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(asteria), story has its words to grave.

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« Admin + queen of hearts. »

pseudo : sweet poison (anaïs).
arrivé(e) le : 19/06/2017
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avatar : eliza taylor.
crédits : sweet poison (avatar).
Points : 1745
âge du perso : vingt-sept ans.
MessageSujet: (asteria), story has its words to grave. Sam 20 Jan - 15:54

asteria joana drake


TINDERLY YOURS

NOM :  elle porte le nom de drake, un nom qui a sa réputation, grâce à ses parents, certainement pas grâce à elle, au contraire, dernière héritière du nom, elle va foutre en l'air tout ce que ses parents ont construit.
PRÉNOM(S) : Son prénom c'est asteria,  pas très courant, sa grande sœur avant l'habitude de l'appeler terry, elle ne supporte plus ce surnom désormais. Son second prénom c'est Joana, plus simple, plus courant et complètement inutile.
ÂGE : vingt-sept ans, la trentaine en approche et une vie qui ne ressemble pas à grand-chose, elle en avait pourtant des rêves, rien qu'elle ait réussi à accomplir.
DATE ET LIEU DE NAISSANCE : elle est née le 26 juin 1990, dans la grande et imposante ville de melbourne, australie, son pays est loin derrière elle maintenant.
EMPLOI : elle a des diplômes, beaucoup de diplômes, un en lettres classiques, un autre en lettres modernes et même un en théâtre, elle voulait devenir écrivain, ça n'a jamais marché chez elle, alors elle est venue à New-York, là où tout est possible, mais elle est libraire, dans une petite boutique de la ville.  
SITUATION CIVILE : célibataire, un truc qui lui colle à la peau, à croire que personne ne la supporte, ou peut-être que c'est juste qu'elle n'a jamais oublié son premier amour, dans tous les cas, elle se trouve pathétique.
ORIENTATION SEXUELLE : bisexuelle, encore un truc que sa famille n'a jamais compris ; elle a levé les yeux au ciel sa mère, quand elle lui a annoncé qu'elle était amoureuse d'une fille, son père à dit que ça lui passerait ; ça lui est passé, avec cette fille-là en tout cas, mais elle est toujours attirée par les hommes autant que par les femmes.
FEAT : eliza taylor.
dynamique rêveuse maladroite ambitieuse sensible pessimiste rancunière peu mature naïve extravertie
We will smile on empty stairs In places we won't walk.

001. + Née en Australie, Asteria a gardé l'accent allant avec ses origines, elle en est fière de ses origines, alors, malgré le temps qu'elle a passé aux Etats-Unis, elle n'a jamais cherché à faire taire cet accent ; elle prétend même qu'il fait son charme. 002. + elle cuisine bien et elle adore cuisiner, elle est la fille qui apporte des cookies aux voisins, des muffins à ses proches quand ils traversent des périodes difficiles et des tartes au boulot ; elle adore manger, tout et n'importe quoi alors savoir cuisiner, c'est un avantage pour elle, comme pour ses proches. 003. + elle est sportive, elle aime prendre soin de son corps et être en forme, même si elle n'est pas du genre à vouer un culte à la taille trente-six, elle a des formes, qu'elle assume parfaitement que ce soit au niveau des hanches, du ventre ou des seins ; les seins en plus, c'est encore une partie de son charme. 004. + elle a une peu bleue des araignées, faut dire que celles qu'elle a eu l'occasion de croiser en Australie quand elle était plus jeune étaient tellement énormes qu'elles pouvaient traumatiser n'importe qui. Aujourd'hui, elle est la cinglée qui crie et court dès qu'elle en voit une, aussi petite soit-elle. 005. + indécise, Asteria elle a changé de vocation tellement de fois dans sa vie qu'il serait impossible de dresser la liste complète des métiers qu'elle a voulu exercé. Sa dernière lubie, celle pour laquelle elle est revenue à NY, c'était pour être écrivain, un échec, bien entendu. 006. + elle écrit beaucoup, c'est sa passion, elle a l'imagination, le talent, mais n'a jamais réussi à percer, malgré ses nombreux efforts, elle n'abandonne pas complètement, mais elle se dit qu'elle va s'améliorer et tenter de nouveau sa chance, sauf qu'évidemment, prise dans le flot de la vie, sa chance, elle ne la prendra sans doute jamais. 007. + elle adore les animaux, elle fait souvent du bénévolat dans des associations de protection des animaux et elle vit avec trois chats : berlioz, marie et toulouse, ils ont les mêmes noms et les mêmes couleurs que les trois chats des artistochats. 008. + elle aime dessiner, peindre, elle est plutôt douée et ça la détend, entre autres dans ses talents, on peut compter la musique et le chant, elle chante plutôt bien et joue du piano, du violon et de la guitare, les deux premiers selon les volontés de ses parents quand elle était jeune, le troisième parce qu'elle a eu envie d'apprendre étant adolescente.009. + elle n'a pas son permis de conduire, de toute façon, dans une ville comme NY, ça ne sert strictement à rien, elle gagne du temps en prenant le métro ou le taxi et en plus elle fait un geste pour la planète. 010. + ses parents sont des gens blancs, riches, catholiques et stéréotypés au possibles ; ils sont jugent les autres sur tout et n'importe quoi, disent qu'ils n'on aucun soucis contre les étrangers mais, qu'ils sont trop nombreux ; ils disent qu'ils tolèrent les autres religions, mais ne comprennent pas ceux qui ne vont pas à l'église ; aux yeux d'Asteria, ils sont invivables. Ils ont toujours été très exigeants, trop exigeants et une fois qu'ils ont perdu leur fille aînée, c'est la cadette qui est devenue leur seul espoir et elle les a déçu, vraiment déçus. 011. + elle est fan de la saga harry potter, elle connait tout par cœur, possède une réplique du retourneur du temps, une autre de la baguette d'Hermione ; de façon générale elle est très 'culture geek' les séries, les comics, les films et même les jeux vidéos, c'est plutôt son truc. 012. + elle tient plutôt bien l'alcool malgré sa petite taille, elle aime passer ses soirées au bar mais n'est pas non plus du genre à rentrer bourrée tous les soirs, de toute façon, maintenant, l'alcool, c'est fini pour elle. 013. + elle est du genre 'remèdes de grand-mères' : à chaque problème sa solution, pour les insomnies elle préfère les tisanes aux somnifères, pour les mots de gorges elle a ses bonbons à la menthe et elle sera du genre à conseiller de mettre du sel pour absorber le vin sur une nappe ou d'utiliser du vinaigre blanc pour détartrer la salle de bain ; elle a même des recettes 100% naturelles pour entretenir ses cheveux et ça marche, elle a de beaux cheveux. 014. + en parlant de ses cheveux, elle aime les colorations vives et temporaires, surtout le rose, alors c'est pas rare de la voir se pointer avec les pointes de ses cheveux teintés de rose un jour et de nouveau complètement blonds à la fin de la semaine. Elle a essayé plusieurs couleurs, mais est persuadée que c'est le rose qui lui va le mieux.


l'avis de votre personnage sur le site de rencontre matchmaker.
Elle adore ce site Asteria, elle est arrivée à New-York il y a quelques mois et pour elle, 'site de rencontre' c'est pour toutes les rencontres. Elle croit en l'amour, un peu trop, mais elle ne s'est pas inscrite que pour ça. Elle a beau avoir vécu pendant des années à New-York, elle a perdu à peu près tout le monde de vue, alors ce site, elle se dit que c'est aussi l'occasion de rencontrer du monde, de se faire des amis et elle a vraiment besoin de ça, histoire de ne pas rester toute seule comme une malheureuse, perdue dans les rues d'une ville trop grande, avec ses rêves envolés bien loin d'elle.


anaïs + sweet poison

âge + 25 ans, déjà  :cry:  disponibilité + jamais  :no: . fuseau horaire + là où il pleut, c'est moche il fait froid et où on a la chaaaance d'avoir un président plus cultivé que la moyenne :siffle: personnage + inventé. où avez vous connu le forum + somewhere over the rainbow. qu'en pensez vous + jolem d'amouuur. votre mot de la fin + c'est de la poudre de merlin-pinpin (ouais merlin, parce que le chat de mes parents s'appelle merlin  :v: ).

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in the dead of the night, i'll make it up to you.
Took your heart, took your hand, Promise you all that I have Hoping that you understand I'm far from a perfect man. 'Cause honey it's been a hard year It seemed like we're going nowhere. In our darkest hour, in the dead of the night I'll make it up to you. Your hands in mine I'll make it up to you.
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MessageSujet: Re: (asteria), story has its words to grave. Sam 20 Jan - 15:59

hate is foolish. and love is always wise.

melbourne (australie), 1997.
« T’inquiète pas Terry, tu verras, tout ira bien. » Un large sourire sur les lèvres, Shea attrapa la main de sa sœur cadette pour la serrer dans la sienne. Du haut de ses sept ans, la petite blonde ne comprenait rien à ce qui était en train de se passer. Ils avaient eu leur vie, leur maison, leurs habitudes et voilà que tout était en train d’être mis dans des cartons et que leur mère, elle leur disait qu’à la fin de la semaine, ils prendraient l’avion pour partir dans leur nouvelle maison. Elle était encore petite Asteria, mais elle savait au moins qu’on ne prenait pas l’avion pour aller dans la ville voisine, l’avion, c’était pour les longs trajets. Alors pourquoi prendre l’avion ? Elle était où, leur nouvelle maison ? Pourquoi est-ce qu’ils avaient besoin d’une nouvelle maison alors qu’ils avaient celle-là ? Y avait plein de questions qui se bousculaient dans la tête de la petite fille et personne qui ne prenait vraiment le temps d’essayer d’y répondre. Personne à part sa grande sœur, celle qui lui tenait la main pour la rassurer, celle qui venait la voir quand elle faisait des cauchemars. Shea elle était toujours là pour elle et quand ça n’allait pas, il suffisait qu’elle retrouve sa grande sœur pour que tout devienne plus facile. « Tu sais, on va partir loin d’ici, ça va être bizarre au début, mais comme on sera ensemble, on s’y fera vite, je te le promets. » Sur ces quelques mots, l’aîné des Drake lâcha la sœur de sa cadette pour venir la serrer dans ses bras, une étreinte qui apaisait évidemment tous ses tracas. « On sera toujours ensemble hein ? » Qu’elle demanda de sa petite voix, dans ce besoin de savoir que sa grande sœur, elle ne la laisserait jamais tomber, que, quoi qu’il puisse arriver elle serait toujours là pour elle. L’aînée lui accordé un large sourire. « Evidemment, qu’on sera toujours ensemble, qu’est-ce qui pourrait nous séparer de toute façon ? » Elle haussa les épaules comme si tout ça était complètement évident. Ça semblait l’être, évidemment, à l’époque. Asteria en tout cas, elle n’avait aucune difficulté à croire sa grande sœur, après tout, elle avait raison, y avait aucune raison pour que quelque chose vienne un jour les séparer.

new-york city (ny, usa), 2006.
« Je t’aime. » Un sourire au coin des lèvres, elle vint embrasser le jeune homme. Il était plus vieux qu’elle, certains diraient qu’il était trop vieux pour elle. Elle n’avait que seize ans, il en avait vingt-et-un. Elle n’était qu’une enfant qui ne savait pas grand-chose de la vie, encore moins de l’amour, qu’elle découvrait tout juste dans les bras du jeune homme, à l’abris des regards indiscrets. Il était ami avec Shea, c’était comme ça qu’elle l’avait connu, parce qu’elle était la petite sœur casse-pieds qui s’incruster entre Shea et ses amis. Personne ne savait pour eux, même pas sa sœur, elle trouverait bien le moyen de râler, d’en vouloir à Rafe, même, parce qu’elle voulait protéger sa cadette de tout et n’importe quoi. Elle était comme ça Shea, pour sûr, elle râlait dès que sa petite sœur trainait un peu trop dans ses pattes, mais elle l’aimait, elle voulait que tout aille bien pour elle et elle craignait qu’un homme, Rafe ou un autre, ne finisse par briser son cœur d’adolescente rêveuse. Asteria elle, était certaine que Rafe il ne lui briserait jamais le cœur. Elle était naïve comme ça, les yeux brillant plein d’étoiles dès qu’il était question d’amour. Elle était idiote peut-être et au lycée, ses amis se moquait d’elle quand elle parlait d’amour comme une princesse de conte de fées. « Je t’aime aussi. » Quelques mots qui suffisaient à la combler de bonheur, comme la pauvre gamine naïve qu’elle était. Il l’aimait, elle l’aimait, alors franchement qu’est-ce qui pouvait bien arriver qui viendrait mettre un terme à cette histoire ? Oh elle savait que ses parents feraient tous pour les séparés, s’ils savaient, raison de plus pour le cacher sans doute. Mais ce serait pas toujours comme ça, bientôt, elle quitterait le lycée et on lui foutrait la paix et évidemment, tout irait bien dans le meilleur des mondes.

new-york city (ny, usa), 2007.
Shea n’était pas rentrée. Elle rentrait toujours, parfois trop tard, parfois après quelques jours, parce que c’était comme ça avec la fac et des fois, elle disait qu’après les soirées, elle était de toute façon trop bourrée pour rentrer. Mais cette fois, elle n’était pas rentrée du tout. Un jour, deux jours, toujours pas de nouvelle et comme seule réponse au téléphone, cette messagerie débile qu’y avait qu’elle qui trouvait marrante. La police était sur le coup et les jours continuaient de s’écouler sans que Shea ne soit retrouvée. Rapidement, il avait fallu un coupable et c’était tombé sur Rafe. Parce qu’ils les avaient vu ensemble, elle, elle avait eu besoin de lui, c’était de sa sœur dont il était question, lui, il venait de perdre une amie. Mais les parents Drake n’avait pas supporté de voir leur cadette avec ‘cet homme’ alors, ils l’avaient chassé et maintenant, ils l’accusaient de tous les noms, comme s’il était responsable de la disparition de Shea et que ça n’avait été qu’une question de temps avant qu’il s’en prenne à elle. C’était pas vrai ce qu’ils disaient sur lui et ils étaient tellement en manque d’arguments qu’ils en étaient réduits à l’insulté sur ses origines. Très mature, qu’elle se disait Asteria et puis, traiter Rafe d’étranger, c’était ironique venant de sa mère qui techniquement, n’était pas américaine. Mais elle était blanche, alors ça pardonnait tout, bien entendu. Ils étaient pitoyables. Elle les détestait. La décision venait d’être prise en plus : ils rentraient à Melbourne. Sa mère était là, pleurant comme une misérable, à se plaindre de ne plus supporter cette maison, ces rues et tout ce qui lui rappelait sa fille. Ils partiraient dans quelques jours. La blonde avait réussi à quitter la maison, malgré la surveillance quasi constante qu’on lui imposait, il fallait qu’elle retrouve Rafe, qu’elle le voit une dernière fois. Peut-être qu’il la détestait maintenant, après tout ce que sa famille lui faisait subir. « Je suis désolée pour ce que mes parents disent de toi. » Ça ferait au moins quelqu’un qui s’excuserait, au nom de tous les Drake, quand bien-même elle, elle n’était coupable de rien. « Moi, je sais que tu y es pour rien. » Il n’avait pas blessé sa sœur, il ne l’avait jamais touchée et il n’était certainement pas responsable de sa disparition. « Je t’aime. » Les mots étaient toujours les mêmes, mais les papillons dans le ventre n’étaient plus là, maintenant, ils la faisaient juste atrocement souffrir, parce que c’était probablement la dernière fois qu’elle les lui dirait. « Ils ont décidé qu’on allait rentrer en Australie. » Ils avaient décidé ouais, elle, elle n’avait pas eu le choix. Elle était mineure, alors elle allait rentrer avec ses parents, bien entendu. Au moins, elle eut la chance de pouvoir s’effondrer dans les bras de Rafe une dernière fois, rien qu’une dernière fois avant que tout ne les sépare. Ce serait forcément mieux pour lui dans le fond, après tout ce que les Drake lui avait fait, il serait plus heureux sans eux dans ses pattes, plus heureux sans elle, sans doute aussi. Qu’il soit heureux, c’était bien tout ce qu’elle pouvait lui souhaiter maintenant.

melbourne (australie), 2016.
« Si tu avais fait cette école de commerce comme on te l’avait conseillé, tu n’en serais pas là, Asteria. » Le ton de sa mère était hautain, chargé de jugement. Si elle avait fait des études de commerce, elle aurait pu prétendre à un poste dans l’entreprise familiale et elle aurait enfin fait ce qu’on attendait d’elle. Elle était une Drake après tout, elle aurait dû hériter de l’entreprise de son père, au lieu de ça, elle avait des rêves digne d’une gamine capricieuse. Elle écrivait, elle adorait écrire et la voilà qui voulait devenir écrivaine. Elle adorait le théâtre et son petit diplôme en poche, elle aurait voulu être comédienne. Y avait qu’une idiote pour croire que ça pourrait marcher. « Shea savait, elle qu’il fallait nous écouter. » La blonde ne put s’empêcher de lever les yeux au ciel. C’était vrai, Shea avait écouté, elle avait entamé des études de marketing, elle aurait pu être la digne héritière de l’empire de son père. Elle aurait dû l’être. Shea avait tout bien réussi, elle avait eu des objectifs réalistes et de l’ambition, elle avait été travailleuse, plus que rêveuse. Shea avait été la fille parfaite, là où elle, elle n’était qu’un échec. Mais Shea, elle n’était plus là. Elle avait disparue, comme ça, du jour au lendemain et depuis près de dix ans maintenant, plus personne ne l’avait revue, elle était présumée morte à présent. « Je ne suis pas Shea. » C’était une évidence qu’elle n’avait eu de cesse de répéter au fil des années, à chaque fois qu’on la comparait à sa sœur aînée. Mais elle n’était pas pareil, elle ne l’avait jamais été. Peut-être qu’elle aurait été plus droite, plus sérieuse si on ne l’avait pas enfermée dans un pensionnat, coupée du monde pendant plusieurs années. Peut-être qu’elle aurait pu être plus obéissante si elle n’avait pas grandi dans l’ombre de sa sœur. « Non, c’est bien dommage. » Jamais elle ne se rendait compte de la violence de ses mots. Sa mère elle était comme ça, plus tranchante qu’un couteau, calme et froide comme la glace. Asteria elle, elle était sensible, si facilement blessée, qu’il semblait bien que c’était la goutte d’eau qui faisait déborder le vase cette fois. « J’sais bien que vous auriez préféré que ce soit moi qui disparaisse. » Elle fixait sa mère, attendant que celle-là la rassure, lui dise que ce n’était pas vrai, qu’elle l’aimait, mais elle n’en fit rien évidemment. Restant dans ce silence qui en disait long. Evidemment qu’elle aurait préférait que ce soit comme ça, elle n’avait même plus la volonté de prétendre le contraire. Les larmes coulant déjà sur les joues, la jeune femme se précipita dans sa chambre, si c’était comme ça, elle allait disparaitre, elle aussi.

new-york city (ny, usa), 2017.
« Non, non, non, non, non. » Elle s’était levée du canapé d’un bond. C’était pas possible. Pourquoi est-ce qu’il fallait que ça lui arrive à elle ? Elle ne pouvait pas être enceinte, elle ne pouvait pas avoir un bébé, elle n’était même pas fichue de s’occuper d’elle-même, comment était-elle censée s’occuper d’un petit être tout riquiqui qui demanderait tellement de soins et d’attention ? Elle balança le test de grossesse à travers la pièce, comme si ça pouvait régler le problème. C’était pas grave, les tests de grossesse n’étaient pas sûrs à cent pour cent. Elle n’était peut-être pas enceinte. Hm, mais c’était quand la dernière fois qu’elle avait eu ses règles ? C’était tombé quand déjà le mois dernier ? Elle n’en savait rien. Merde, elle ne tenait pas un calendrier de ses ragnoufs et quand ils venaient pas, c’était tellement agréable qu’elle n’y prêtait même pas attention, évidemment, ces connasses de règles, on en voulait tellement pas que leur absence ne choquait pas. Autre question alors, quand est-ce qu’elle avait eu des rapports sexuels avec un homme pour la dernière fois ? Cette question-là, elle était plus facile déjà, parce que ça avait été avec Rafe et que ça avait été vraiment bien. Qu’est-ce que ça voulait dire qu’ils aient couché ensemble d’ailleurs ? Est-ce que c’était juste un coup comme ça ou malgré leur histoire, il l’aimait bien ? Elle l’aimait bien, elle, encore, toujours, comme s’il était cette page de son histoire à laquelle elle était bloquée depuis dix ans maintenant. Pathétique, pitoyable, tellement digne d’elle. Elle savait exactement quand ça avait eu lieu, à croire qu’elle tenait plus facilement un calendrier de ses histoires de cul que de ses règles, fallait dire qu’y en avait un qui était bien moins régulier que l’autre. Ça fait plus d’un mois maintenant. Un mois qu’elle n’avait pas fait l’amour, c’était nul. Plus d’un mois sans règles et voilà que le cycle de vingt-huit jours était largement dépassé. Ça ne voulait rien dire. Elle n’était peut-être pas enceinte. Est-ce qu’elle devait le dire à Rafe maintenant ? Elle avait attrapé son portable déjà. Mais qu’est-ce qu’elle allait lui dire ? En regardant son historique, la dernière fois qu’elle lui avait envoyé un message, c’était un commentaire sur le dernier épisode de Game of Thrones. Ça faisait con après ça un ‘Hey ! J’ai pas eu mes règles depuis l’autre soir, tu sais quand on a couché ensemble !’ Nan, ça faisait con tout court. Peut-être qu’il fallait qu’elle attende d’être sûre, mais à ce train, là, elle serait sûre dans neuf mois quand elle aurait ou non on bébé dans les bras. Déjà elle était la meuf qui se réveillait après quinze plombes sans avoir ses règles en se disant que peut-être, y avait un problème, si ça se trouve, il allait croire qu’elle n’avait pas voulu lui en parler. Mais non, c’était pas ça, c’était juste qu’elle était une pauvre conne, comme d’habitude. Elle allait lui dire, rapidement. Quand elle aurait fini de pisser sur les dix-sept tests de grossesse qu’elle avait acheté dans dix-sept pharmacies différentes, comme si ça pouvait vraiment changer quelque chose. Après dix-sept test, elle serait peut-être assez sûre pour lui en parler.

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