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(aodren), say you'll never leave my dreams

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MessageSujet: (aodren), say you'll never leave my dreams Sam 7 Oct - 23:51

you said you wanted me as much as i want you
Rentrer la rendait nerveuse pour cette fois; c’était probablement la première fois depuis un long moment, qu’elle portait ce genre de sentiment incontrôlable dans ses entrailles, comme une boule alourdissant l’air qu’elle avalait à chaque bouffée. Tessa était une habituée du stress, elle vivait avec constamment parfois, selon les saisons, selon les événement spéciaux au musée, et les exigences qu’on pouvait avoir à son égard. Là, c’était un stress tout à fait différent: une vraie inquiétude logée près de son coeur qui battait à toute allure, dans les veines qui couraient dans tout son corps, sous sa peau et plus profondément encore. Elle savait bien ce qu’Aodren avait écrit dans son sms: l’histoire partait de là, un stupide message, tapé et envoyé à la va-vite sans doute, et duquel la jeune femme faisait toute une histoire. Avec elle-même, en tout cas. Au-delà des véritables duels d’idées paradoxales, contraires qui se jouaient en elle, la Dyer n’avait rien laissé paraître de la littérale explosion que trois mots avaient créé à travers elle. Elle l’espérait, en tout cas. N’avaient-ils pas été censés parler de Venise? Quoiqu’elle puisse se faire comme illusion, Tessa, elle n’pouvait pas prétendre que le brusque changement de sujet dans ses réponses, le sérieux de ses mots, ses propres messages très succincts, n’avaient pas été des évidences que son petit-ami avait probablement saisi au vol. Comment pouvait-il en être autrement? Ils se connaissaient depuis dix ans, et ils avaient eu l’habitude depuis longtemps, de plaisanter par sms interposés, quitte à créer de très longs fils de conversation qu’eux seuls étaient capables d’alimenter pendant aussi longtemps. Ça les avait bien occupés, la dernière fois qu’ils avaient été séparés, elle, toute seule à l’appartement et lui, coincé dans une chambre d’hôpital. Cette fois-ci, ce qui aurait pu être un autre long débat d’idées, avait été brusquement écourté - à cause d’elle? A cause de lui? Les avis divergeraient sans doute, et Tessa ne pouvait pas prétendre n’pas avoir été l’idiote de service, se retrouvant avec son téléphone dans ses mains, à fixer l’écran de celui-ci, un stupide sms anodin, comme s’il s’était agi du Saint Graal et de l’arme la plus dangereuse qui soit à la fois. Les choses souvent, explosaient juste sous son nez, à partir de ce point-là; était-ce de sa faute à elle? Après tout, c’n’était pas pour rien que la blonde n’était pas connue pour avoir expérimenté des histoires plus longues que quelques mois - il devait bien y avoir une partie de tout ça qui était de sa responsabilité à elle. Était-ce parce qu’elle se dégonflait littéralement, visage décomposé et esprit blanc et sourd, dès lors qu’on lui disait des mots trop sérieux, trop plein de réalité pour elle? Ils allaient bien, Aodren et elle; ils avaient été bien tous les deux jusque-là - bordel, ils n’avaient fait que parler de Venise, qui n’était rien d’autre qu’un stupide voyage gagné par hasard, par le biais de MatchMaker. Stupide MatchMaker, voilà ce qu’il venait de faire; l’Italie était maintenant bien loin de l’esprit de la blonde, parce qu’elle était littéralement noyée par tout ce que cette histoire avait amené, entre Aodren et elle. Avait-il vraiment compté lui dire qu’il l’aimait? Est-c’que c’était sérieux? Comment quantifier et évaluer le sérieux d’un sms, balancé au milieu de leurs petites batailles d’arguments qu’ils oubliaient bien vite, une fois le téléphone posé plus loin? Était-elle la seule d’eux deux, à se poser tant de questions? Et si tel était le cas, qu’est-ce qu’elle ferait de tout ça? Du coeur qui battait si vite contre son poitrail, de ses mains moites, et de son esprit qui tournait à mille à l’heure?

Pour une fois, alors, elle n’avait pas été pressée que ses heures de travail ne s’envolent, et la laissent destituée du dernier rempart la protégeant encore du fait d’affronter les choses. Y avait-il quoique ce soit à affronter? Peut-être que quand elle rentrerait, Aodren ferait comme si de rien n’était, parce que rien ne se serait passé pour lui; et qu’est-ce qu’elle ressentirait, dans un cas pareil? Serait-elle vexée? Attristée? Soulagée? Bordel, elle-même ne le savait pas, elle n’avait pas pris le temps de savoir, pas pris le temps de quantifier, d’penser, de vouloir théoriser quoique ce soit - c’n’était pas son genre, à la blonde, de vouloir mettre des mots sur tout. Les mots sérieux comme ça, ils lui faisaient peur d’ailleurs, comme si on n’pouvait pas aller plus loin que des confessions d’amour de la sorte, honnêtes et simples - c’était le meilleur moyen de tout compliquer, à partir d’un certain point. Dans un monde idéal, Tessa aurait pu sauter au plafond, à l’idée de pouvoir aller à Venise avec son petit-ami; bordel, aller en Italie tout court, c’était un véritable rêve qu’elle avait depuis des lustres. Là-bas, il y avait parmi les tableaux les plus célèbres de l’histoire de l’art, des oeuvres dont elle n’avait vu que de pâles copies, des photocopies moches qu’elle avait dû analyser pour obtenir ses diplômes et en être où elle était aujourd’hui. Et plus elle avait stagné et tourné en rond dans sa carrière, moins elle n’avait eu espoir d’un jour voir tous ces chefs-d’oeuvre de ses propres yeux. C’était un rêve accessible désormais; grâce à MatchMaker. A cause de MatchMaker; parce que son coeur se serrait tellement, à Tessa, qu’elle avait déjà l’impression qu’elle allait tout foirer, tout juste pour voir Aodren s’envoler tout seul direction l’Europe, sans doute avec assez de volonté en lui pour tourner la page de leur couple à eux deux, quitte à s’jeter dans un lit avec une inconnue italienne, faute de mieux. MatchMaker le briseur de couples, à coup de voyages en Italie, tout frais payés, livrés comme ça, du jour au lendemain: non, y’avait vraiment que Tessa pour foirer une chance pareille. Que Tessa pour répondre des choses stupides à un sms dont elle dramatisait les effets et les volontés: et le truc qu’elle faisait dans ces circonstances-là, c’était généralement compenser, pour mieux se ridiculiser. Sur le chemin, elle n’avait pu résister à l’envie incontrôlable d’acheter toute une boîte de cupcakes: au pire, si tout tournait mal entre Aodren et elle dès qu’elle passerait la porte de l’appartement, elle aurait de quoi s’remplir le bide jusqu’à l’indigestion et s’faire porter malade demain. « Heyy. » elle lança en entrant, d’un ton trop fuyard dans la mélodie, pour qu’il ait la même intonation que ces derniers temps - depuis qu’ils étaient en couple, ils avaient déjà installé leurs petits rituels. Rentrer, c’était pour mieux se retrouver, mieux oublier la journée, mais là maintenant pour Tessa, rentrer fut surtout s’occuper des chats qui accoururent, curieux, d’excellentes distractions, accompagnés de Leia qui avait sa propre façon d’accaparer l’attention en sautillant partout. Comme si pour le coup, elle pourrait se contenter de sa ménagerie; et dire qu’en d’autres circonstances, elle aurait bondi hors de cette agitation, pour trouver Aodren, rien que pour être sure qu’il n’lui faisait pas une blague avec cette histoire de voyage en Italie, être sure que c’était une vraie possibilité, juste au bout de ses doigts. Là, elle ne savait pas où était Aodren, et c’était comme si elle avait trop peur de lever les yeux pour le voir.

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MessageSujet: Re: (aodren), say you'll never leave my dreams Dim 8 Oct - 1:04


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Qu’est-ce qu’il pouvait être con des fois. S’il l’avait souvent pensé par le passé pour une raison ou pour une autre, il en était vraiment sûr à présent. Techniquement, il n’avait fait que répondre à une question, avec tout le naturel et la sincérité du monde, mais maintenant, ça ressemblait juste à une belle connerie. Ça n’aurait pas dû se passer comme ça. Il était rentré du boulot pour trouver dans la boite aux lettres ce fameux courrier de MatchMaker lui indiquant qu’il avait gagné un voyage à Venise, tous frais payés. Il n’y avait pas cru au départ, alors son premier réflexe, ça avait été d’en parler avec Tessa, comme si elle, elle aurait pu deviner, même sans avoir le courrier dans les mains, s’il s’agissait ou non d’une arnaque. La réponse, il l’avait obtenu de la part d’une nana qu’il avait eu au téléphone, en appelant le numéro de contact. Ce n’était pas l’arnaque du siècle, il avait vraiment remporté ce voyage. Ça aurait dû être une bonne nouvelle, un truc dont il était censé se réjouir, d’autant plus que s’il n’y connaissait pas grand-chose en art, il savait au moins que l’Italie devait être particulièrement réputée pour ça, alors, ça ferait forcément plaisir à Tessa et ce qui faisait plaisir à Tessa, lui faisait plaisir à lui aussi. Pourtant il avait l’impression d’avoir transformé toute cette histoire en un véritable drame, tout ça à cause d’un sms. On ne disait pas ‘je t’aime’ à une fille par sms, ça ressemblait à une loi établi presque comme un principe scientifique et pourtant, il l’avait fait. Il n’avait même pas réagit sur le coup, il avait envoyé son message, comme ça, naturellement, comme si ce qu’il avait écrit dedans était le truc le plus évident du monde et sans doute que ça l’était pour lui, mais ça ne l’était peut-être pas pour Tessa, parce qu’il ne le lui avait jamais dit de vive voix.

Il avait mit plusieurs seconde avant de réaliser son erreur, sautant sur le téléphone qu’il avait reposé à côté de lui, mais c’était trop tard, le message avait été envoyé et reçu et il ne pouvait plus revenir en arrière. Il avait bien songé à écrire autre chose, mais quoi ? Il n’allait quand même pas s’excuser pour ce qu’il avait dit, alors même qu’il le pensait. Il n’allait pas non plus partir dans un laïus pour expliciter ces mots, y avait un moment où fallait quand même qu’il fasse les choses autrement que par sms. Il avait même hésité à l’appeler alors, avant de finalement reposer son téléphone en se disant qu’il allait faire autre chose pour arrêter de penser à ça. Il avait des trucs à corriger, alors il avait pris ça, et il n’avait même pas lu une ligne de ce qui avait été écrit dessus qu’il avait de nouveau attrapé son téléphone en veillant encore et encore jusqu’à ce qu’enfin, il reçoive une réponse. Le genre de réponse qui l’avait fait fixer son écran pendant de longues minutes. Il ne savait pas forcément ce à quoi il s’était attendu, peut-être à autre chose qu’un changement radical de sujet. Qu’est-ce que ça voulait dire hein ? Il n’avait aucune idée de comment il devait interpréter ça. Est-ce que ça voulait dire qu’elle ne ressentait pas pareil pour lui ? Qu’elle n’était pas sûre de ce qu’elle ressentait ? Qu’il l’avait juste prise de court et qu’elle avait paniqué ? Pourquoi paniquer, si elle était sur la même longueur d’onde que lui ? Est-ce qu’elle lui en voulait d’avoir dit ça par sms ? Ou parce qu’il allait trop vite en besogne alors qu’ils avaient dit qu’ils prenaient leur temps ? Est-ce que lui, il lui en voulait d’avoir réagit comme ça ? Il n’en savait rien. Il était juste paumé, avec cent soixante mille questions en tête qui lui donnaient l’impression qu’il allait devenir cinglé. S’il fallait qu’elle lui en veuille pour quelque chose, ce serait parce qu’il n’avait pas respecté les recommandations des médecins. Il ne pouvait pas rester là, il avait vraiment besoin de se changer les idées et y avait pas meilleur moyen de faire ça qu’en allant courir. Il fallait bien qu’il s’en remette à un moment de cette appendicite et ça faisait des jours et des jours qu’il faisait attention, alors tant pis pour aujourd’hui. Il s’était changé et il était parti courir, pendant il ne savait trop combien de temps, de toute façon, ça avait été coupé de longues pauses passées à regarder son téléphone avec insistance. Finalement, quand il était rentré, les affaires qu’il avait laissées trainées sur le canapé était encore là, un chat couché sur les feuilles qu’il n’avait pas corrigées, parce qu’en tant que chat, on était forcément mieux sur des feuilles que dans des coins moelleux. Il était partit rapidement sous la douche et en sortait à peine quand il entendit la porte de l’appartement s’ouvrir. D’un coup, tout le stress sembla remonter en bloc si bien qu’il n’avait plus envie de quitter la salle de bain. Il eu l’impression de prendre plus de soin que jamais à remettre un pansement sur sa cicatrice, comme s’il était vraiment très concerné par l’état de cette foutue plaie, quand bien même il n’y avait pas fait très attention quand il était parti courir, tant pis, elle n’avait pas bougé et elle n’était pas plus douloureuse que d’habitude. « Hey. » Qu’il répondit en quittant la salle de bain, alors juste sa serviette autour de la taille. « Bonne journée ? » Il balança sa question un peu à la va-vite avant de disparaitre dans sa chambre, pour chercher des vêtements, c’était une bonne excuse ça pour ne même pas avoir à affronter le regard de Tessa, comme s’il craignait vraiment d’y lire de la déception, des reproches ou il ne savait trop quoi, des trucs qu’il n’avait pas envie de lire dans son regard. Tout ça parce qu’il n’avait pas réfléchi trois secondes avant d’envoyer son sms. Mais en même temps, il continuait de se répéter que Tessa, il l’aimait alors est-ce que c’était vraiment un drame qu’il l’ait dit ? Il avait trop longtemps essayé d’enfouir ce qu’il ressentait, fallait croire que depuis Central Park, il avait perdu la main pour ça.

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MessageSujet: Re: (aodren), say you'll never leave my dreams Dim 8 Oct - 3:50

you said you wanted me as much as i want you
Cet appartement, c’était son chez elle, à Tessa; l’endroit dans lequel elle avait pu se replier parfois, à l’époque où New York avait facilement pu lui sembler tout à fait hostile et trop nouvelle. L’endroit où elle avait connu bien des étapes de sa vie, une zone de confort dans laquelle - mine de rien - elle n’avait pas fait entrer toutes les personnes qui avaient pu passer dans son quotidien: y’avait des plans cul qui n’avaient jamais connu son adresse, y’avait des relations un peu plus longues qui n’avaient pourtant jamais passé la nuit ici non plus. Et tout autant que ç’avait été tout naturel d’ouvrir sa porte à son meilleur ami, ça ne l’avait pas été vis-à-vis d’autres gens, aux yeux de la blonde. Il avait été très rare alors, pour la jeune femme, de rentrer chez elle en ayant la boule au ventre, une inquiétude lancinante et rageante qui lui tournait dans la tête: c’était stupide, disait une part d’elle-même; et pourtant, tout ce qui allait de son coeur au creux de ses entrailles, lui envoyait des signaux tout à fait différents, pour des raisons qui lui étaient inconnues, en quelques sortes. Était-elle en colère? Non, c’n’était certainement pas la sensation première qui l’avait possédée en lisant le message d’Aodren. Était-elle touchée? Certainement, à en juger les sensations qui s’étaient réparties à la surface de sa peau, pétillantes et incontrôlables, frétillant comme si soudainement, tout son intérieur s’était éveillé. Était-elle autre chose aussi? Ouais, comme on se sentait au bord d’un gros ravin, à la fois persuadé que c’était trop fou, et que c’était le meilleur spectacle auquel on puisse assister dans sa vie. Non, aucune de ses relations auparavant n’avait été comme celle qu’elle entretenait avec Aodren: alors est-c’qu’elle pouvait vraiment juger en comparaison? Ouais, il avait dit qu’il l’aimait - mais hein, encore heureux qu’il l’aimait à un certain degré, puisque cela faisait dix ans qu’ils se connaissaient, se côtoyaient, puisqu’il s’était installé avec elle et que trois ans plus tard, ils vivaient toujours ensemble. Sans complication aucune, sans arrière-pensée sentimentale, deux ans plus tôt, Tessa elle aurait pu aussi dire qu’elle l’aimait, Aodren. Dans des circonstances particulières, parce qu’ils étaient amis, parce qu’elle s’entendait bien avec lui comme elle s’entendait bien avec personne d’autre - parce qu’il l’aidait, la soutenait, la valorisait, et qu’il croyait assez en elle pour rechercher ces mêmes sentiments avec elle. A une époque, elle avait découvert qu’elle aimait Aodren, ouais, comme un ami auquel elle ne souhaiterait que tout le bonheur qu’il pourrait vouloir avoir; avec sa femme, avec son fils, avec sa petite vie new-yorkaise qu’elle avait la chance de partager avec lui, jusqu’à un certain degré. Mais là, elle savait que ce sms, il avait une toute autre signification; ou il était censé l’avoir, dans son esprit à elle - et si c’n’était pas le cas, hein? Si c’était juste ça? Dans ce cas, le brun n’avait pas trop pris compte de sa réponse évasive et distante, relancée sur Venise tout court. Dans ce cas, y’avait pas de drame alors, et elle s’montait la tête pour rien. Comme souvent, sans doute. Et elle devrait faire avec cette sensation cuisante, de mi-honte, mi-frustration dansant dans sa tête, à se demander ‘et si’ parce qu’elle le faisait si bien, à intérieurement se hurler dessus et se traiter de reine des idiotes, tout en essayant de garder maintenance, à l’extérieur. Oui, peut-être avait-elle aussi peur de l’enchainement de ses propres idées, d’penser trop loin, de vouloir trop loin, sur trois stupides mots dans un sms: l’avait-il écrit sur un ton mielleux? Ironique? Provocateur? Il avait mis un coeur, à la suite, et même tous les talents de Tessa à décrypter les sms des uns et des autres et les messages subliminaux qui pouvaient être cachés dedans, pour le coup, elle avait été incapable de savoir c’que ça voulait dire. Un coeur; ouais, comme elle en avait souvent utilisés quand ils n’avaient été que des amis, ou quand ils se cherchaient un peu.

Probablement que d’ici quelques temps, maintenant qu’elle avait passé la porte de l’appartement, refermant celle-ci derrière elle non sans appréhension, la Dyer allait pouvoir savoir de quoi il en retournait. Si elle était la reine des idiotes, à mettre la charrue avant les boeufs, à fixer un bête sms pendant une demi-heure avant de trouver comment fonctionner normalement à nouveau. Si elle était la reine des idiotes dans l’autre sens, à flipper sans pouvoir se retenir, à n’pas savoir ce qu’elle aurait pu, aurait dû répondre à Aodren; bordel, à ne même pas savoir ce qu’elle voulait dire, la tornade qui l’avait prise et faite virevolter, quand ses yeux s’étaient posés sur son écran de téléphone. Ç’avait été une conversation si anodine, si propre à eux; et pourtant, dans les scénarii romantiques qu’elle aurait pu se construire pour imaginer la première fois qu’ils se feraient une déclaration d’amour, Tessa n’avait pas eu de meilleure idée que ça. Elle n’avait pas eu d’idée tout court, persuadée qu’y’aurait toujours une bonne raison pour qu’ils en restent là, sans jamais mettre les mots sur ce qu’ils ressentaient: un coup c’était trop tôt, après c’était pas le bon moment, après c’était dans une situation trop bizarre. Fallait bien admettre qu’en romance, ça n’avait jamais été le premier réflexe de la blonde, que de lâcher ces mots, comme ça, si aisément, dans les yeux d’un autre. Pourquoi? Devait-elle juger de si oui ou non, elle estimait qu’ils étaient ensemble depuis assez longtemps pour dire des choses comme ça? Devait-elle calculer le moment idéal pour ne pas se planter? Dans ses couples en tout cas, ça faisait un moment qu’elle n’l’avait plus dit; un moment qu’elle n’l’avait plus entendu et un moment qu’elle n’s’était plus sentie le désirer. Ses parents eux-mêmes n’avaient jamais été les êtres les plus démonstratifs: le lui avaient-ils dit, eux, un jour, qu’ils l’aimaient, exprimant leurs sentiments comme ça, si clairement, juste avec ces trois mots indéniables et inratables? Maintenant qu’elle était plus ou moins face à Aodren, tout ce qu’elle trouvait à dire Tessa, c’était l’habituel ‘hey’ qu’il entendait si souvent; elle ne saurait même pas dire s’il attendait autre chose, s’il voulait qu’elle parle ou s’il préférait faire comme si de rien n’était. S’il voulait qu’elle lui dise la même chose; s’il s’était attendu à ce qu’elle le fasse, comme ça, par sms. S’il voudrait qu’elle le fasse maintenant; ou si ça en valait la peine, si elle le disait comme un genre d’obligation tombant sur ses épaules, pour ne pas laisser l’autre en plan. Elle n’avait certainement pas envie de laisser Aodren comme ça, maintenant qu’il avait lâché cette bombe. Mais c’était... compliqué. « Ehm, ouais, ça va. Ça va. » répondit-elle, distraite et prise de court par l’attitude du jeune homme, en parfait écho avec la sienne à elle, tout aussi ridicule sans conteste. Tessa était encore dans l’entrée, triturant ses clés et l’oeil fuyard; elle avait suivi le brun des yeux pour mieux le voir disparaître, et maintenant, c’était comme si elle parlait à une pièce vide, sans oser aller plus loin que la proximité rassurante de la porte qu’elle pouvait toujours prendre, pour mieux recommencer son entrée, plus tard dans la soirée. Peut-être que quelques verres l’auraient détendue, hein. « Bonne journée... » comme un perroquet, elle confirma cela, pour mieux afficher un sourire pincé, à personne d’autre que les chats et Leia. Aodren, lui, était dans sa chambre, et subitement, c’était comme si c’était un terrain défendu: elle n’savait pas quels dommages elle avait pu causer avec sa propre attitude - peut-être la détestait-il, peut-être était-il torturé par l’indécision, la peine ou elle ne savait quoi d’autre. Alors quand elle eut le courage d’avancer, ce fut pour aller poser son sac et son sachet sur la table de la cuisine, sortant la boite des cupcakes pour les ranger au frigo; y’avait une peine grandissante en elle qui lui disait qu’elle en aurait vraiment besoin, si l’humeur générale ce soir continuait de la sorte. « Et toi, ça va? » qu’elle demanda en le voyant dans son coin de champ de vision, bien contente de s’être déjà penchée vers le lavabo pour se laver les mains: ce fut comme si elle avait besoin de se récurer les ongles avec précision désormais, elle prit son temps sous l’eau, à bien se savonner les paumes - préoccupée comme elle était, la sensation de l’eau coulant sur sa peau était un bon réconfort.

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MessageSujet: Re: (aodren), say you'll never leave my dreams Dim 8 Oct - 12:15


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Il savait qu’il avait déjà dû terminer certains des sms qu’il avait envoyé à Tessa par un ‘je t’aime’ qui n’avait clairement pas la même signification qu’aujourd’hui. Quand il n’avait été que des amis, qu’il avait été marié, bien avec sa femme, avec leur fils, dans sa petite vie bien rangée, il l’avait dit à Tessa sur un autre ton, parce qu’il l’avait aimée, comme sa meilleure amie, qu’il tenait à elle et que c’était complètement anodin de dire ça dans ces conditions. Ça ne n’avait jamais voulu dire qu’il était amoureux d’elle, non, à l’époque, celle qu’il avait aimée de cette façon, ça avait été Gina et jamais il n’avait ressenti quelque chose d’aussi fort envers Tessa avant son divorce. Tessa, elle le lui avait dit aussi, qu’elle l’aimait, rapidement comme ça, par sms ou même en face à face, sans que ça n’ait le même sens que dans ce message qu’il avait envoyé un peu plus tôt. Il ne s’était jamais monté la tête à se dire que la présence de Tessa dans sa vie pouvait alors devenir un problème dans son mariage parce qu’elle lui disait des mots doux complètement déplacés compte tenus de leur relation. Evidemment, il n’avait jamais pensé un truc pareil et il n’avait pas l’impression que Gina ait été un jour jalouse de Tessa ou vice-versa, ou alors aucune d’elle ne le lui avait montré. Depuis qu’il était en couple avec Tessa en revanche, il avait toujours fait attention à ne pas balancer un ‘je t’aime’ comme ça sans y réfléchir avant. Tessa l’avait fait aussi, il était certain que depuis les presque quatre mois qu’ils étaient en couple, elle ne lui avait jamais glissé ça dans un message. Pourquoi est-ce qu’il l’avait fait lui aujourd’hui ? Il savait que ce n’était pas aussi anodin que les fois précédentes ou il avait pu le dire. Elle avait posé une question, sur le ton de la plaisanterie et lui, il avait répondit de la façon la plus honnête qui soit. Il aurait probablement dû continuer à plaisanter.

Il l’aimait Tessa, pourtant c’était vraiment ce qu’il pensait, une réalité qui lui était probablement tombée bien lourdement sur les épaules quand il avait réalisé à quel point elle pouvait lui manquer, dès lors qu’il devait passer plusieurs jours d’affilés loin d’elle. Ça avait été vraiment compliqué les trois jours qu’il avait passé loin de Tessa. Il en avait passé du temps loin d’elle quand ils avaient été amis, même quand ils avaient été en colocation, il lui était arrivé de passer quelques jours en famille et elle en avait fait de même, quand elle était partie voir ses parents et ça n’avait jamais semblé si terrible. Il avait souvenir aussi d’avoir passé plusieurs jours sans voir ses petites-amies, les rares fois où il avait été en couple après son divorce et ça n’avait jamais été aussi terrible. Alors c’était l’évidence qui avait fini par sauter aux yeux. Il était vraiment amoureux d’elle, ça dépassait les sentiments dont il lui avait fait part à Central Park et qui les avait poussés à se mettre ensemble, ça avait évolué, évidemment, avec le temps et l’aisance qu’ils avaient dans leur relation. Il lui avait dit ce qu’il ressentait, est-ce que c’était mal ? Il en était réduit à se poser la question maintenant. Peut-être avait-il complètement merdé, parce qu’il l’avait dit trop tôt et de la mauvaise façon. Peut-être aurait-il dû attendre un moment particulièrement romantique, peut-être quelque part en Italie. Ils iraient toujours en Italie hein ? Elle n’allait pas décider de rompre avec lui, parce qu’il lui avait balancé un ‘je t’aime’ trop précipité et par sms ? Elle ne lui en voulait quand même pas à ce point ? Il avait l’impression de devenir fou avec toutes ces questions dans son crane et maintenant qu’elle était là, dans l’appartement, sa tentative de se vider l’esprit en courant était d’autant plus inutile, toute les questions revenaient le prendre d’assaut. Il s’était enfuit dans sa chambre, prenant peut-être trop de temps à s’habiller, comme s’il choisissait ses fringues avec soin, quand bien même il avait enfilé les premiers trucs qui lui passaient sous la main, rien de franchement digne d’un défilé de mode. Il avait quand même fini par quitter sa chambre, retournant vers le canapé pour ranger ce qu’il avait laissé trainé dessus, reposant soigneusement ses feuilles et son ordinateur contre la table basse. « Ouais, ça va. » Qu’il répondit un peu vaguement, alors que déjà, il déplaçait de nouveau ses affaires, pour finalement les remettre dans son sac, plutôt que de les laisser trainer sur la table, comme si d’un coup il était devenu maniaque. Il se sentait clairement ridicule, il fini par en lâcher un léger soupire. Il ne savait même pas ce qu’il devait faire, il n’avait pas envie de s’excuser d’avoir envoyé ce sms comme dans une volonté de retirer ce qu’il avait dit, mais il n’avait pas non plus envie que les choses restent tendue comme ça avec Tessa, avec lui qui serait occupé à ranger ses affaires, encore et encore en les changeant de place toutes les deux minutes et elle qui semblait passionnée par son lavage de mains. Il se leva finalement du canapé pour la rejoindre dans la cuisine, passant derrière elle pour l’enlacer, ses bras entourant ses hanches. C’était un moyen comme un autre d’obtenir des réponses à ses questions. Si elle le repoussait, c’était que ça n’allait pas du tout. Lui, dans le malaise ambiant de la situation, il avait juste envie de se réfugié dans les bras de Tessa. « Je pense qu’elles sont propres. » Il parlait de ses mains évidemment, qu’elle était en train de nettoyer depuis tellement longtemps qu’elles devaient clairement être aussi propres que celles d’un chirurgien s’apprêtant à rentrer dans un bloc opératoire. Peut-être qu’il aurait dû évoquer ce fameux sms au lieu de parler de ses mains, mais franchement, c’était plus facile comme ça. Pourtant, alors qu’il n’osait rien dire de plus, y avait encore une question qui venait se loger dans son crane : et si elle lui en voulait parce qu’il avait l’air de ne pas assumer ses propos ? C’était bizarre, des années plus tôt, confronté à ce genre de questions, il serait allé vers Tessa et maintenant, évidemment, les lui poser semblait plus problématique qu’autre chose. Il n’aimait pas ça, Aodren, ils avaient toujours bien fonctionné ensemble, en amis comme en couple, est-ce que cet équilibre pouvait vraiment se défaire, juste à cause d’un ‘je t’aime’ ?


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MessageSujet: Re: (aodren), say you'll never leave my dreams Dim 8 Oct - 14:59

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Ils avaient dépassé le stade du malaise depuis bien longtemps, Aodren et elle; Tessa ne comptait plus les soirées qu’elle avait passées, si à l’aise au côté du jeune homme, à ne pas hésiter à livrer ses sentiments bons ou mauvais. Ils n’étaient pas devenus si proches pour rien - peut-être était-ce aussi une question d’alchimie, de bon fonctionnement, de choses qui n’avaient pas besoin d’être nommées. C’n’était pas pour rien qu’elle avait si aisément accepté qu’il s’installe chez elle, qu’ils n’avaient jamais parlé par la suite, des recherches d’appartements qu’il aurait pu entreprendre de son côté, pour se trouver un chez lui. Elle aimait avoir Aodren avec elle, tous les jours, pour toutes les petites choses quasi-anodines qui ne signifiaient pas grand-chose, à l’extérieur: une chose qui lui avait été encore plus évidente quand il n’avait pas été là, coincé à l’hôpital à cause d’une appendicite qui était arrivée sans crier gare. Il lui avait manqué surtout, aux heures du repas, quand elle avait dû se coucher toute seule, ou au lever quand il n’avait pas été là. Y’avait eu des choses qu’elle n’avait jamais faites avec lui, jamais dites au brun, qu’elle avait eu au bord des lèvres quand il avait été absent - mais le sérieux, le concret, le courageux, ça n’avait jamais été son genre. Elle lui avait déjà dit, hein, à Aodren, qu’elle l’aimait? Qu’il était important dans sa vie? Ses actes le prouvaient au jour le jour, chaque petite ou grande quantité d’inquiétude qu’elle déversait pour lui, quand il avait été encore fraichement opéré, ou quand il n’allait pas bien. Elle connaissait les dates qui correspondaient aux mauvais moments de la vie du jeune homme, elle avait appris à décrypter sa façon de réagir face aux mauvaises nouvelles de son existence; c’était ces signes-là qu’elle avait peur de voir ce soir, dans les prunelles de son petit-ami, sur son visage ou dans son attitude tout court. Qu’est-ce qu’elle avait fait, hein? Quelques minutes avant la catastrophe, ils n’avaient fait que parler d’un truc anodin, un truc qui aurait pu les rendre totalement heureux tous les deux. Bordel, l’Italie, c’était un rêve qu’elle n’avait pas osé alimenter, tant c’était lointain. Ses premières vacances depuis son arrivée à New York, elles ne dataient que d’il y a quelques mois - ça voulait en dire long, non? Et il avait été là bien sûr, pour ce genre ‘d’événement’, à partager cette première fois, lui-même habité de ses propres démons, des hésitations qui l’avaient habitée pendant tout ce temps, à New York. Ils étaient bien à New York, hein? - qu’ils s’étaient dits pendant dix ans, trois à vivre ensemble, on aurait pu croire qu’ils n’avaient pas besoin d’en rajouter une couche en partant en vacances rien que tous les deux, scotchés l’un à l’autre vingt-quatre heures sur vingt-quatre en territoires inconnus. Mais ses souvenirs des Bahamas, de la Floride, de Disney World ou de sur la route, mêlés à l’omniprésence d’Aodren dans son existence, ils lui étaient précieux désormais, aussi imprévus avaient-ils été. Ce voyage en Italie, il avait déjà tout pour être comme leur décision de partir en vacances tous les deux: quelque-chose qui venait vite, frappait fort, et pourrait complètement les dépayser. Finalement, New York était loin de représenter tout le pays dans lequel ils vivaient - le New Jersey n’était pas non plus l’état le plus lointain de la réalité d’une mégalopole comme celle dans laquelle elle s’était installée, aujourd’hui. Qu’est-c’que ce serait, l’Italie alors? En lisant le message du brun, elle n’avait pas osé y croire, pas osé imaginer - ç’avait été plus facile, ouais, de voir l’arnaque plutôt que la réalité.

Mais apparemment, toute cette histoire était vraie de vraie: de A à Z, la promesse de découvrir Venise et l’Italie, jusqu’aux messages que lui avait envoyés Aodren. C’était ça  d’avoir son téléphone au travail, on était partagé entre l’excitation de recevoir des sms de son petit-ami et le sérieux de tout ce qui se passait autour: elle avait eu ses collègues à proximité, ses supérieurs qui pouvaient d’un moment à l’autre, lui demander de faire un truc frustrant et énervant. Elle n’aurait pas cru que rentrer serait plus stressant encore que sa journée de travail; habituellement à la maison, elle soufflait, surtout quand l’Adkins était là, qu’il la réconfortait rien que par sa présence, par le son de sa voix, et l’évidence qu’il serait toujours à ses côtés. Tessa n’en doutait pas, elle n’en avait jamais douté; et elle ne voulait pas en douter maintenant qu’elle passait la porte de chez eux, alors même que la peur pouvait vite grandir et la trahir. Ç’avait été le sentiment premier qui l’avait prise quand elle avait lu le message d’Aodren - et si elle lui avait répondu un ‘moi aussi’ qui n’aurait pas signifié la même chose que son ‘je t’aime’ à lui? Et pourquoi est-c’que tout devait se passer par sms? Qu’est-ce qu’elle avait été censée faire? Ça n’avait pas été faute de se poser la question; la Dyer avait pris son téléphone encore et encore, observant l’écran, tantôt se maudissant elle-même, tantôt maudissant Aodren pour ce qu’il avait écrit, peut-être même sans vraiment y penser. Sûrement parce que ça n’signifiait pas pour lui, ce que ç’avait pu signifier pour elle, quand elle avait lu ces quelques mots dans ce stupide sms. Elle se sentait conne, ouais, bien plus qu’elle n’se sentait en colère ou perdue - c’n’était qu’un message, comme ils en avaient échangés de nombreux, sans état d’âme, sans se poser plus de questions. Et si elle foirait tout, rien qu’avec ça? Si elle se torturait trop l’esprit, comme si leur relation de couple devait être différente de celle qu’ils avaient toujours eue, jusque-là, en tant qu’amis? Tessa, elle préférait se concentrer sur ses mains, presque, les yeux focalisés sur ça, quand bien même elle pouvait sentir la présence d’Aodren dans l’appartement, flottant dans l’air comme si elle était soudainement devenue sensible à chaque vibration de l’atmosphère autour d’elle. Un super-pouvoir qui n’serait pas vraiment génial, là tout de suite. Il allait bien, il avait passé une bonne journée - et en plus de tout, il avait manifestement gagné un super voyage en Italie, à Venise, et peut-être qu’il préférerait y aller tout seul maintenant, plutôt qu’avec une petite-amie qui semblait plus distante et craintive qu’à l’aise. Pour ce qu’il connaissait d’elle, le jeune homme savait déjà, que quelque-chose clochait: est-ce qu’il savait que c’était d’sa faute? De la faute d’un sms tout con qui la rendait folle? Prise dans des pensées qui tournaient en rond, la blonde ne sentit même pas Aodren venir jusqu’à elle; une sensation qui la prit soudainement comme ça, quand elle sentit ses mains sur ses hanches - c’était si aisé d’avoir tout son corps qui se détendait, sous le contact du jeune homme. « Ouais, elles sont sans doute propres... » le ridicule de la chose la fit sourire, au moins; elle en passait pour une maniaque, Tessa, quelque-chose qu’elle n’était pas particulièrement, à s’astiquer les mains pendant trois minutes après chaque sortie dehors, pour se débarrasser des microbes et des bactéries dangereuses. Quand elle marchait dans la rue, elle n’voyait pas les potentielles maladies qu’elle pouvait chopper, en faisant ceci ou cela; alors se laver les mains autant, c’était comme si ça lui irritait la peau désormais. Mais elle ne trouva rien d’autre à dire cette fois, éteignant l’eau pour s’essuyer, profitant de ces quelques secondes pour gagner assez de courage et enfin se tourner vers Aodren. Sans demander son reste, sans se poser plus de questions, pour cette fois au moins, Tessa passa ses bras à elle autour de la nuque du jeune homme, se hissant sur le bout de ses pieds pour venir l’embrasser tendrement. Ça éveillait toujours les mêmes sensations délicieuses en elle, les mêmes frissons glissant dans ses veines et à travers tous ses organes, comme si elle était habitée par l’amour, celui-là même qu’elle ne savait pas comment exprimer correctement. Les baisers, les attentions, les gestes affectueux, c’était déjà ça, hein?

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MessageSujet: Re: (aodren), say you'll never leave my dreams Dim 8 Oct - 16:57


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Il l’avait oublié depuis longtemps, ce moment un peu embarrassant dans une relation, quand le premier ‘je t’aime’ arrivait sur le tapis. Aujourd’hui, il était bien incapable de dire comment ça avait pu se passer avec Gina, dans quelles circonstances il avait bien pu le dire la première fois et si elle avait flippé ou si elle avait été heureuse de l’entendre. Elle était la dernière femme à qui il avait dit ces quelques mots, avant aujourd’hui, avant Tessa. Il n’y pensait pas à tout ça, depuis qu’il était en couple avec la blonde, il n’était pas là à compter les jours et à se demander si c’était le moment de le dire ou s’il devait attendre un peu. Mais, plus tôt quand la journée, elle lui avait demandé pourquoi est-ce qu’il voulait partir à Venise avec elle et quelle réponse était plus évidente que celle qu’il lui avait donnée hein ? Peut-être qu’il aurait pu la taquiner, prétendre que c’était un choix par défaut ou alors rester dans le romantisme en lui disant qu’il savait que l’Italie était l’un de ses rêves et qu’il voulait qu’elle l’accomplisse. Mais ouais, son premier réflexe, ça avait été de lui dire que c’était parce qu’il l’aimait, qu’il voulait aller là-bas avec elle. C’était un peu comme les Bahamas, Venise après tout, le rendez vous des amoureux. Il avait quand même l’impression d’être allé trop vite et d’avoir fait ça n’importe comment, par sms, franchement, est-ce qu’on pouvait faire plus pathétique que ça ? Il aurait pu lui écrire une belle lettre d’amour, à la main, avec un ‘je t’aime’ comme conclusion qu’on aurait pu noter un effort bien plus grand que celui d’un pauvre petit sms balancé au beau milieu de la conversation. Le mieux probablement, ça aurait été de le lui dire de vive voix ? Ouais mais si elle avait réagit de la même façon ? Et si elle était restée muette, en face de lui pendant trop longtemps, avant de changer de sujet comme si de rien n’était ? Ça aurait été pire, que ce qui avait pu se passer dans cet échange de message.

Il ne savait pas s’il devait le lui redire, maintenant qu’ils étaient ensemble dans cet appartement, ou si c’était plus judicieux de faire comme si de rien n’était. Est-ce que ce n’était pas trop tard pour ça de toute façon ? Elle était nerveuse et ça se voyait très bien, il l’était tout autant et il savait qu’il n’aurait pas pu tromper Tessa, même si elle avait dû être aveugle. Est-ce qu’ils pouvaient prétendre que rien ne s’était passé alors ? Il n’était pas sûr d’en avoir envie lui, il l’aimait et il aurait voulu pouvoir le lui dire sans que ce soit un problème. Mais si elle, elle n’avait pas envie de parler de ça, est-ce qu’il fallait vraiment qu’il remue le couteau dans la plaie. Il ne savait pas ce qu’il aurait voulu comme réponse à ce message, il ne savait pas ce qu’il voudrait entendre, s’il devait le redire maintenant. Evidemment, dans l’idéal il voudrait qu’elle lui dise qu’elle aussi, elle l’aimait, mais si ce n’était pas comme ça qu’elle se sentait, ou si elle n’avait pas envie de mettre des mots sur ses sentiments, lui il n’avait pas envie de la forcer à le faire. Il ne savait pas ce qu’il voulait, il savait juste que le silence et le changement de sujet, ça avait créé un fort malaise en lui et que ça le poussait maintenant à se poser plein de question qui lui torturait l’esprit. Il pouvait faire semblant, sans doute que rien de tout ça ne s’était passé, mais il n’en dormirait pas de la nuit et si ça la tracassait autant que lui, fallait bien qu’ils en parlent. Mais il ne savait pas ce qu’il y avait au fond du crane de Tessa, là maintenant et il avait l’impression que le moindre mot qu’il dirait, serait une prise de risque à laquelle il n’avait pas envie d’être confronté. Alors sans doute qu’il aurait pu parler des mains de Tessa pendant un moment, comme si c’était devenu un véritable sujet de conversation sur lequel y avait plein de choses à dire. Techniquement, il était certain d’avoir plein de choses à dire sur toutes les parties du corps de Tessa, mais ce n’était pas sûr que ce soit le moment idéal pour ça. Il fut quand même rassuré, le brun, quand elle se tourna vers lui pour l’embrasser. Il avait l’impression que ça lui donnait son souffle, qu’il avait perdu depuis de trop longues minutes, à tel point qu’il aurait pu en suffoquer. Maintenant, il allait bien falloir qu’il dise quelque chose. Il aurait pu continuer de l’embrasser, mais ça aurait été juste une bonne façon de prendre la fuite et fallait bien arrêter d’agir comme ça au bout d’un moment. « J’t’avais dis que j’avais la poisse. J’gagne un super voyage et en un sms, j’ai l’impression d’avoir tout foutu en l’air. » Il baissa les yeux avant d’attraper les mains super propres de Tessa entre les siennes. « Je suis désolé d’avoir dit ça comme ça, y a probablement pas de pire façon de le faire que par sms. Je le pense vraiment ce que j’ai dis. On n’est pas obligé d’en parler si tu veux pas. Mais, je voulais juste que tu saches ça. J’espère que ça t’empêchera pas de partir avec moi à Venise, parce que j’ai vraiment très envie d’y aller avec toi. » Il releva les yeux vers Tessa, comme pour sonder l’effet de ses paroles sur la blonde, il adressa aussi un léger sourire, parce que c’était vrai, il voulait partir avec en Italie, il voulait être avec elle tout court, n’importe où dans le monde. Parce qu’il l’aimait et que s’il n’avait pas peur de compliquer encore plus les choses, il le lui redirait maintenant, sans utiliser un stupide sms pour le faire. Mais il ne savait pas si c’était ce qu’elle avait envie d’entendre Tessa, il ne savait plus grand-chose dans l’immédiat et si déjà elle pouvait juste lui dire qu’elle voulait aller en Italie avec lui, ce serait rassurant, vraiment, mais il avait l’impression d’avoir encore plus enfoncé son cas en ouvrant la bouche, comme un idiot. C’était le problème de Central Park qui se rejouait, cette incertitude dans chacun des mots qu’il prononçait et la crainte de tout dire de travers, il l’avait déjà fait après tout, alors il avait peur de recommencer de la même façon et là, y avait pas de churros pour leur permettre de prendre la fuite.

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MessageSujet: Re: (aodren), say you'll never leave my dreams Dim 8 Oct - 22:04

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Dans les allers-retours de ses pensées, Tessa n’avait pu s’empêcher de s’demander ce qu’il y avait de si gros, si ‘épique’ dans trois petits mots que certains - beaucoup - disaient sans vraiment y penser. Ça n’avait été écrit que par sms cette fois-ci, et après tout ce qui s’était passé à Central Park, la blonde s’était promise de ne pas s’inquiéter d’un tout et de rien, sans avoir le fin mot de l’histoire. Qu’est-ce qu’elle pouvait savoir des sentiments d’Aodren, derrière les paroles qu’il avait écrites avec son téléphone, au beau milieu d’un petit duel d’idées, provocateur et amusant? Quelques secondes avant de recevoir ce stupide message, elle avait été toute souriante, toute excitée, incapable de s’empêcher d’observer l’écran de son téléphone, en l’attente d’un signe de la part de son petit-ami. Comme ces filles qu’elle aurait si volontiers critiquée, à une époque pas si lointaine que ça encore - et ça n’avait pas été question de jalousie ou d’envie; elle savait bien, hein, qu’elle n’avait pas été comme ça dans le passé, avec ses histoires précédentes. Mais même lorsqu’ils n’avaient été qu’amis, chaque occasion organisée avec Aodren lui avait toujours fait plaisir; dix ans plus tard, elle le gardait en tête comme la première personne qu’elle avait rencontrée à New York, celui qu’elle avait gardé dans son monde parce qu’ils étaient si compatibles, si faciles à fonctionner ensemble. Il l’avait aidée à connaître cette ville, à s’émanciper dans celle-ci et à grandir en dix longues années, à travers une New York qu’elle ne connaissait pas beaucoup. Aodren, même s’il n’avait dû rester pour toujours que son ami, que son meilleur ami et être marié à Gina, père de James pour aussi longtemps qu’ils se connaitraient l’un l’autre, il aurait toujours été précieux à sa vie, la personne la plus marquante de tous les gens qu’elle avait rencontrés à New York, depuis ses dix-huit ans. Elle avait pourtant toujours été sociable, sympathique et avenante, apte à faire connaissance avec les autres en un rien de temps - et puis, quand elle appréciait le premier contact, les choses ne s’arrêtaient que rarement là, avec elle. Elle avait rencontré d’autres gens alors, dans d’autres soirées étudiantes, pendant des cours ou à la bibliothèque même; somme toute, ces derniers temps, les personnes avec qui elle n’avait pas trop gardé contact, ç’avait été celles qu’elle avait rencontrées par le biais de MatchMaker. C’était ironique, vraiment, alors, qu’Aodren et elle, qui n’avaient que très peu utilisé cette application, s’retrouvent à parler d’un voyage en Italie, tous frais payés, par celle-ci. L’amour, ils avaient essayé de le chercher ailleurs, de jongler avec leurs sentiments, de jouer avec ceux-ci pour mieux se persuader qu’ils n’étaient pas là, entre eux deux; mais finalement, ils l’avaient trouvé juste sous leur nez. La situation aurait pu l’amuser, Tessa, parce qu’elle était bien capable de trouver ça marrant, et de s’foutre de la gueule de ce MatchMaker qui ne lui avait jamais trouvé l’amour, mais lui permettrait au moins de profiter d’un beau séjour dans un pays lointain, qu’elle n’aurait pas cru visiter un jour. Elle avait été bien partie pour ça, au début de leur échange de sms, avec Aodren; mais tout avait trop vite dégénéré - ‘dégénéré’, de façon insidieuse et discrète, sans mot qui fusait à toute allure, de cris ou de dispute claire et nette.

Pourquoi se disputer, hein? Il n’y avait pas de jalousie, pas de colère particulière - Tessa ne savait pas ce qu’elle ressentait, en lisant encore et encore les paroles du jeune homme; elle pouvait au moins se contenter d’être sure qu’elle n’était pas énervée, vexée, ou frustrée. Pour ce qui était du reste, c’était une autre histoire; il devait bien le savoir Aodren, que sa meilleure amie n’était pas une pro du concret, du trop sérieux, des prises de tête qui pouvaient coûter cher, et des histoires qui devenaient vite ‘compliquées’. Ils avaient dit tous les deux, qu’ils voulaient prendre leur temps dans cette histoire: peut-être aurait-elle pu lui en vouloir pour ça, parce que le brun allait plus vite qu’elle, parce que, techniquement, dans les annales de la romance, un ‘je t’aime’, c’était sérieux et réel. Y’avait que les menteurs et les manipulateurs qui larguaient ces mots sans les penser, juste pour assagir la personne qu’ils avaient en face d’eux; et l’Adkins n’était aucunement c’genre de personne. En dix ans, il le lui avait prouvé, encore et encore, et c’n’était pas - certainement pas - une des inquiétudes qui habitaient l’esprit de la blonde. Non, elle savait bien que même s’il n’y avait pas réfléchi avec excès, pensant ses mots dans tous les sens, ou même envisageant ce que ceux-ci pourraient créé, il la pensait, cette déclaration. De façon réelle et honnête, comme Tessa n’en avait plus connu depuis bien longtemps; et peut-être avait-il vraiment eu une vraie attente, de l’autre côté, quand ç’avait été son tour à elle de répondre. Irrémédiablement, si tel était le cas, la jeune femme avait planté le romantisme, comme si elle avait été la pilote d’un avion qui serait tombé à pic, droit dans l’eau. Est-c’que leur relation était tombée à l’eau, elle aussi? Des mots qu’elle n’osa certainement pas mettre en voix - à défaut, ce qu’elle fit, c’est l’embrasser. Ça la rassura alors, de ne pas le sentir se reculer, se tendre, ou se frustrer de son geste; probablement que c’était elle, la lâche d’eux deux. Elle aurait voulu que ce baiser dure pour toujours, qu’ils n’aient pas besoin de se poser plus de question, pas même pour penser à ses mains qu’elle avait si bien lavées, ou le repas du soir, quand bien même une heure plus tôt, elle aurait pu jurer qu’elle avait vraiment envie de rentrer, parce qu’elle avait une faim de loup. Mais à peine se furent-ils éloigner, qu’Aodren plongea droit dans le vif du sujet; le regard fuyant pour un instant, Tessa pinça les lèvres, se forçant à ne pas l’interrompre, à n’pas s’enfuir en courant ou dire quelque-chose de stupide - c’était ça, sans doute, sa crainte principale. Dire quelque-chose de stupide, tout comme elle avait eu peur de dire quelque-chose de stupide avant qu’Aodren ne déclare sa flamme quand ils avaient été tous les deux à Central Park pendant la Pride. Et avait-elle un tant soit peu rattrapé les choses, elle, de son côté? Tessa savait bien que si Aodren avait été celui qui avait pris son courage à deux mains, de son côté à elle, la blonde n’avait pas dit des mots aussi clairs - elle s’était cachée derrière d’autres baisers, d’autres blagues, et ç’avait même marché comme ça. Cette fois-ci, elle ne bougea pas, quand bien même elle mit un certain temps à oser observer son petit-ami dans les yeux; il s’excusait pour ce qu’il avait écrit, et ça lui faisait mal au coeur, à Tessa. « J’ai eu l’impression d’avoir tout foutu en l’air moi-même... à me monter la tête. » parce qu’elle s’était montée la tête, s’il avait besoin de le savoir; à la recherche de quelque-chose avant de s’demander si c’était vraiment là. « C’est moi qui suis désolée. D’être bizarre. » il devait bien s’en rendre compte là maintenant, alors que ses moues étaient contrites, et qu’elle semblait encore nerveuse juste devant lui. « Peut-être que de vive voix, ça aurait été mieux... » faute de mieux, Tessa en ricana vaguement, avant de se mordre la lèvre, « J’aurais pu savoir c’que tu voulais dire, vraiment... savoir si on est sur la même longueur d’ondes... » et oui, elle venait de dire ça, le regard honnête alors qu’elle observait Aodren, le coeur battant plus vite qu’il n’y paraissait, trahie par ses mains moites, son tic incessant de se pincer le coin de la bouche - elle était sérieuse pour cette fois; y’avait pas de churros qui viendrait détourner la conversation en une blague, maintenant. Et elle n’en avait pas envie, Tessa.

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MessageSujet: Re: (aodren), say you'll never leave my dreams Dim 8 Oct - 23:00


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Des histoires d’amour, ça faisait des années qu’il n’en avait plus connues Aodren. Il avait essayé, après son divorce, mais sans doute qu’il avait eu trop peur de vraiment s’engager là-dedans pour aller jusqu’au bout. Il avait connu l’amour, celui qui était censé durer pour toujours, avec un beau mariage, un enfant et tellement de ‘je t’aime’ qu’il avait arrêté de les compter, quand bien même ils avaient toujours eu le même sens, la même force, malgré les années qui avaient pu s’écouler depuis le premier. Il avait été heureux comme ça Aodren, décidé à faire toute sa vie avec la même personne et il aurait voulu d’autres enfants, des petits enfants voire même des arrière-petits-enfants, si la vie lui avait permis de vivre assez longtemps pour ça. Pourtant, il s’était retrouvé célibataire et sans enfant, comme ça du jour au lendemain et le cœur brisé en tellement de morceaux qu’il s’était demandé si vraiment un jour il pourrait reconstruire tout ça. Il avait enchainé échec après échec pendant les trois dernières années, parce qu’il n’avait pas eu assez la volonté de s’engagé peut-être. Il l’avait avec Tessa, quand bien même il n’était plus sûr de vouloir des enfants, des petits-enfants et des arrière-petits-enfants. Mais il voulait que sa relation avec Tessa, elle mène à quelque chose et qu’il puisse lui dire ‘je t’aime’ de vive voix, ou par sms, peu importait, un  nombre incalculable de fois. Est-ce qu’elle voulait ça avec lui, elle aussi ? C’était l’une des nombreuses questions que le trop long silence de la blonde l’avait poussé à se poser. Peut-être qu’elle n’avait pas autant envie que lui de quelque chose de concret, finalement, la discussion à Central Park, elle s’était peut-être arrêtée trop tôt pour qu’ils soient sûrs qu’au-delà des sentiments communs qu’ils avaient l’un pour l’autre, ils attendaient vraiment la même chose de cette relation. Peut-être que pour elle, prendre son temps, ça n’avait pas la même valeur que pour lui et qu’il allait déjà trop vite.

Il ne venait pas de la demander en mariage pourtant, juste de lui révéler ce qu’il avait au fond de son cœur, ce qu’il ressentait pour elle. Il l’avait mal fait, c’était certain, mais le silence qui avait suivit, il avait été difficile à interprété et il l’était toujours depuis qu’elle était entrée dans l’appartement. Ça semblait évident quelle le pouvait pas arriver, avec toutes les réponses à ses questions servies sur un plateau d’argent, comme si elle avait tout bien préparé avant de rentrer à la maison. Elle aurait peut-être eu besoin de se poser un peu, en plus avant qu’il relance le sujet. Dès qu’il avait commencé à prendre la parole, alors il s’était dit qu’il était peut-être en train d’aggraver les choses, de la presser encore plus, alors que ce n’était vraiment pas ce dont il avait envie. Peut-être qu’il aurait dû se taire et attendre qu’elle vienne lui parler de tout ça. Peut-être qu’il allait encore trop vite. Il n’en savait rien, il ne savait vraiment plus comment gérer ce genre de trucs, comme si son divorce l’avait rendu complètement nul en amour, comme si tourner la page et en commencer une autre, ça effaçait vraiment tout ce qui avait pu se passer avant et que c’était comme s’il avait toujours été célibataire, toute sa vie durant, pauvre type qui n’y connaissait rien en amour et qui pourtant, savait très bien que c’était ça qui faisait pulser son cœur contre sa poitrine, dès qu’il ne faisait ne serait-ce que penser à Tessa. « Dix ans plus tard, je suis encore là, alors si t'es bizarre, je dois l'être aussi.» Il aurait pu lui dire qu’elle n’était pas plus bizarre que d’habitude, comme il l’avait déjà fait quand elle s’était excusée pour la même chose après son séjour de l’hôpital. Mais ça faisait dix ans qu’il la connaissait Tessa et ‘bizarre’ n’avait jamais été un qualificatif qu’il lui avait attribué. « Je pense que je peux le redire de vive voix, si tu veux. » Il en était réduit à ça, presque à attendre son accord pour le faire de peur d’avoir encore l’impression d’aller trop vite, de tout foirer, comme c’était le cas depuis qu’il avait envoyé ce message. Il savait qu’il était capable de le redire, parce qu’il le pensait, il le ressentait, alors ce n’était pas compliqué à dire, mais il ne voulait pas le dire si elle n’était pas prête à l’entendre. «  Est-ce qu’on l’est ? » Ça faisait partie des mille et une questions qui étaient venues prendre d’assaut son esprit ces dernières heures. Est-ce qu’ils avançaient à la même vitesse, surtout dans cette relation, ou est-ce qu’elle avait besoin qu’il ralentisse pour lui laisser le temps ? Il pouvait faire ça Aodren, pour elle. S’il lui faisait des déclarations comme ça au bout d’à peine quatre mois, peut-être qu’elle craignait qu’il lui demande sa main pour noël et que ça irait beaucoup trop vite pour elle. Pour lui aussi sans doute, ce n’était pas parce qu’il venait de lui dire qu’il l’aimait qu’il en était déjà à prévoir leur mariage hein. Peut-être qu’il devrait aussi lui préciser ça, si ça pouvait la rassurer. Non, pour le moment, dans les plans qu’il avait en tête pour eux deux, y avait juste l’Italie. Ils n’allaient quand même pas trop vite en besogne non ? Ils n’avaient même pas commencé à en parler de Noël, ou Thanksgiving, de la famille et des potentielles présentations que ça pouvaient soulever. Alors, au milieu de tout ça pour lui, ‘je t’aime’ c’était juste l’ordre logique des choses, les sentiments qui s’accumulaient dans son cœur et qu’il avait besoin de partager avec Tessa, dans le fond, il avait clairement moins peur de lui dire qu’il l’aimait que de se retrouver confronter à ses parents, comme quoi, malgré ce sms, il en était encore à l’idée de départ qu’ils avaient : prendre leur temps.

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MessageSujet: Re: (aodren), say you'll never leave my dreams Lun 9 Oct - 15:44

you said you wanted me as much as i want you
Elle n’savait pas, Tessa, qui pouvait bien avoir peur des mots d’amour, dans la vie. En faisait-elle partie, de ces gens qu’elle jugeait inconnus et lointains au monde auquel elle était habituée? C’était comme si ce sms l’avait ramenée face à ce questionnement qu’elle n’avait jamais trop affronté de près. Quand on y réfléchissait à deux fois, la blonde semblait plus être dans l’action que dans les grandes envolées lyriques. Les poésies bien faites pour déclarer sa flamme ou même les belles chansons lancées le coeur battant à toute allure, c’n’était pas son truc. L’affaire des churros, alors, à Central Park au tout début de leur histoire, en avait bien été la preuve. Peut-être était-ce stressant tout court, de mettre son coeur à vif de la sorte; peut-être l’était-ce encore plus vis à vis d’Aodren. Ça n’avait pas été faute d’être à cent pour cent honnête déjà, dans chaque petite ou grosse preuve d’affection, offerte depuis des semaines, des mois ou même des années. Qu’est-ce que trois petits mots pouvaient changer à tout cela? Elle n’saurait même pas dire ce qu’ils avaient de si spécial, ces mots; pourquoi est-ce qu’ils avaient fait battre son coeur, et commencé à faire bouillonner son intérieur comme si elle fondait sur place, et se liquéfiait comme neige au soleil, sous le coup de sentiments indescriptibles? Elle n’en était pas à son coup d’essai pourtant, la Dyer, pour tout ce qui était question d’amour, de couple, de recherche de l’affection - certains l’auraient même dite assez stupide pour croire et espérer trouver tout cela sur un site de rencontre comme MatchMaker. On pouvait bien le dire, alors, que Tessa était une âme nostalgique et mélancolique, à la recherche de ces déclarations précises, et trop souvent poussée de côté de l’aisance d’un bonheur évident. Ses histoires avaient souvent été compliquées, des prises de tête qui l’avaient faite se remettre en question, ou l’avaient complètement déprimée, comme avait pu en être témoin Aodren, pour toutes les fois où il avait dû la consoler, parce qu’elle n’avait eu personne d’autre pour oser en parler, que son meilleur ami. Tout autant qu’elle connaissait tout du divorce du jeune homme, de son passif avec Gina et des ressentiments qu’il conservait aujourd’hui vis à vis de tout ça, il savait aussi ce qu’elle avait enduré ou apprécié, dans ses romances passées. Il savait même c’qui lui avait littéralement fait prendre la fuite, selon les moments - au moins, ça permettait au brun de savoir qu’elle n’était pas du genre à exagérer, Tessa, à tout vouloir facilement, à exiger de l’amour sous toutes les formes possibles et imaginables. Elle n’était pas une drama-queen qui pouvait faire tourner quelque-chose d’aisé en une vraie prise de tête: pourtant, ils auraient pu tomber de haut aujourd’hui - après des mois en couple plutôt aisés, portés par un bonheur qui avait pris une forme de bulle les coupant du monde, après des vacances et même une terrible maladie les séparant, comme s’ils étaient confrontés à la réalité de leur condition. C’n’était pas ça, le centre de l’histoire; Tessa elle ne rentrait pas à la maison, l’estomac noué, par l’assurance qu’ils devaient tout arrêter avec Aodren, parce qu’il mettait clairement la charrue avant les boeufs.

Sûrement, ouais, sûrement que comme toute fille qui recevait cette bombe par sms, la blonde avait stressé au tout début, elle s’était inquiétée, ses prunelles accrochées à son téléphone comme s’il allait exploser entre ses mains, d’une seconde à l’autre. De telles impressions lui avaient fait écrire à elle aussi, n’importe quoi dans le sms suivant; ça s’était enchainé de là. De son côté à elle, la Dyer aurait eu envie d’écrire mille versions différentes du message de réponse qu’elle avait envoyé: elle avait été loin d’avoir donné la réponse idéale, celle qui pouvait battre dans son coeur là où la peur s’envolait. C’était comme un saut à l’élastique - un autre saut à l’élastique, qui encore une fois, lui paraissait plus crucial, plus important, plus fou encore que toutes les étapes de sa vie qu’elle avait connues par le passé, parce que c’était au sujet d’Aodren et elle. Je t’aime, entre eux deux, ç’avait eu une signification spéciale pendant bien longtemps, ç’avait été leur amitié, tout comme chaque geste d’affection autrefois avait aussi été synonyme de la sympathie tout à fait platonique qu’ils avaient développée, l’un à l’égard de l’autre. Maintenant, les câlins, les bisous, les moments passés dans les bras l’un de l’autre, ils avaient une toute autre saveur, un tout autre but, une nouvelle dimension Tessa avait eu peur d’voir tourner en vinaigre vite, trop vite sous leurs nez, parce qu’ils auraient été incapables de savoir comment faire. Le truc, c’était qu’ils s’en sortaient bien; mieux que bien. Tous les jours, elle était de plus en plus heureuse de rentrer à ses côtés, elle n’comptait pas le temps avec lui, elle n’comptait pas les moments complices: le bonheur avec Aodren n’avait pas changé - il avait mué en autre chose, en quelque-chose de plus; mais il était toujours le même, entre eux deux, Tessa Dyer et Aodren Adkins qui s’étaient rencontrés à une fête d’étudiants, et n’étaient certainement plus des étudiants désormais. Non, ils étaient des jeunes adultes, qui vivaient sous le même toit, qui avaient des attentes et des espoirs d’adultes; deux personnes en couple, entre lesquels venaient de se poser des mots bien lourds de sens. Ils n’avaient rien de négatif ou de douloureux, même dans la tête de la blonde, ils n’annonçaient pas un futur bien noir où tout serait ruiné pour quelque raison que ce soit. Mais ils n’étaient pas anodins non plus; du genre à faire frissonner encore plus la jeune femme sous les contacts de son meilleur ami, à charger son regard de lueurs qui n’avaient pas été là avant - le doute qu’il revienne en arrière, l’excitation apeurée de ce qui pourrait s’enchainer après tout ça. « Tu sais c’que j’voulais dire... Arrête de sous-entendre que j’suis tout le temps bizarre, c’est déjà la deuxième fois que tu m’fais un truc comme ça. » qu’elle rit vaguement, juste à la commissure de sa bouche, bien contente que l’Adkins lui attire encore des réactions pareilles, même dans un tel moment; ils se regardaient dans le blanc des yeux, avec vérité, et Tessa se sentait comme sondée de la tête aux pieds, par un regard qui la connaissait terriblement bien. S’il osait vraiment décrypter ce qu’elle n’avait pas encore dit, peut-être aurait-il déjà saisi les réponses aux questions qu’il lançait, là maintenant. Peut-être avait-il besoin de l’entendre clairement, quand il avait déjà fait un pas en avant. Les pas en avant, c’était important; Tessa se le rappela, repliée dans un silence qui dura de longues secondes. « Peut-être qu’on l’est... » c’est tout ce qu’elle put dire, d’une petite voix, mi-gênée, mi-excitée à cette possibilité. « J’crois que tu m’rends complètement stupide, dans c’genre de situation. Surtout quand tu fais ça sans prévenir. » elle rit, encore une fois, se rappelant du parc, se rappelant de ce sms et de l’effet que ç’avait fait; c’était comme si tout le monde avait su avec elle, que tout le monde avait espéré qu’elle réponde quelque-chose, mais qu’elle s’était plantée. Parce que ça l’avait rendue vraiment stupide, ouais, ces trois mots, sans qu’elle n’explique pourquoi - autrement que par le fait qu’ils lui avaient fait de l’effet, pas de désir, pas d’un point de vue sexuel, plus profond que ça. Il allait devoir retenir ça, le brun, pas qu’il la demande en mariage dans un flash-mob au milieu du centre-ville, il en serait déçu, comme il avait probablement été déçu, là. « J’veux pas... avoir fait n’importe quoi, de mon côté non plus... » admit-elle aussi, parce que si Aodren avait été préoccupé par sa réaction à elle, elle avait été préoccupée par sa réaction à lui; Venise, c’était bien beau, mais les mots d’Aodren, s’ils devaient être vrais, honnête, s’il devait les lui redire maintenant, ça lui ferait tout oublier, sans doute.

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MessageSujet: Re: (aodren), say you'll never leave my dreams Lun 9 Oct - 18:09


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Il n’y avait pas réfléchi, au sms qu’il avait envoyé à Tessa, ce n’était pas comme s’il était resté des heures à fixer son écran de téléphone en se demandant s’il devait ou non l’envoyer comme ça. Si ça avait dû être le cas, il avait comme même envie de se considérer comme pas assez con pour ne pas avoir envoyé ça. Il n’avait pas prévu que la première fois qu’il dirait ‘je t’aime’ à Tessa, ce serait dans un message, se glissant au beau milieu d’une conversation dans laquelle ils avaient été en train de plaisanter. Il ne pensait pas non plus qu’il aurait fait les choses en grand en l’emmenant dans le restaurant le plus romantique de la ville ou avec des pétales de roses, le champagne et tout ce qui allait avec. Il aurait voulu quelque chose de plus naturel que ça, bien évidemment. Pour le coup, on ne faisait probablement pas plus naturel que le sms, justement. Pourtant, il aurait quand même voulu faire mieux que ça. Il y avait bien un juste milieu entre le truc qui tombait comme ça au beau milieu d’une conversation par message et le plan construit au millimètre près. Il l’avait regretté son message après l’avoir envoyé, il s’était énervé contre son téléphone et contre lui-même. Il avait bien eu envie d’envoyer quelque chose d’autre à Tessa, comme s’il avait besoin de se justifier ou quelque chose dans le genre, mais il n’avait rien trouvé de franchement intelligent à raconter, alors finalement, il avait juste attendu. Mais il avait attendu quoi ? Il n’en savait rien du tout, probablement quelque chose d’autre qu’un long silence et un changement de sujet, puisque cette réponse l’avait quand même pas mal angoissé. Il aurait voulu pouvoir être dans la tête de la blonde à ce moment là, pour savoir tout ce qui pouvait s’y passer, parce qu’il avait été vraiment paumé.

Au moins, elle n’était pas rentrée énervée ou elle n’avait pas laissé trainer indéfiniment le temps pour ne pas avoir à se retrouver en face de lui. Il y avait presque songé lui, à un moment, de ne pas rentrer tout de suite, de bien prendre son temps, comme s’il avait eu trop honte et trop peur à la fois pour oser affronter le regard de la blonde. Il avait quand même fini par se dire que ce serait agir de façon encore plus conne, alors il était rentré, mais il avait quand même sauté sous la douche en se disant qu’il y serait peut-être encore au moment où Tessa rentrerait. Ça avait été une longue douche pour le coup, il n’était pourtant pas un adepte des douches qui s’éternisaient, à part quand Tessa les prenait avec lui, mais là, il y était resté un moment quand même. Ça avait été complètement ridicule. Pourtant Tessa avait agit à peu près de la même façon, à passer de longues minutes au dessus du lavabo en train de se laver les mains. Au moins, ils pouvaient vraiment se rassurer là-dessus, en se disant qu’ils avaient tous les deux la même façon idiote de se comporter quand ils étaient stressés. Alors, il n’avait pas franchement tort de dire qu’ils étaient, tous les deux bizarre. « J’y peux rien, c’est toi qui arrête pas de dire en première que tu es bizarre. » Il n’avait rien dit lui, ni aujourd’hui, ni l’autre fois quand il était rentré de l’hôpital. Il l’aimait Tessa, c’était ce qu’il lui avait dit dans son message et il pourrait même ajouter, qu’il l’aimait comme elle était, même dans les moments où elle se comportait soi-disant bizarrement. Peut-être qu’ils étaient sur la même longueur d’onde, qu’elle disait Tessa, une idée qui le fit sourire, avant qu’il ne se mette à rire à la suite de ses propos. « Désolé, c’était pas vraiment prémédité. Faut que je te prévienne du coup à chaque fois que je pourrais avoir envie de te dire ça ? » A chaque fois, ouais, parce qu’il avait bien l’intention de le dire plusieurs fois, aussi souvent que possible même, si elle ne réagissait pas ‘bizarrement’ à chaque fois qu’il prononçait ces quelques mots. « Non, t’en fais pas. » Il haussa les épaules, ouais, il avait été particulièrement angoissé, mais ça allait mieux maintenant, alors y avait rien qui était complètement foiré, à première vue. Il remonta sa main jusqu’à sa joue, sans la lâcher du regard. « Je t’aime toujours. » Clairement, ça n’avait pas changé en quelques minutes ça, c’était comme ça, ancré dans son cœur et il n’avait certainement pas envie que ça parte. L’avantage de le dire en vrai, c’est que contrairement à ce message débile, là, il pu l’embrasser pour conclure ses propos. Il trouvait ça mieux comme ça lui et il espérait que c’était aussi le cas de la blonde, pourtant, cette fois encore il n’avait pas prévenue, enfin, maintenant qu’ils étaient là à en parler depuis quelques minutes, il se disait qu’elle avait bien dû le voir venir et puis, comme il l’avait déjà dit dans son message, c’était peut-être un peu moins surprenant.

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Took your heart, took your hand, Promise you all that I have Hoping that you understand I'm far from a perfect man. 'Cause honey it's been a hard year It seemed like we're going nowhere. In our darkest hour, in the dead of the night I'll make it up to you. Your hands in mine I'll make it up to you.
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(aodren), say you'll never leave my dreams

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