué à se demander si elle allait rentrer ou juste rester sur le bas de la porte. Et finalement, elle rentra, bha ouais, il faisait froid dehors, il le disait et il l’avait ressenti pour le peu de temps qu’il était resté avec la porte ouverte. « Tu veux boire quelque chose ? » Qu’il lui demanda, alors qu’il était parti vers la cuisine pour récupérer sa tasse de café qu’il avait laissé là. « Tu veux aller t’asseoir hein. » Enfin, si elle voulait rester devant la porte, c’était son problème de toute évidence. « J’ai un article à finir, alors on est même pas obligés de se parler. » Il haussa les épaules, bien conscient que de toute façon, Lissa n’avait pas envie de s’adresser à lui, alors il pouvait très bien retourner dans son bureau et au moins prétendre qu’il était en train de travailler. Il avait assez confiance pour la laisser toute seule dans sa maison, elle n’allait pas tout saccager comme une furie, aller touer ses fringues à coup de ciseaux, tout ça parce qu’il avait rompu avec elle, non ? Si elle devait agir comme ça, il se dirait qu’il avait vraiment bien fait de rompre avec elle et peut-être que là, il pourrait évoquer une vraie question de maturité, clairement, il avait passé l’âge pour ce genre de caprices. Alors non, il se disait qu’elle n’était pas comme ça, parce qu’il n’avait jamais remis en cause sa maturité, peu importait comment elle avait pu prendre les choses. Puisqu’il savait qu’il pouvait la laisser sans prendre le risque de retrouver sa maison sans dessus-dessous, si elle voulait qu’il retourne faire sa vie dans son bureau, il le ferait et elle n’aurait plus besoin de supporter sa présence.

 
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MessageSujet: Re: (sven), when i think it's dead and gone Jeu 1 Fév - 20:36

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La rancœur, c’n’était rien de le dire, n’était pas quelque-chose que Lissa avait appris à particulièrement bien gérer. Elle avait surtout eu l’habitude d’user les autres jusqu’à obtenir ce qu’elle voulait ; presque une attitude digne de la gamine pourrie gâtée qu’on pourrait aisément deviner qu’elle était. C’était plus compliqué que ça, pourtant – en tout cas, elle se plaisait à imaginer que tout ce qu’elle ressentait, au fond, n’était pas juste explicable par le fait qu’elle était une capricieuse d’un certain genre, incapable de se faire aux choix des autres. Ici, il n’était pas question d’obtenir un nouveau gadget dernier cri qui lui ferait plaisir, ou de dépenser de l’argent à gogo pour des trucs clinquants dont elle n’aurait que faire. Quand il était question d’son cœur, la Forbes s’avérait plus vulnérable qu’une pauvre blonde superficielle qui se plaisait à enchainer les envies impétueuses. Ouais, elle avait été sérieuse dans son histoire avec Sven, malgré les interdits, malgré le ‘politiquement incorrect’ de la situation – merde, même malgré la différence d’âge, elle avait essayé d’faire en sorte de combler ça. Peut-être avait-elle échoué plus qu’autre chose : est-c’que c’n’était pas pour ça, hein, que lui, il avait décidé de n’même pas essayer, de juste tout abandonner du jour au lendemain, parce que c’était si facile pour lui de la larguer comme une merde. Il devait s’dire qu’elle était jeune, qu’elle s’en remettrait, que de toute manière elle n’devait pas comprendre grand-chose à l’amour, avec ses quelques années d’expériences limitées et d’amourettes qui pourraient surtout se résumer au lycée. Forcément qu’un adulte comme lui adoptait facilement c’genre d’attitude condescendante à l’égard des personnes comme elle : lui, il avait été marié déjà, lui il avait fondé une famille – et juste pour ça, sa compréhension d’la vie et de l’affection était plus légitime que ce qu’elle, elle pouvait avoir au fond du cœur. Alors finalement, Sven avait obtenu gain de cause et s’était assuré d’avoir raison avant même qu’elle ait eu une chance de dire quoique ce soit, d’argumenter ou même d’essayer de s’adapter d’une quelconque façon. Sa colère, sa hargne, ses rancunes, alors, Lissa n’pouvait s’empêcher de les imaginer on ne peut plus légitimes – et puis, au pire, si ça pouvait l’consoler d’une quelconque manière, elle en éprouvait tout autant contre elle-même que contre Sven lui-même. Quelle conne elle avait été, de croire que parce qu’un homme avait quelques années de plus que ses habituelles histoires, il était un tant soit peu différent. Elle en arrivait surtout à la conclusion qu’il devait y avoir quelque-chose de profondément génétique ou hormonal dans les mecs, pour qu’ils aient tous, irrémédiablement, la même façon d’agir. Avec l’assurance qu’ils ‘savaient mieux’ ou qu’ils étaient ‘plus intelligents’ que l’autre parti. Avec le besoin d’avoir le dernier mot, parce que ce qu’ils avaient à dire était forcément mieux. Et c’était ainsi, avec le peu de temps qu’il lui avait laissé, que Sven s’retrouvait, d’toute manière, à juste être le type qui l’avait larguée, Lissa, plutôt que le père de famille qui choisissait de privilégier sa fille adorée, plutôt que quoique ce soit d’autre.

Après tout, qu’est-ce qu’il avait à dire de plus que Lissa elle-même, hein ? C’était son amitié à elle avec Malia qui était en jeu : alors pourquoi est-ce qu’il avait senti l’besoin d’y mettre son grain de sel, agissant comme celui qui prenait la décision normale et adulte à sa place, parce qu’il avait jugé que c’était la meilleure chose à faire ? Certes, ouais, Lissa, elle n’voulait pas être l’égoïste qui forçait qui que ce soit dans une situation bien compliquée – mais à qui revenait l’droit de prendre toutes les décisions, hein ?! La blonde, elle, elle n’avait pas l’intention d’laisser sa meilleure amie dicter sa vie, inconsciemment ou consciemment – elles n’étaient que ça, des amies comme elle pourrait en avoir beaucoup d’autres si elle le voulait. Un venin de rage qui empoisonnait peu à peu sa relation avec Malia : qu’est-ce qui restait de leur fameuse amitié si précieuse à sauvegarder, désormais, hein ? Lissa n’avait pas envie d’lui parler, elle n’avait pas l’cœur de le faire, et même si par miracle elle arrivait à dépasser ce stade, à voir l’innocence de Lia comme autre chose qu’une trahison, qu’est-ce qu’elle aurait à dire, hein ? Elle n’pourrait manifestement pas lui parler de ce qu’elle avait vraiment sur le cœur, elle n’pourrait pas lui demander son avis. Et elle n’allait pas pousser le vice à monter père et fille l’un contre l’autre avec leurs arguments. Au final, quoiqu’il ait pu en penser, Sven, Lissa elle n’était pas, et n’aurait pas été l’égoïste sans conscience qui aurait poussé les choses. Elle n’était pas la fille qui voulait s’mettre entre un père et sa fille. Et elle n’était pas non plus, celle qui voulait exiger quoique ce soit. A part, peut-être, une quelconque légitimité à choisir ce qu’elle désirait pour son avenir. Et ç’avait été lui, pendant un moment ; honnêtement et sans l’ombre d’un doute, sans que l’âge ou les différentes expériences n’aient quoique ce soit à voir là-dedans. Des intentions que le Wheeler n’avait pas partagées, lui – il l’avait probablement toujours vue comme une gamine : alors qu’est-c’que ça voulait dire ? Au mieux, ça l’avait rendu niaiseux et bienveillant, l’genre de type indulgent avec la pauvre fille qu’il avait rencontrée sur MatchMaker et semblait déjà bien seule, à son âge. Au pire, il l’avait juste manipulée, il s’était bien amusé, il s’était peut-être donné une seconde jeunesse, et puis il avait arraché cette page-là d’sa vie, pour mieux prétendre qu’elle n’avait jamais existé. A batailler entre sa tête et son cœur, Lissa, elle n’savait même pas quelle option était la pire et laquelle était la meilleure. Aucune n’lui convenait – parce que bordel, même si vingt-trois ans, c’était jeune, elle était quand même en âge d’savoir dans quoi elle s’lançait. Elle était en âge d’choisir sa vie comme elle l’entendait, sans qu’un adulte quelconque prétende mieux savoir. Ouais, pauvre Sven, il s’retrouvait face à elle maintenant, quand bien même il aurait sans doute préféré continuer dans son p’tit monde où il décidait d’tout : l’improviste venait toujours frapper ici ou là, irrémédiablement. Et comme Malia n’était pas là, y’avait pas besoin de prétendre. Lissa, elle, elle n’en avait pas envie – s’il la considérait comme une gamine, hein, autant qu’elle se comporte comme telle, non ? « Non, j’ai pas soif. » c’était typique des gamines, pas vrai, de n’pas être poli ? D’son côté, la jeune femme avait trop bien conscience de l’hypocrisie de chaque mot qu’il lâchait, du désir intérieur qu’il devait avoir de juste se barrer et la laisser. Alors qu’il le fasse, au lieu d’lui proposer ‘quelque chose à boire’ comme s’il en avait quoique ce soit à faire. Pourquoi est-c’qu’il poussait le vice à prétendre, hein ? Les dommages, il les avait déjà faits, et c’était pas un verre d’eau ou un café dont elle sentait l’odeur dans la maison, qui pourraient y changer quoi que ce soit. Et si elle s’assit, ce ne fut que pour garder l’œil obstinément accroché à son téléphone, le coude sur la table, sa joue appuyée contre sa main- pour avoir une fille du même âge qu’elle, il devait bien savoir c’que ça voulait dire, c’genre d’attitude. « Comme tu veux. » qu’elle répliqua donc, nonchalante malgré la vibration d’agacement qui grandissait dans sa voix ; « T’as pas besoin de m’demander mon avis, t’en fais pas. » qu’il aille l’écrire, son article. Qu’il aille faire sa vie – au moins, ça permettrait qu’il arrête d’choisir la sienne à sa place.
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MessageSujet: Re: (sven), when i think it's dead and gone Ven 2 Fév - 18:09


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Il savait bien, Sven ce que ça voulait dire pour certains le fait de fréquenter des filles plus jeunes qu’eux, mais lui, il n’avait jamais eu l’impression d’être particulièrement attiré par les plus jeunes que lui, il n’avait pas eu besoin de ça, pour avoir l’impression d’être encore bien en vie et bien dans sa peau. Ce n’était pas non plus un trophée qu’il pouvait brandir parce que c’était si classe chez les mecs de son âge de se taper des filles qui avaient la moitié de son âge. Curieusement, sur MatchMaker, quand il avait discuté avec Lissa, il avait fini par oublier son âge, elle avait juste été une fille avec laquelle il aimait communiquer, elle lui donnait le sourire, elle était intéressante et ils avaient eu plus de centre d’intérêts communs qu’on aurait pu le croire en vue de leur différence d’âge. Tant que ça avait été sur ce site, faire abstraction de la différence d’âge, ça avait été facile. Ça s’était compliqué quand ils avaient commencé à se voir pour de vrai, au début, il s’était dit qu’il était complètement fou d’aller à la rencontre d’une fille si jeune et pourtant, il avait fini par vraiment s’attacher à elle. Dans le fond, peut-être que ça faisait de lui un pauvre gars, est-ce qu’on ne les jugeait pas, d’une certaine façon, les mecs de son âge qui s’engageaient dans des histoires avec des filles beaucoup plus jeunes ? Est-ce qu’il ne serait pas vraiment en colère lui, si un type de son âge fréquentait sa fille ? Plus il y pensait, plus il se disait que ça ne lui plairait pas, qu’il aurait forcément une mauvaise opinion du mec en question. A la limite, il s’en foutait un peu de ce que les autres pouvaient penser de lui, mais ce que lui, il pensait de lui-même, ça avait encore un minimum d’importance et sortir avec une fille beaucoup plus jeune, il avait l’impression que ça faisait de lui un sale type.

Il avait rompu avec Lissa alors, parce qu’il ne voulait pas être un sale type, parce qu’il ne voulait pas non plus fréquenter l’une des amies de sa fille. C’était une volonté qui lui était propre, alors personne, même pas Lissa n’était en droit de le juger pour ça. Si elle estimait avoir le droit de faire ses propres choix, être assez grande et mature pour ça, alors il en allait de même pour lui Il avait fait son choix et il avait choisi lui, de rompre avec elle, parce qu’il lui semblait à lui que c’était la meilleure chose à faire Si c’était ce que lui il voulait, qu’est-ce qu’il en avait à faire de l’avis de la blonde ? Est-ce que c’était comme ça que ça marchait dans les couples d’aujourd’hui, fallait que les deux partis soient d’accords pour mettre un terme à une relation ? C’était débile quand même, personne n’avait envie de rester avec quelqu’un sous la contrainte Il s’était déjà fait larguer lui, plus ou moins brutalement, quand il avait été plus jeune et il n’aurait même pas eu envie de rester avec une fille qui n’avait pas envie d’être avec lui Qu’elle le prenne comme ça alors Lissa Il n’avait pas envie d’être avec elle, alors elle était mieux sans lui. De toute façon, sa fille était sa priorité à lui, c’était le cas depuis des années maintenant, ça n’allait pas changer aujourd’hui. Il était sûrement dans un genre de gros déni à se répéter que c’était mieux comme ça, encore et encore, alors que son cœur se sentait déchiré par cette séparation, tout autant que par la froideur que la blonde témoignait à son égard. « Comme tu veux. » Qu’il lui répondit. Si elle ne voulait rien boire, rien faire et juste faire le pied de grue devant la porte, elle faisait ce qu’elle voulait, il espérait juste que Malia allait vite rentrer, sinon Lissa allait en avoir marre d’attendre là comme une idiote. Dans le fond, elle devait déjà en avoir marre, juste parce que c’était lui qui était en face d’elle. « Okay. » Il haussa les épaules, il n’avait pas l’intention d’insister, à quoi bon de toute façon ? Elle était en colère, elle le détestait ? Tant mieux pour elle, ça voulait dire qu’elle allait vite pouvoir l’oublier et passer à autre chose. Il n’était pas mieux qu’un autre type, alors, bientôt, il ne serait plus qu’un vieux souvenir dans sa vie, une vieille déception qui n’aurait plus d’importance, elle était jeune, elle avait la vie devant elle, alors ça ne servait à rien de s’attacher à une histoire ratée. Peut-être que ça avait été son problème à lui, de gâcher ce qui lui restait de jeunesse pour une histoire révolue, parce que sa femme était morte et que rien n’aurait pu la lui ramener. Maintenant, peut-être que c’était juste trop tard pour lui. Il soupira légèrement avant de s’éloigner pour retourner dans la cuisine, histoire de s’occuper du lave-vaisselle à vider. Qu’elle fasse sa vie, il allait faire la sienne et dès que Malia serait de retour, elle pourrait enfin partir et puis, peut-être qu’elle rencontrerait quelqu’un de fort sympathique à cette soirée, qui sait ? Pour le coup, il avait bien envie de haïr cette personne qui n’existait peut-être même pas, pourtant, il n’en avait sans doute même pas le droit.


 
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MessageSujet: Re: (sven), when i think it's dead and gone Lun 5 Fév - 23:59

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Depuis longtemps maintenant, Lissa, elle n’était plus tant considérée que ça par les autres pour l’âge qu’elle pouvait avoir. Quand son blog avait commencé à devenir populaire, qu’on lui avait proposé ses premiers contrats de partenariat avec telle ou telle marque, elle avait dû commencer déjà, à s’mettre aux affaires, à négocier et à réfléchir aux opportunités qui s’offraient à elle. Et si son père l’avait toujours adorée et couvée de cadeaux, qu’il l’appelait encore ‘ma petite princesse’ et remuerait ciel et terre pour elle, il n’l’avait jamais jugée comme une pauvre petite chose immature et stupide, incapable de se débrouiller ou de faire les choses bien. A vrai dire, ouais, jamais la Forbes ne s’était-elle sentie réduite à l’état primaire de son âge, avant de rencontrer Sven. Est-c’que c’était bizarre, alors, qu’elle, elle n’y ait jamais pensé ? Elle s’estimait différente d’autres filles d’son âge, elle s’estimait capable de mener sa vie comme elle l’entendait – et ouais, même si l’argent de ses parents avait été un bon kickstarter, aujourd’hui, elle vivait avec ses propres revenus. Et elle vivait bien, pour quelqu’un d’aussi ‘jeune’ qu’elle. Ça faisait des années, alors, qu’dans son entourage, personne n’l’avait traitée comme une gamine qui ne savait pas prendre ses décisions : peut-être alors valait-il mieux que les gens comme Sven, restent à l’écart. Ils n’étaient pas compatibles, hein ? Il avait une fille de cet âge, alors forcément qu’il projetait, qu’il devait sans cesse la voir comme une pauvre gosse stupide, et forcément que ce serait toujours comme ça. A croire que parce qu’il était l’père de Malia, Lissa, elle, elle n’existerait jamais vraiment pour celle qu’elle était, aux yeux de l’homme dont elle avait eu le malheur de s’éprendre. Quelle connerie. Elle était plus qu’une ‘amie de Malia’, elle était plus qu’une fille plus jeune que lui – merde, pendant des années, elle avait été réduite à être ‘fille de’ et ça, maintenant, c’n’était qu’autre chose. Peut-être qu’encore après, ce serait autre chose à nouveau. Et encore, et encore. La colère alors, était un sentiment qu’elle sentait légitime en elle : dans la façon dont les choses s’étaient passées, elle avait juste senti que le Wheeler, il prétendait ‘mieux savoir’ qu’elle sur quoi faire et comment faire les choses. La blonde, elle avait juste tout subi et elle n’avait eu qu’à se taire, parce qu’elle n’avait que vingt-trois ans, qu’elle n’pouvait pas comprendre parce qu’elle n’avait pas d’enfant, et parce que d’toute manière, il avait été marié à une femme qui était morte, et que même six pieds sous terre, il préférait un cadavre à n’importe quelle femme vivante qui pourrait exister ici. Elle était blasée, alors, Lissa ; c’était pas moins de l’dire – elle espérait bien, atteindre un stade où elle aurait assez de clairvoyance pour s’dire que c’était tant mieux : si seulement elle pouvait griller toutes les étapes pour en être là déjà. Tout ce dont elle avait conscience pour l’instant, c’était que leurs moments ensemble, ils lui manquaient ; que c’qu’elle avait pu partager avec lui, ç’avait été dans le vent, et ç’avait toujours été vu d’une certaine façon par lui. Peut-être n’avait-il eu cesse de l’écouter en s’disant que c’n’était que des histoires de gamine, des problèmes dont il se foutait complètement parce qu’il connaissait mieux la vie, lui, juste parce qu’il avait des rides en plus et une date de naissance qui remontait plus loin qu’la sienne.

Etre réduite à ça ? Très peu pour elle. A croire que malgré les fautes qu’on pourrait attribuer aux siens, dans les journaux ou au gré des commérages, tout ce qu’elle, elle pouvait éprouver, c’était encore plus de reconnaissance pour les parents qu’elle avait eus. Au moins, on n’l’avait jamais utilisée elle, pour fuir d’autres responsabilités. Qu’est-c’qu’il croyait, vraiment, Sven ? Que tout allait bien entre Malia et Lissa, maintenant, parce qu’il avait rompu avec elle ? Est-c’qu’il s’imaginait que tout était rentré dans l’ordre, que l’mal n’était pas déjà fait ? Ou peut-être n’voyait-il que trop bien les choses, d’son côté si adulte et responsable, et qu’il avait pris les devants pour n’surtout pas être mêlé de près ou de loin, à l’explosion de l’amitié des deux jeunes filles. Lissa, elle s’découvrait de moins en moins patiente avec son amie, plus irritable et impétueuse, à lâcher des petites piques qu’elle ne pouvait définitivement pas retenir entre ses lèvres. ‘Comme tu veux’ qu’il disait – rien que ça, ça suffisait à lui faire lever les yeux au ciel. Si seulement il avait pu lui demander plus souvent, c’qu’elle voulait – peut-être qu’elle s’sentirait au moins un peu moins conne et merdique, sous-estimée de A à Z par un type avec qui elle avait partagé beaucoup trop d’son intimité, de ses pensées, et de ses états-d’âme. Elle s’en retrouvait là, reine des idiotes qui, même le regard obstinément accroché à l’écran de son téléphone, n’arrivait pas à se concentrer là-dessus : mine de rien, pour une fille comme elle, c’n’était pas compliqué de rencontrer des mecs. Déjà quand ils avaient parlé sur le site, il n’avait pas eu l’exclusivité de quoique ce soit, Sven. Peut-être bien, alors, qu’il suffirait d’un claquement de doigts, d’une conversation débile sur ce site débile pour qu’elle se sente valorisée à nouveau, au moins un peu, Lis. Mais elle n’y arrivait pas – pas depuis des jours et certainement pas maintenant qu’il n’y avait que la présence de Sven avec elle. C’avait été il y a peu encore, qu’être avec lui avait été bon et rassurant : et quand elle ressassait ces images-là et ces impressions-là désormais, tout ce qu’elle pouvait faire, c’était s’insulter intérieurement, s’détester elle-même de s’être fait prendre au jeu. Elle tint une minute comme ça, deux tout au plus, avant que ses ressentiments, les murmures et cris dans sa tête, les battements précipités de son cœur ne soient de trop. En laissant lourdement retomber son bras le long de son corps, Lissa le fusilla du regard, lui, qui était si occupé avec sa vaisselle. « J’croyais que t’avais parlé d’un article à écrire. » il n’avait pas mentionné son précieux lave-vaisselle qu’il devait absolument vider maintenant, à c’qui semblait être deux mètres à peine d’elle. Et pourtant, c’était elle, l’intruse ici – la fille qui n’était pas chez elle. Non, elle n’faisait que poiroter comme une idiote parce que Malia n’était pas capable d’être chez elle à une heure qu’elle avait elle-même choisie. Soudainement, elle se sentit plus conne qu’autre chose, Lissa – elle en passa une main dans ses cheveux, se relevant d’où elle avait été assise pendant trop, trop longtemps. « Tu sais quoi. Laisse tomber. T’as qu’à dire à Malia de s’débrouiller. » parce que la Forbes, elle, elle n’avait pas envie d’y aller à cette stupide fête. Elle n’se sentait même pas la force ce soir, d’être au côté de son amie et de prétendre ne pas être en colère contre elle : pour l’avoir fait attendre, déjà, et aussi pour être Malia Wheeler, la fille d’un des milliers de Wheeler qui devaient vivre à New York – et parmi tous ceux-ci, le type qu’elle avait rencontré sur un site de merde avec des millions d’utilisateurs. Ouais, c’était ‘le destin’ ou ‘le hasard’ qu’il faudrait surtout blâmer pour tout ça : deux entités qui n’existaient pas vraiment, et sur lesquelles Lissa n’pourrait jamais déverser sa rage. Peut-être qu’il valait mieux qu’elles n’se voient plus tout court, Malia et elle, aussi – ce serait mieux comme ça, n’avait d’cesse de répéter sa conscience. Au moins, elle n’aurait plus à revenir ici.
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MessageSujet: Re: (sven), when i think it's dead and gone Mar 6 Fév - 18:25


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Dès le début, Sven s’était demandé si c’était une bonne idée de sortir avec une femme beaucoup plus jeune que lui. Ça avait quand même quelque chose d’un peu bizarre quand même de fréquenté une femme qui avait le même âge que sa fille. Il avait longtemps hésité à ne pas couper les ponts plus rapidement avec Lissa, bien avant que les sentiments ne soient en jeu, tout simplement parce que cette différence d’âge semblait un peu mal venue. Il en avait parlé à ses amis autour de lui et souvent, on lui avait dit que l’âge n’avait pas d’importance, que s’il aimait bien cette fille il avait le droit de tenter sa chance sans se poser une multitude de questions. Maintenant, il se disait qu’il aurait mieux fait de ne jamais rien engagé avec Lissa, au moins, ils n’en seraient pas là aujourd’hui. Il avait aimé leurs discussions, si bien qu’il avait fini par vraiment s’attacher à elle et chacun des messages qu’il avait reçus de la part de la jeune femme l’avait fait sourire. Il les avait attendus avec impatience, comme si lui parler c’était ce truc qui rendait ses journées meilleures, comme si au fil du temps, c’était devenu un besoin dont il ne pouvait pas se passer. Ils s’étaient rencontrés et l’attachement était devenu d’autant plus fort, si bien qu’il avait cru que ce serait vraiment possible d’avoir une histoire avec Lissa. Il réalisait maintenant que ça n’avait été qu’une erreur et il regrettait d’avoir laissé ça durer aussi longtemps. Il avait été bien avec elle, il se sentait même triste sans elle, mais cette histoire n’avait rien eu de raisonnable, alors c’était mieux comme ça. Il avait une tonne d’arguments dans la tête auxquels il s’accrochait aussi bien que possible, pour ne pas commencer à déprimer en regrettant son choix.

Est-ce qu’il avait tort de penser que c’était étrange de fréquenter l’une des amies de sa fille ? C’était après tout un point de vue comme un autre et si l’idée le mettait mal à l’aise alors c’était difficile de se dire que cette rupture était nécessairement une mauvaise chose. Ce qu’il en pensait lui de tout ça, c’était surtout que c’était compliqué. Elle avait vingt-quatre ans de moins que lui, ce n’était pas négligeable quand même. C’était toute une génération qu’il y avait entre eux et même sans Malia, tôt ou tard, ça aurait forcément fini par poser problème non ? Ils ne sauraient jamais de toute évidence, parce qu’il avait pris la décision de rompre avec elle, mais peut-être que ce n’était pas plus mal comme ça. L’avenir devait quand même être compliqué, pour un couple avec autant d’années de différence et il se disait qu’ils ne devaient même pas attendre la même chose de la vie. Il avait déjà tout vécu lui, ce n’était pas son cas à elle, alors qu’elle profite de sa vie au lieu de s’enterrer avec un vieux décrépi. Cette soirée à laquelle elle était censée aller avec Malia ce soir, ça prouvait déjà que les choses pouvaient facilement être compliquées avec autant d’années de différence, c’était pas comme s’il allait venait avec elle à une soirée comme ça un jour, il avait passé l’âge et de toute façon, c’était le genre d’endroit où l’alcool coulait à flots, trop de tentations pour un ancien alcoolique, il n’était même pas sûr que ça lui plairait de savoir sa petite amie à ce genre de soirée, ou sentir l’alcool sur ses lèvres en l’embrassant, est-ce qu’il pourrait pour autant l’empêcher de s’amuser comme les jeunes le faisait hein ? Est-ce qu’elle aurait envie d’avoir pour petit-ami un pauvre rabat-joie comme ça ? Tout ça était bien compliqué et peut-être que c’était mieux que toutes ces questions restent sans réponses. « Bha, j’ai aussi le lave-vaisselle à vider et le linge à laver, si ça peut t’intéresser. » Il avait encore le droit de vider son lave-vaisselle, elle lui avait dit de faire comme il voulait, alors, il faisait comme il voulait. Il était chez lui de toute façon, alors personne n’était en droit de lui dire quoi faire techniquement. Il avait quitté son bureau un peu plus tôt pour s’occuper autrement, alors autant aller jusqu’au bout. « Tu devrais lui dire toi-même. » Il haussa les épaules, ce n’était pas son rôle de jouer les pigeons-voyageurs entre les deux jeunes femmes après tout. Déjà, il pensait que Malia aurait dû prévenir Lissa de son retard au lieu de ne lui envoyer qu’un message à lui. Il avait vraiment cru qu’elle l’avait fait, alors il s’était dit que Lissa n’allait pas se pointer sur le bas de sa porte en sachant que Malia n’était pas là. Mais elle n’avait pas su alors elle était venue. Elles étaient grandes, elles avaient tout le temps leur téléphone dans les mains, alors elles n’avaient de toute évidence pas besoin de lui pour se passer des messages.



 
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