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(aodren), homesick

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MessageSujet: Re: (aodren), homesick Sam 7 Oct - 22:20

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Tessa, elle ne voulait pas quantifier les peines - qualifier celles-ci, au plus fort, au plus endurant face à la douleur, des nerfs ou dans le corps. Après tout, beaucoup seraient les premiers à juger que la blonde elle-même, n’avait pas grand-chose d’une guerrière de la vie: on dirait qu’elle avait eu une existence facile, qu’elle avait nagé dans l’aisance et dans le bonheur pendant des années et des années. Qu’aujourd’hui encore, elle était cette petite fille privilégiée à qui ses parents payaient tout: ouais, ils n’avaient pas envie qu’elle finisse à la rue, ils n’étaient pas prêts à accepter le fait d’abandonner leur fille unique dans un monde hostile et grand. Était-ce un crime? Était-ce sa faute à elle? Heureusement, toute jeune qu’elle était, elle ne prétendait pas être la fille qui souffrait le plus dès qu’elle se cognait le doigt de pied contre un meuble - quand bien même c’était bien douloureux. Mais quoiqu’il en soit, elle balancerait un poing bien méchant dans la tronche de n’importe qui, qui prétendrait qu’Aodren n’avait pas souffert. C’était compliqué, toute histoire qui tournait et tournait en rond sur des malheurs qu’il avait bien voulu partager avec elle, au bout d’un moment: ils avaient eu besoin de longues années à apprendre à se connaître, et quand Tessa avait, elle, eu beaucoup de facilités à parler de sa famille, elle avait bien remarqué que sa famille d’origine, était un sujet qui ne tentait pas tout particulièrement le jeune homme. Ils avaient dû apprendre à se connaître, à s’apprivoiser et s’apprécier, avant que le brun ne lui livre ces peines qu’elle n’avait jamais connues, et qu’elle ne pouvait même pas essayer de comprendre - elle n’avait jamais vu le cadavre de sa mère suicidée, elle n’avait jamais été abandonnée par son père. Et elle n’avait certainement jamais rien connu du système: les adoptions, les foyers qui ne pensaient qu’à l’argent, les manipulateurs, les menteurs, la solitude. Mine de rien, peut-être que quelqu’un comme Aodren avait eu besoin de rencontrer une Tessa; avec son innocence, sa naïveté, sa sympathie aisée, la Dyer avait bien dû changer l’humeur générale du monde autour du brun. Heureusement, elle n’en était pas à croire être la seule bonne personne dans l’existence d’Aodren - mais s’il était là, dans sa vie dix ans après l’avoir rencontrée, s’il avait décidé de vivre avec elle; s’ils étaient en couple comme ça, aujourd’hui, c’était bien parce qu’elle avait été quelque-chose de bien, plaisant et rassurant, pour lui, hein? Tessa, elle, même malgré son passé à Aodren, même malgré ce qu’il avait vécu et ce qui demeurait dans sa tête en souvenirs, elle savait pourquoi il était si important pour elle. Pourquoi elle voulait tant qu’il soit là, à ses côtés, pour aussi longtemps que ce soit possible: l’appendicite, aussi anodine avait-elle été, ça l’avait effrayée. Elle avait eu peur comme une fille qui n’y connaissait rien aurait eu peur, probablement; à s’faire des idées impossibles, à voir le drame plus gros qu’il ne l’était, et à poser des questions stupides aux médecins. Quand ils étaient arrivés aux urgences tous les deux, Tessa avait probablement eu l’allure de l’hystérique qui s’agitait dans tous les sens, le pouls à mille à l’heure, et l’esprit trop électrique pour qu’elle puisse faire quoique ce soit de constructif ou de véritablement utile. Pauvre Aodren, il s’était coltiné une petite-amie de c’genre, alors même qu’il avait été tordu par la douleur: elle pouvait au moins quantifier le courage alors, Tessa, assez pour dire qu’il avait été bien tenace, d’subir ses propres peines, et celles silencieuses de la folle-dingue qui avait été à ses côtés.

Maintenant qu’ils étaient à la maison, elle était bien plus sereine, non? Ce n’était sûrement pas un réel exploit, compte-tenu de son état, à chaque fois qu’elle avait dû passer dans les couloirs de l’hôpital, jusqu’à la chambre du jeune homme. Ça ne l’avait pas fuir, heureusement, il avait bien voulu rentrer avec elle, et au vu des baisers aisés qu’ils s’échangeaient depuis qu’ils s’étaient retrouvés, à constater la fréquence de leurs sms qui n’avait jamais diminué, ils étaient toujours en couple. Toujours à l’aise, toujours bien - non? Il lui faisait des promesses jusqu’à l’hiver prochain, et peut-être plus loin encore: presque des projets qu’elle n’avait jamais eus depuis bien longtemps, quand elle avait été en couple. Tessa n’avait aucune envie de discuter, aucun doute venant la rattraper, portée par les sentiments aisés qui dansaient dans ses entrailles, sous les touchés d’Aodren, la sensation de sa présence tout contre elle, alors que déjà, si vite, si harmonieusement, la distance entre leurs corps diminuait inexorablement. S’arrêter fut difficile; encaisser le grognement du jeune homme et l’évidente déception qu’il exprima quand elle se forçat à la retenue, fut difficile également. Silencieuse, la blonde se contenta d’un pincement de lèvres, mi-culpabilisée, mi-tout-l’inverse; si les médecins avaient conseillé au jeune homme de ne pas faire d’exercices trop intenses, ceux-ci incluant même le sexe, elle n’avait pas envie de contourner ces instructions, au point de faire courir des risques à Aodren. Ouais, elle en était encore à imaginer des choses folles comme ça - peut-être que c’était ‘physiquement impossible’ que les points de suture du brun sautent à cause de leurs mouvements imprudents et passionnés, mais toute petite-amie attentionnée qu’elle était, Tessa n’avait pas envie de s’y frotter. Elle avait envie d’être avec lui, sans arrière-pensée, sans préoccupation cruelle et pressante, sans mauvaise nouvelle. Oui, elle n’avait plus envie de le voir aller à l’hôpital pour quelque raison que ce soit; elle n’gérait pas bien le stress, la Dyer, surtout quand ça concernait Aodren, que ça les laissait séparés pendant si longtemps, par tant de doutes. Elle était la première à râler en blaguant, hein, mais quand c’était concret et sérieux, Tessa était l’extrême prudence incarnée, quitte en être ridicule. « Désolée… » marmonna-t-elle, les lèvres froncées dans une moue alors qu’elle se rendait compte du ridicule de cette situation - elle n’aimait pas la frustration qui voletait dans l’air, elle n’aimait pas être face à Aodren, le coeur serré, les entrailles nouées, la gorge bloquée comme si ‘ça n’allait pas’ malgré ce qu’il disait, et comme s’il y avait de vraies raisons de ‘s’inquiéter’, malgré ce qu’il disait également. « Tu sais que c’est toi qui vas avoir mal, hein?... » qu’elle insista, tentant un sourire au p’tit coin de ses lèvres, osant au moins relever le regard vers lui, pour mieux passer une de ses mains sur son flanc, là où elle savait très bien qu’il y avait un pansement et une vilaine cicatrice, pas si loin. Ouais, c’n’était pas qu’une question d’hémorragie de folie et de blessures plus graves, c’était aussi une histoire de confort, de douleur, de toutes ces choses qui ne devraient absolument pas être liées au sexe, entre eux deux ou en règle générale. Évidemment. « Qu’est-c’que tu dis, toi? » c’était sérieux pour une fois, comme ils avaient pu parler du lit à Central Park; malgré son sourire, ses yeux étincelant d’un bonheur toujours évident, à avoir retrouvé Aodren, enfin, Tessa s’disait qu’ils devaient vraiment parler, ils n’en étaient jamais à court d’idée, non?

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MessageSujet: Re: (aodren), homesick Sam 7 Oct - 23:46


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Aodren, il n’avait pas pensé qu’il allait tomber malade comme ça. Lui, il se contentait se faire sa vie sans trop de poser de question, alors même quand l’hiver arrivait, il n’était pas du genre à se dire qu’il fallait bien qu’il se couvre s’il ne voulait pas tomber malade. Il n’était vraiment pas parano, certainement pas hypocondriaque et souvent il avait tendance à se dire que ça allait passer plutôt que d’aller voir le médecin. Il n’était pas franchement très à cheval sur sa santé Aodren. Il l’était beaucoup plus avec celle des autres. Il l’avait été avec ses sœurs quand il avait été plus jeune, du genre à s’inquiéter pour elles pour un rien. Il l’avait été avec son épouse, évidemment, plus à même de passer des coups de téléphone chez le médecin pour elle, plutôt que pour lui. Ça avait été pareil pour son fils, peut-être qu’il avait été pire encore avec lui, du genre à se précipité vers lui à la première petite chute, pour une égratignure de rien du tout en en faisant presque un drame. Mais ça avait été son fils, alors c’était évident qu’il s’était souvent, si facilement inquiété pour lui. Sa propre santé avait toujours eue moins d’importance et sans doute que s’il était arrivé quelque chose à Tessa, il aurait été plus nerveux que pour ce qui lui était arrivé à lui. C’était plus évident chez lui, de s’inquiéter pour les autres plutôt que pour lui-même. Heureusement qu’il avait Tessa alors, parce qu’elle elle s’était inquiété bien plus que lui ne l’avait fait et qu’elle avait insisté pour le conduire à l’hôpital. Elle avait eu raison Tessa. Ils auraient eu l’air idiot s’ils étaient arrivés à l’hôpital pour qu’on leur dire que ce n’était qu’une gastro, mais dans le fond, y avait quand même un moment où il s’était dit que ça ne pouvait pas être ça. Au final il pouvait la remercier Tessa, parce qu’il serait peut-être encore en train de souffrir, ou pire encore, si elle n’avait pas été là.

Pour le coup, il ne pouvait pas dire qu’elle s’était inquiétée pour rien et qu’elle avait fait tout un drame d’une histoire qui n’en valait pas la peine. Elle avait bien fait de le forcer à aller à l’hôpital, quand bien même il n’avait clairement pas apprécié son séjour là-bas. Ça avait quelque chose de rassurant dans le fond, de savoir qu’il avait quelqu’un pour veiller sur lui. Ça ne venait sans doute pas de leur couple ça, il était certain qu’elle aurait agit de la même manière s’ils n’avaient été encore que des amis. Mais même s’il n’était pas particulièrement content d’avoir poussé Tessa à s’inquiéter pour lui, il devait bien admettre que savoir qu’y avait quelqu’un pour se préoccuper de son sort, c’était un soulagement, c’était rassurant. Tessa, elle devait bien savoir que c’était réciproque, il veillait sur elle, il voulait la protéger de tout et n’importe quoi, alors il s’engageait, évidemment à la réchauffer tout l’hiver et plus longtemps encore. S’il voulait la protéger, il voulait aussi éviter qu’elle s’inquiète pour un rien, alors évidemment, même s’il était déçu qu’elle ait arrêté ses baisers, il n’avait pas l’intention d’en faire tout un drame, comme le type qui ne pensait qu’à l’aspect physique de leur relation, un aspect qui lui avait quand même bien manqué pendant ces quelques jours. Les médecins avaient dit, pas d’exercice physique pendant les prochaines semaines, et ce n’était pas entré dans l’oreille d’une sourde, évidemment. Il ne serait pas surpris de découvrir qu’elle avait tout noté quelque part, de ce qu’ils avaient dit, les médecins, là où lui de toute évidence, il était prêt à en oublier la moitié. « C’est pas grave. » Il continuait de caresser sa joue, doucement, tendrement, de façon rassurante. « Pour l’instant, j’ai pas mal. » Fallait bien qu’elle sache ça au moins, il n’avait pas mal, dans l’immédiat. Tout allait bien, peut-être parce qu’il ne faisait pas d’efforts particuliers, peut-être que s’il ne faisait que se lever, il se rendrait compte que tout ça était en effet une mauvaise idée. « J’en dis que j’ai pas envie de faire quoi que ce soit pour t’inquiéter. » Même si l’appendicite, n’était pas volontaire, malgré ce qu’ils avaient pu en dire quelques minutes plus tôt, il l’avait déjà poussée à s’inquiéter pendant assez longtemps comme ça. Il ne savait pas si le sexe risquait de rouvrir la plaie ou non, mais peut-être que c’était mieux, dans le doute, c’était peut-être mieux de rester sage. « Je suis fatigué en plus. » Qu’il rajouta, comme si ça pouvait tout régler. Il était fatigué, c’était vrai, alors au moins, Tessa, elle n’avait pas besoin de s’excuser comme elle l’avait fait un peu plus tôt. Il ne voulait pas non plus qu’elle s’excuse pour ça, après tout, elle n’y était pour rien, alors ils pouvaient toujours remettre ça sur le dos de sa fatigue, c’était très bien comme ça. Il venait juste de rentrer chez eux, alors Tessa, elle avait raison, encore une fois, c’était lui qui aurait mal, lui qui pourrait se retrouver à l’hôpital et il n’en avait pas du tout envie. Il était clairement mieux là, en compagnie de Tessa et il n’avait certainement pas l’intention de gâcher ça.

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MessageSujet: Re: (aodren), homesick Dim 5 Nov - 4:29

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En règle générale, fallait bien savoir que Tessa, elle n’aimait pas s’inquiéter. C’n’était pas dans sa nature, d’être adulte et responsable comme ça, de tourner en rond sur des stress à même de complètement prendre possession de son existence. Oui, elle était une adepte de la vie facile, qu’on appréciait comme elle venait, sans se prendre trop la tête – le reste, le compliqué, le concret, ça lui faisait facilement peur – à vingt-sept ans encore, elle n’était pas l’exemple-même de l’adulte la plus responsable et indépendante qui soit. Souvent, ses parents étaient à un coup de fil de lui donner un coup de main, peu importaient ses besoins ; une impression toujours rassurante, à laquelle elle tenait, mine de rien. Assez pour n’savoir que trop bien ce que ces mêmes parents n’accepteraient pas d’elle, et ce qui pourrait tout compliquer dans leur relation. Fort heureusement, elle n’pensait pas, Tessa, qu’être en couple avec Aodren serait mal vu par ses parents : qu’auraient-ils à lui reprocher, d’toute manière, hein ? Evidemment pour la blonde, son petit-ami n’avait pas le moindre défaut – déjà avant, tout meilleur ami qu’il avait été dans son quotidien, il avait été parfait. Bien plus parfait que d’autres ex sur lesquels elle avait pu tourner la page : présent, attentif, doux, empathique, à l’écoute – souvent, elle avait dû la lui balancer, cette phrase typique du ‘qu’est-c’que j’ai fait pour te mériter ?!’ ; probablement l’expression toute faite des gens qui prenaient pour acquises les autres personnes dans leurs vies. Pendant ces trois jours, la Dyer s’en était bien rendue compte : d’une certaine façon, oui, elle aussi, elle avait pris Aodren pour une garantie à son existence, pour toujours. Amis ou en couple, ça n’avait rien changé : ils avaient connu tellement de soirées à se parler, à être ensemble, à avoir besoin de l’un ou de l’autre que l’absence du jeune homme s’était faite ressentir comme une douleur pire que la maladie. Pire que les peines de cœur qu’on pouvait éprouver quand on s’faisait larguer, pour une raison ou une autre. Elle n’avait pas aimé ces trois jours, Tessa, sans l’ombre d’un doute : si elle pouvait choisir une solution miracle, ce serait de les oublier, d’les enterrer dans un coin de leur tête déjà, et faire comme si de rien n’était. Que la cicatrice du brun n’existe pas, que les futurs rendez-vous médicaux ne soient pas nécessaires : n’était-ce pas l’exemple typique d’une personne comme elle, qui fuyait toutes ces responsabilités et ces choses bien réelles ? Pourtant, elle pouvait au moins se targuer d’avoir été une petite-amie irréprochable pendant ces trois derniers jours. Voire pot-de-colle ; son compteur de sms avait explosé en ces petites soixante-douze heures, et elle avait été l’exemple parfait de la fille trop tactile, à chaque fois qu’elle avait pu aller voir Aodren jusque dans sa chambre d’hôpital. Clairement pas c’qu’elle jugerait, elle, comme des défauts : aussitôt qu’elle s’était retrouvée dans cet appartement si vide sans lui, elle avait tout de suite regretté de n’pas avoir pu rester plus longtemps. Si on lui en avait laissé l’option, évidemment qu’elle aurait monté une tente dans la chambre du jeune homme, ou dans le couloir, juste pour n’pas avoir à rentrer pour ne retrouver que la solitude. Ou pour n’pas s’éloigner de lui tout court.

L’inquiétude n’avait pas aidé ; mais juste comme ça, Tessa s’était découverte avec une terrible capacité à psychoter pour un oui ou pour un non. Heureusement que tout ça n’avait pas été pour rien, sans quoi, tout ce qui aurait pu être retenu d’cette histoire, c’était au combien elle pouvait être obsessionnelle et tenace, dès qu’une situation la stressait. Peut-être alors, qu’y’avait qu’elle pour se monter la tête sur des histoires de sexe après un si court passage à l’hôpital, pour rien d’autre qu’une intervention très banale que les médecins accomplissaient à tour de bras dans une journée. Elle en était là, pourtant, Tessa, hissée sur les genoux d’Aodren, déchirée entre ses propres désirs égoïstes, les craintes qui continuaient de tourner en elle, si justifiées et si justifiables, et l’impression que-… l’impression que ses hésitations étaient presque un problème. Sans doute qu’Aodren n’demandait qu’à se vider l’esprit. Et elle espérait bien, hein, lui avoir manqué tout autant qu’il lui avait manqué à elle. Mais elle était là, le regard fuyard, presque honteux, à devoir s’armer de courage pour le lever vers le jeune homme, et l’observer alors que, par habitude, par besoin, par envie, elle se retrouvait à légèrement pencher la tête sous le contact de sa paume. Il savait bien la rassurer, au moins un peu, assez pour la faire tendrement sourire. « Je sens le besoin d’te dire que c’est très frustrant, pour moi aussi... » elle plaisanta au moins pour se donner une petite contenance, ricanant à l’adresse d’Aodren tandis que dans ses yeux, brillait enfin les lueurs d’une taquinerie bien honnête. « Que c’est probablement la décision la plus adulte et responsable que j’ai prise. Au moins cette année. » voilà qu’elle s’enfonçait, se penchant jusqu’à pouvoir coller son visage contre l’épaule de son petit-ami, en riant pour elle-même. « Moi j’veux surtout pas que le sexe devienne source mauvais souvenirs entre nous… » et malgré l’allure toujours aussi gênée dans sa voix, c’était bien ça, la réalité ; celle qui lui fit pincer les lèvres alors qu’elle observait à nouveau le jeune homme, collant une de ses mains à elle sur son torse. « Je veux que tu aies que des bons souvenirs de moi... » cette fois-ci au moins, elle s’octroya le droit d’être plus joueuse arquant un sourcil alors que leurs prunelles se croisaient à nouveau, flirtant ensemble. « Pour que tu fasses de beaux rêves, si t’es fatigué. » la voilà à avoir un rictus séducteur au coin de la bouche, quand elle se pencha pour venir l’embrasser tendrement. « Peut-être que t’as besoin de te reposer, alors… si t’es fatigué… » ce fut à son tour à elle, de venir caresser sa joue, du bout de ses doigts dessinant le tracé de la mâchoire d’Aodren, alors qu’elle l’observait ; elle pouvait bien comprendre qu’il soit fatigué, et ça ramenait déjà la petite-amie préoccupée en ligne de front, attentive et douce, laissant ses caresses glisser jusque dans ses cheveux noirs. Elle n’avait pas bougé des genoux de l’Adkins, quoiqu’ils aient dit jusque-là – elle n’en avait pas envie, maintenant, malgré tout.

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MessageSujet: Re: (aodren), homesick Dim 5 Nov - 17:14


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Heureusement, il ne tombait pas malade bien souvent Aodren, elle n’avait pas dû souvent le voir, Tessa, avachi dans son lit, incapable de se lever à cause de la fièvre, depuis qu’ils vivaient ensemble. Il avait, en principe, même une forte résistance à la fièvre, il lui était déjà arrivé d’aller bosser en étant malade et de s’en sortir pas trop mal. C’était peut-être pour ça que Tessa, elle s’était vite inquiétée quand il avait commencé à se plaindre de douleurs au ventre, parce que ce n’était pas dans ses habitudes de se plaindre pour ça. Il avait bien essayé de prendre sur lui en disant que ce n’était pas bien grave et que allait finir par passer, comme il le faisait d’habitude quand il avait un peu mal quelque part, mais ce n’était pas passé. Au contraire, ça n’avait fait que s’aggraver, encore et encore. Il avait eu de la fièvre, il s’était retrouvé à gerber dans les chiottes, rien de bien glamour en somme. C’était fini maintenant et il en était bien content. Au moins, Tessa ne s’était pas inquiéter pour rien. Ils avaient été séparés pendant trois jours et ça franchement, ça n’avait pas été facile. Mais, au moins, il allait mieux maintenant. Heureusement qu’il n’avait pas passé les trois derniers jours à se contenter de dire que ça allait aller, parce qu’il serait probablement dans un état bien plus grave à présent. Maintenant qu’il était guéri, il avait le droit à une courte période de convalescence avant de pouvoir reprendre sa vie comme s’il ne s’était jamais rien passé. Il pouvait même prévoir de passer sa soirée d’halloween, à la fin du mois, à mater des films d’horreur en bouffant les bonbons, logiquement prévus pour les gosses de l’immeubles qui pourraient venir sonner à la porte, sans qu’on n’ait le moindre commentaire à faire là-dessus. Au pire, ce serait des carries dont il devrait se méfier plus que d’un problème au ventre.

Fallait quand même se mettre en tête que dans les conseils du médecin, il n’était pas question de reprendre la moindre activité physique avant deux semaines et dans le lot, y avait apparemment le sexe qui était compris. Ça par contre, il semblait déjà que ça allait s’annoncer difficile. Maintenant qu’il était là avec sa petite-amie, dont il avait été privé pendant trois jours, il avait plein de désirs qui remontaient à la surface et être rappelé à l’ordre à cause de cette cicatrice, c’était quand même assez frustrant. Il avait envie de rattraper le temps perdu lui, mais fallait croire que ce n’était pas au gout du jour. Tant pis, qu’il se disait malgré tout, l’important, s’était de bien se rétablir et de surtout, ne pas donner de raison supplémentaire à Tessa pour qu’elle s’inquiète pour lui. La pauvre, elle avait sans doute déjà assez donné l’autre soir, avant qu’elle ne craque et décide de l’emmener à l’hôpital quoi qu’il puisse en dire, ou pendant ces trois derniers jours, alors il lui devait bien de rester un peu tranquille pour qu’elle n’ait pas de souci à se faire pour lui. Au moins, il n’était pas le seul à en être frustré. « Hm, ça me frustre encore plus de te savoir frustrée. » Il esquissa quand même un sourire, même si ça avait quand même une part de vrai ce qu’il disait. Il aimait lui faire plaisir, à Tessa, dans tous les sens du terme et évidemment, il n’aimait pas la savoir frustrée. « Carrément ? Je suis fier de toi alors. » Il était sûr qu’elle avait pris d’autres décisions bien plus responsables au cours de l’année que celle de renoncer à une partie de jambes en l’air avec lui, pour s’assurer que ça n’aggrave pas sa blessure. « Je suis plutôt d’accord. Mais je suis sûr que ce serait toi qui aurais des mauvais souvenirs de moi, là. » Il ne pouvait pas prétendre être un dieu du sexe ou quelque chose dans ce genre là, mais c’était comme beaucoup d’activité, quand on était fatigué c’était difficile de donner le meilleur. Il était fatigué, ça il ne pouvait pas le nier. Dormir à l’hôpital, ce n’était pas top et finalement être assommé par les médicaments, ce n’était pas si reposant que ça. « Mes rêves sont toujours beaux quand t’es dedans. Un peu coquins des fois. » Il lâcha un léger rire, ça lui était déjà arrivé les rêves ‘un peu coquins’ avec Tessa dedans, même avant qu’ils soient en couple, quand il n’avait eu de toute évidence que ses rêves pour fantasmer sur Tessa. « J’sais pas, j’ai pas envie de bouger de là. » Il n’avait pas envie de la lâcher, surtout, il était enfin avec elle alors il voulait pouvoir en profiter, même si c’était juste pour dormir avec elle, peut-être bien qu’il finirait par s’endormir sur ce canapé alors, pauvre Tessa alors, elle serait obligée de faire la sieste avec lui, parce qu’il n’avait, vraiment pas l’intention de se séparer d’elle, il était vraiment trop bien là, avec la jeune femme dans ses bras, à pouvoir vraiment la serrer contre lui, sans que personne ne finisse par venir leur dire qu’il était tant qu’elle parte.

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(aodren), homesick

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